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MALADIES DES MEM^SGES SPINALES

une réplétion sanguine exagérée et du cerveau et de la moelle. Les communications de l'artère basilaire, de la vertébrale, et des artères spinales antérieures et postérieures auxquelles elles donnent naissance, favorisent la diffusion do Thypérémie dans les territoires correspondants du cerveau et de la moelle. Dans les troubles de la respiration et de la circulation (affections organiques des poumons et du cœur), surtout dans les maladies et les dégénérations des viscères abdominaux, dans les stases du système porte, ce sont surtout les plexus veineux lombaires qui se congestionnent; leur dilatation variqueuse, et le gonflement et le ramollissement consécutifs du tissu de la moelle peuvent s'accompagner d'hypérémie chronique.

L'hypérémie de la moelle reconnaît souvent pour causes les excès sexuels et V onanisme, qui entretiennent à longue échéance des symptômes d'irritation spinale, et qui peuvent même, quand leur influence se prolonge et s'exagère, aboutir à des altérations de texture. A la suite des efforts violents et prolongés, des commotions traumatiques de la colonne vertébrale, on voit appai'aître également des^ signes de congestion de la moelle. Les refroidissements intenses, et la suspension des règles ou de la transpiration qui en est souvent la conséquence, peuvent exercer une action dépressive sur les centres vaso-moteurs, par une influence réflexe du vaste réseau nerveux de la peau, et provoquer uneliypérémie spinale et même des altérations de texture, comme Feinberg vient de l'observer expérimentalement sur des animaux enduits de vernis. Dans ces expériences, on trouvait une injection des méninges spinales et de la substance grise, une dilatation des capillaires , et des hémorrhagies microscopiques en nombre considérable ; dans quelques cas il y avait aussi une prolifération delà névroglie. Ajoutons enfin que Magnan (1. c.), sur des animaux empoisonnés par l'absinthe, a pu démontrer sur des coupes minces de la moelle une coloration rose généralisée et une injection vasculaire.

Les douleurs lombaires, les sensations douloureuses et la faiblesse des jambes qui se montrent passagèrement à la suite des maladies fébriles graves, fièvre typhoïde, exanthèmes aigus, maladies puerpérales, etc., doivent être rapportées aussi à une hypérèmie de la moelle, bien qu'on n'ait pu en donner la démonstration directe que dans un petit nombre de cas. Dans les formes morbides avec convulsions spinales, tétanos, éclampsie, etc., on trouve une hypérèmie intense de la substance grise de la moelle ; celle-ci, comme le prouvent les reclierches de Feinberg déjà citées, peut à elle seule provoquer des crampes, d'autant plus qu'elle s'accompagne ordinairement

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