Il est bien étonnant que l’illustre auteur
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de la Nosographie philosophique ait adopté l'expression ü ataxique , lui à qui l’ouverture des corps avait fait reconnaître que , dans la fièvre qui porte ce nom , l'encéphale offre « des lésions » diverses, telles que, des épanchements séreux » dans les ventricules du cerveau; d’autres fois » tous les caractères d'un état inflammatoire des » méninges , devenues opaques et épaisses, avec » exsudation d’une substance concrète ; l’injection » des vaisseaux des méninges et du cerveau, l’aug- » mentation de consistance de la pulpe cérébrale. » En un mot , ajoute M. Pinel, le siège de la maladie s’est toujours manifesté jusqu’ici dans la & cavité encéphalique ; ce qui s’accorde d’ail- » leurs avec les anomalies des systèmes nerveux et «musculaire , qui forment le caractère particulier «des fièvres ataxiques (1).»
194. D'après ce passage extrêmement remarquable, on voit que M. Pinel , éclairé par l'ouverture des corps , place dans le cerveau le siège de la fièvre ataxique , et qu’il a trouvé toutes les traces d’une inflammation de cet organe chez les sujets morts de la maladie que nous venons de nommer. Or , je le demande maintenant à tous les vrais observateurs, l’anatomie pathologiquè ne confirme-t-elle pas, de la manière la plus positive , les idées de M. Pinel , telles que je les ai présentées textuellement dans le passage que j’ai cité tout à l’heure?
(1) Nosographie philosophique , 5e cdit,, tom. I, pag. i63.
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195. Qui croirait que ce célèbre auteur , après une semblable profession de foi, a pu classer la lièvre ataxique parmi des fièvres essentielles, et la considérer comme indépendante de toute plilegmasie?
Nouvel exemple des étranges contradictions dans lesquelles notre esprit se laisse trop souvent entraîner!
196. Plusieurs médecins, et, entre autres, Willis et Huxham , ont donné le nom de nerveuses aux fièvres dites malignes ou ataxiques ; d’autres
-, les ont appelées cérébrales : ces adjectifs ont du moins l’avantage d’indiquer le siège de la maladie et de rallier les symptômes aux organes souffrants.
197. Nous allons prouver, par des faits, que les symptômes malins ou ataxiques dépendent essentiellement d’une irritation plus ou moins intense de l’appareil cérébro-spinal. Cette irritation est tantôt primitive ou idiopathique et tantôt consécutive ou sympathique.
198. Toutes les phlegmasies violentes et étendues peuvent faire naître les5 phénomènes ataxiques , ou , ce qui est la même chose , déterminer une encéphalite sympathique. C’est à tort que
' l’on voudrait accorcjer à la gastro-entérite exclusivement ce funeste privilège. Toutefois, cette dernière plilegmasie est certainement l’une de celles qui développent le plus fréquemment l’irritation sympathique du cerceau et de ses annexes.
M. Boisseau a dit,, avec raison , que « la fièvre «ataxique est une encéphalite quelquefois primi- »tive, plus souvent secondaire, soit à une gas-
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» tro-entérite , soit à une pneumonite , soit à une »métrife, soit à une péritonite , etc. (1).»
ARTICLE PREMIER