‹ Traite clinique des maladies du systeme nerveuxChapitre 49 sur 184 · SYPHILIS DU CERVEAU · texte numérisé non relu

SYPHILIS DU CERVEAU

giiérison. Mais quand on examine avec soin, on découvre un reste de faiblesse dans les mouvements, des changements dans le caractère, Ile légers troubles de la parole, etc.; le malade reste sous la menace de nouveaux paroxysmes, avec tous leurs dangers. La récidive peut se taire, avec des symptômes apoplectiques et inllammatoires, même après que les symptômes cérébraux avaient disparu depuis plusieurs années ; les malades succombent ordinairement à la cachexie, ou à l'extension des désordres diathésiques. Si donc on s'en rapporte à ce qui précède, le pronostic de la syphilis cérébrale doit être considéré comme très-douteux.

l'raitement.

De tout ce que nous avons dit, il ressort qu'on doit avant tout diriger le traitement contre la nature syphilitique de raff'oction cérébrale. Dès qu'on a des raisons pour admettre la nature spécifique des symptômes cérébraux d'irritation ou de dépression, il faut sans retard instituer un traitement antisyphilitique méthodique, réglé sur l'état des forces du malade. Si l'on résume les résultats de la thérapeutique, on voit que la plupart des observateurs se prononcent pour l'usage externe et interne du mercure, de préférence aux préparations iodées ; et que le traitement spécifique a souvent des effets véritablement surprenants. Pour rassurer les esprits timorés, qui ne voient dans les symptômes tertiaires que les suites regrettables de l'hydrargyrisme, il convient de remarquer que des symptômes évidents de syphilis cérébrale s'observent chez des malades qui n'ont jamais pris de mercure.

Chez les convalescents qui ont souffert dans leur nutrition et dans leur caractère, par le fait de la maladie et d'un traitement antisyphilitique prolongé, on obtient de très-bons effets d'un traitement hydrothérapique prudent (frictions humides, enveloppements mouillés Jusqu'au retour de la chaleur, suivis de demi-bains à une température de plus en plus basse). J'ai publié à ce sujet, dans un journal de Vienne (Rundschau, Aprilhdft, 1806), un cas de guérison où aucune récidive n'est survenue depuis huit ans. Contre les paralysies qui peuvent persister encore, on se trouvera bien de l'électricité.

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