Exeat. Persistance du bruit de souffle Isochrone au
premier temps des battemens du cœur, suivi d'un bruit de claquement bien caractérisé : le maximum de ce bruit occupe toujours la base du cœur vers l'orifice aortique ; pouls à 48 , bien détaché, mais toujours médiocrement développé eu égard à la forte constitution du sujet , d'ailleurs parfaitement régulier.
OBSERVATION CXXI. — Rhumatisme articulaire prolongé, tendant à devenir chronique , et ayant entraîné à sa suite une lésion organique des valvules gauches , surtout de la mitrale. — Cas grave Une seule saignée de 3 palettes,
faite le lendemain de l'entrée. — Guérison de l'affection articulaire.
Salle saint-jeàn-de-dieu, n° 24. Le nommé Jean-Louis Monroy, âgé de vingt-et-un ans, ébéniste , demeurant rue de Charenton , n. 92 , né à Paris, malade depuis trois mois; entré le 2 octobre 1839, sorti le 11 octobre 1839.
D'une constitution moyenne; tempérament lymphatique,* cheveux châtains; peau blanche, fine; santé habituellement bonne.
Malade depuis trois mois, il a commencé par éprouver des douleurs dans les articulations des genoux, des poignets, des coudes et derrière le cou ; les jointures étaient en même temps gonflées.
Le malade est resté chez lui dans cet état pendant cinq semaines sans faire aucun traitement. Il n'a pu vaquer à ses occupations; cependant il n'a gardé complètement le lit que pendant cinq jours, à la fin des cinq semaines, sa maladie ayant alors augmenté.
Plus lard, il est entré à la Charité dans le service de M. Fouquier, où il est resté huit jours. Il en est sorti incomplètement guéri , mais sensiblement soulagé, étant pressé ■ d'ouvrage et ne pouvant plus long-temps , dit-il , rester sans rien faire. On lui a pratiqué deux saignées le lendemain, et | deux autres le surlendemain de son arrivée chez M. Fouquier (chaque saignée était de 8 onces).
Il y a quinze jours , il commença à éprouver des douleurs dans les genoux, la main et le poignet gauches; ces dernières parties ont été seules enflées (aucun traitement).
Il dit avoir eu du dévoiement pendant plusieurs jours, dévoiement qui a cessé il y a une semaine.
Etat du malade, le 2 octobre au soir :
Figure pâle; les articulations de la main et du poignet gauches sont gonflées, rouges, et le malade ne peut exécuter de mouvemens qu'avec beaucoup de peine; les genoux ne sont pas gonflés; un peu de douleur en dehors de la tête du péroné; pouls à 100.
Voussure de la région précordiale bien évidente; matité du cœur, 2 pouces 10 lignes verticalement et transversalement.
Les bruits du cœur sont accompagnés d'un léger souffle râpeux, court et sec; l'impulsion est forte.
Saignée de 3 palettes.
3. Le malade souffre moins depuis la saignée; peau d'une chaleur modérée, un peu moite; pouls à 76, médiocrement développé.
Persistance du râpement enroué au premier temps, vers la i région de l'orifice auriculo-ventriculaire gauche , disparaissant à mesure qu'on s'éloigne de ce point pour être remplacé par un claquement sensiblement normal.
Caillot adhérent , recouvert d'une médiocre quantité de sérosité citrine ; couenne mince , se rompant quand on soulève le caillot supportant environ le tiers de son poids.
Le coude gauche est douloureux, gonflé.
Vësicat. coude gauche 3 p. de diamètre; 2 pil. ext. opium 1 gr. ; lav. e'moll. guim. bourr. s. gom. 2 p.; un bouillon coupe'.
h. La douleur du coude a diminué; mais le vésicatoire ayant été maintenu par un bandage trop serré, il est survenu un engorgement œdémateux dans la main et l'avant-bras.
Pouls à 76-80; chaleur normale de la peau.
Le bruit de souffle râpeux est moins fort que la veille.
2 bouil.; 2 pot.; une tasse de lait.
5. L'engorgement de l'avant-bras et de la main a disparu, pouls à 72 ; appétit.
Convalescence.
Un huitième d'alimens.