‹ Traité clinique et expérimental des fièvres dites essentiellesChapitre 105 sur 113 · On sait généralement aujourd’hui que les · texte numérisé non relu

On sait généralement aujourd’hui que les

altérations qui se rencontrent dans les organes dont l'affection a produit la fièvre / hectique ^ sont précisément celles que l’on regarde comme les caractères anatomiques d’une phlegmasie chronique. Elles consistent principalement en une désorganisation purulente , ulcéreuse , tuberculeuse ou cancéreuse des parties malades.

328. Mais il est un point de pyrétologie presque entièrement négligé par les auteurs qui nous ont précédé , et qu’il importe beaucoup d’approfondir, je veux parier des altérations organiques correspondantes à la fièvre elle-même, considérée d’une manière abstraite, et indépendamment des affections locales qui peuvent la déterminer. Or, il résulte des faits rapportés dans ce chapitre, que ces altérations , lorsqu’elles sont accessibles à nos sens , sont celles qui caractérisent une phlegmasie du système circulatoire. En, effet, ces altérations sont: i°la rougeur de la membrane interne du cœur et des vaisseaux , telle que nous l’avons décrite dans le chapitre premier de cet ouvrage; 20 le ramollissement, la friabilité et la flaccidité du tissu musculaire du cœur (1); 3° quelquefois la dégénérés cence athéromateuse , écailleuse , stéatomateuse, etc-, de la membrane interne du système artériel (2).

(1) Consultez, sur le ramollissement du cœur, le Traité des maladies du cœur et des gros vaisseaux , que nous avons publié , M. Bertin et moi. Paris, 1824.

(2) Je ne parle point ici de ralléralion du sang, compagne inséparable de la maladie que nous étudions; car ce point

329. Je répéterai ici ce que j’ai dit dans un autre endroit de cet ouvrage, en parlant des altérations du système circulatoire dans les fièvres aiguës, savoir : que, dans un assez grand nombre de cas , plusieurs de ces altérations se dérobent plus ou moins complètement à nos regards. Je répéterai en même temps que l’absence de ces altérations ne prouve nullement qu’il n’a. pas existé une irritation du système circulatoire , et que la seule conclusion rationnelle que l’on en puisse, déduire, c’est que l’irritation angio-carditique ne laisse pas toujours des traces sensibles de son existence. Dans des cas de ce genre , c’est-à-dire lorsque l’anatomie pathologique est pour ainsi dire muette, il nous reste à consulter la physiologie pathologique , ou les lésions des fonctions. Lorsque ces lésions sont celles qui caractérisent une irritation , il faut bien admettre l’existence de celleci , même quand les lésions anatomiques ne nous fournissent aucune lumière à cet égard. Or, la fréquence du pouls , l’augmentation de la chaleur générale, sont des signes physiologiques d’une irritation du système circulatoire; donc, quel que soit le résultat de l’inspection anatomique, toutes les fois que ces signes auront existé , on pourra affirmer qu’il existait en même temps une irritation vasculaire.

d’anatomie pathologique est encore enveloppe' des plus profondes ténèbres.

fièvres hectiques.

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