‹ Traité clinique du rhumatisme articulaireChapitre 27 sur 109 · OBSERVATION LXI · texte numérisé non relu

OBSERVATION LXI

Le 24 août 1836 , je fus consulté par un monsieur de Montants, homme de cinquante-six ans , d'un tempérament fort et

OBSBRVATIOIfS U!, Mil, MV, LV , LV1 , Ï.VII, LVIII, iK LX.

Le -, octobre i836, M. Pellassy-de-LousIe me fit appeler auprès de M Ar chon, maître d'études, atteint depuis n à i5 jours d'un violent rhumatisme articulaire a.gu. Au moment où je le vis, les articulations commençaient à se dégager, mais les signes de la coïncidence d'une endo-périeardile éiaient encore très prononcés.

Dans le mois de janvier i337, je vis, rue Monsieur-le-Prince, 43 , un élud.anten médecine, atteint depuis neuf jours, d'un rhumatisme articulai™ a.gu. Il existait une voussure évidente dans la région précordiale ; les bruits du cœur étaient étouffés, accompagnés d'un léger souffle, et d'un froissement péricardique des plus manifestes. Une douleur se faisait en même temps sentir vers les fausses-côtes gauches ; le malade expectorait des crachats visqueux légèrement ensanglantés, et on entendait un peu de râle crépitant en arrière.'

Quelques semaines avant de voir ce jeune homme, j'avais été appelé en consultation, avec M. le docteur Deslandes, auprès d'un homme atteint d'un violent rhumatisme articulaire aigu, avec coïncidence d'endo-péricardite à-lafois et de légère pleuro-pneumonie.

J'ai vu un autre cas de cette coïncidence multiple (endo-péricardite et pleuro-pneumonie) chez une demoiselle d'environ ao ans, d'une forte constitution, place St.-Michel, auprès de laquelle je fus appelé en consultation, avec MM. Husson et Focilloa (de nouvelles émissions sanguines triomphèrent de cette grave affection, qui avait paru désespérée à l'un des œnsultans).

Le 10 juin i838, je fus appelé auprès de M. An**** par son frère, étudiant en médecine. Il était alité depuis un mois déjà par suite d'un violent rhumatisme articulaire aigu. Le malade, très fortement constitué, avait été saigné deux fois seulement les deux premier* jours, et douze sangsues avaient été appliquées à l'anus et au creux de l'estomac. Les jointures étaient à-peu-près entièrement dégagées, et cependant la fièvre persistait dans toute son intensité première. Je constatai l'existence d'une magnifique endocardite. Soigné par moi et par M. le docteur Juî. Pelletan , M. A*** se rétablit complètement.

JL/année suivante, j,e traitai, de concert encore avec M. Jul. Pelletan, M. de G*^*, atteint d'un violent rhumatisme articulaire aigu, avec légère endocar-

21* LOI DE COÏNCIDENCE DES ,SFI.A1IMATI01« DU COEUB

sanouin. Tïéprouvait depuis quelques années, les symptômes TntLaladl du cœur, tels que palpitations violentes, eiouf-

fCTunmoenu3nt où je l'examinai , les baltemens du cœur et des arttre étaient très forts , bien qu'il n'éprouvât alors aucune émotion, et qu'il n'eût fait aucun exercice; on entendait un double bruit de soufflet dans la région précordiale.

En interrogeant le malade sur ses antécédent, je n en odtins d'abord aucune déclaration relative à l'existence d un rhumatisme antérieurement aux palpitations, etc. Mais bientôt sa femme et lui m'apprirent qu'il y a trois ou quatre ans, il avait eu la goutte, c'est-à-dire que ses pieds et ses mains avaient été douloureux , très enfles, etc. •

Chez ce malade , le cœur était vraiment énorme 0 en évaluai approximativement le poids à 20 onces).

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