OBSERVATION XIV
Fièvre dite bilieuse ou méningo-gastrique , guérie par la méthode antiphlogistique.
52. Leroy (Clémentine), âgée de vingt-deux ans, d’untempérament lymphatique, était affectéed’une suppression de règles, depuis quatre mois, et
FIÈVRES BILIEUSES. Io5
malade depuis huit jours, à la suite d’un refroidissement subit, lorsqu elle fut admise à l’hôpital Cochin , le 18 octobre 1822. La maladie débuta parla fièvre, la céphalalgie, des douleurs de reins et des vomissements. Ces symptômes persistèrent jusqu’au jour de l’entrée. Alors , on observait en outre les phénomènes suivants : langue blanche , humide; soif vive; anorexie; dévoiement; peau chaude , sèche , si ce n’est pendant les paroxysmes nocturnes, qu’elle se couvre de sueurs; pouls fréquent, petit. Le lendemain, on prescrit quinze sangsues au siège, l’eau de gomme et la décoction blanche. Le soir : fièvre moins vive ; la malade sent que les sangsues l’ont beaucoup soulagée. — Le 20 : l’amélioration est très marquée. (Potage.) — Le 2 1 : l’appétit se prononce ; convalescence ; il existe un peu de dévoiement ; on ne donne que du bouillon et des potages les deux jours suivants. — Le 24 : on accorde le quart de portion. — Le 2 5 : la malade se promène ; le pouls est encore accéléré. Les jours suivants , la malade reprend de l’embonpoint ; elle ne reste à l’hôpital que pour y prendre quelques bains. Elle sort le g décembre , bien portante , quoique ses règles ne fussent pas encore revenues.
Je pourrais joindre aux précédentes observations plusieurs exemples de fièvre bilieuse grave , adynamique ou putride , guérie parla méthode antiphlogistique; mais comme je serai obligé de revenir plus tard sur cette fièvre , je réserve pour cette occasion les faits dont il s’agit. Je me contenterai
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donc de présenter ici une seule observation de cette espèce.