‹ Traité clinique et expérimental des fièvres dites essentiellesChapitre 86 sur 113 · C. Causes et mode de propagation de îa peste · texte numérisé non relu

C. Causes et mode de propagation de îa peste

229. Quel que soit le berceau primitif de la peste, que ce fléau soit originaire d’Égypte ou de Constantinople, un fait que personne ne conteste,

c’est que cette affreuse maladie est produite par des émanations miasmatiques.

La nature de ces émanations funestes n’est pas mieux connue que celle des miasmes producteurs du typhus et de la lièvre jaune. M. Audouard pense qu’eiles tirent leur origine de matières animales en putréfaction, et que ces matières seules jouissent du fatal privilège de les engendrer.

Ces émanations se transmettent à la manière de celles du typhus et de la fièvre jaune.

Les individus frappés de la peste peuvent la communiquer à des individus sains.

La chaleur donne une nouvelle activité aux miasmes pestiférés comme à ceux du typhus et de la fièvre jaune.

Comme la nature chimique des uns et des autres est complètement inconnue, on ne sait pas s’il existe entre eux des différences vraiment essentielles ; ils n’ont que trop d’analogie sous le rapport de leur action délétère sur l’économie animale.

D’ailleurs , puisque ces divers miasmes proviennent également d’un foyer de putréfaction de matières animales , il est assez probable que leurs propriétés caractéristiques sont à peu près les mêmes.

ARTICLE IV

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