XXIV PREFACE
mieux les travers de l'esprit humain. Que dis-je ? ce n'est point une science pour un esprit méthodique, c'est un ensemble informe d'idées inexactes , d'observations souvent puériles, de moyens illusoires, de formules aussi bizarrement conçues que fastidieusement assemblées. On dit que la pratique de la médecine est rebutante : je dis plus, elle n'est pas, sous certains rapports, celle d'un homme raisonnable, quand on en puise les principes dans la plupart de nos matières médicales . »
Les règles générales et spéciales à observer quant à la dose et.au nombre des saignées, à l'espace de temps durant lequel elles doivent être pratiquées, à la proportion des saignées générales et locales; les résultats fournis par l'analyse statistique d'un nombre de cas considérable , catégorisés d'après leurs principaux degrés de gravité, etc., etc.; tout cela, je le répète, se trouvera dans le dernier chapitre de ce traité.
Les principaux effets de cette nouvelle formule des émissions sanguines, appliquée à temps et secondée par les tisanes et la diète, dites autiphlogistiques, sont les suivans : elle réduit à zéro la mortalité ; elle prévient le passage de la maladie à l'état chronique, terminaison fâcheuse même lorsqu'elle n'a lieu que pour l'affection des articulations, mais très grave , et souvent mortelle, au bout d'un temps plus ou moins long, quand elle a lieu également, ce qui est bien plus commun, pour les affections du cœur et spécialement l'endocardite, compagne presque constante des grands rhumatismes articulaires généralisés ; enfin , elle abrège la durée de la maladie au point que , règle générale , la convalescence commence, terme moyen, dans le courant du premier septénaire ; elle hâte la marche de celte convalescence et diminue de moitié , sans exagération, la durée du séjour des malades à l'hôpital (même en laissant de côté les cas légers, elle n'a été