‹ Traité clinique et expérimental des fièvres dites essentiellesChapitre 67 sur 113 · SUR LA FIÈVRE DITE ADYNAMIQUE OU PUTRIDE · texte numérisé non relu

SUR LA FIÈVRE DITE ADYNAMIQUE OU PUTRIDE

190. i° Cette maladie consiste en une irritation du système circulatoire , compliquée d’une altération constante du sang.

20 Elle peut être la suite de toutes les phlegmasies, terminées par la désorganisation putride des parties enflammées.

3° Néanmoins, de toutes ces phlegmasies , celle qui la produit le plus ordinairement, est l’inflammation de l’estomac et des intestins ;

fièvres putrides.

4° Quand elle est le résultat de cette dernière , constamment elle a été précédée des symptômes caractéristiques de la fièvre bilieuse ou gastrique des auteurs.

5° L’altération du sang, qui se rencontre dans'la fièvre dite putride, n’a pas encore été suffisamment étudiée ; toutefois , nous savons que, dans cette maladie, le sang a perdu, en plus ou moins grande partie, sa plasticité , et qu’il ressemble à celui des animaux dans les veines desquels on a introduit des matières putrides.

6° L’altération du sang, quelle quelle soit, dans les cas que nous avons examinés jusqu’ici, est consécutive à une phlegmasie désorganisatrice plus ou moins étendue; car ce sont les parties désorganisées par l’inflammation qui constituent elles-mêmes une sorte de foyer putride, d’où naissent les phénomènes consécutifs auxquels on a donné le nom de putrides.

7° Il est vraisemblable que les phénomènes putrides dépendent de l’absorption d’une certaine quantité des matières provenant du foyer de la désorganisation. S’il en est réellement ainsi, l’absorption fait en quelque sorte l’office d’une injection artificielle de matières putrides dans le sang. Cette absorption, si j’ose le dire, est elle-même une espèce d’injection, dont la nature s’est chargée de faire seule tous les frais.

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