RAPPORTS DES TYPHUS ENTRE EUX
s3o. i° Quant à leurs causes, le typhus proprement dit, la fièvre jaune et la peste offrent une grande analogie , puisque ces trois maladies dépendent essentiellement de l’influence d’un foyer putride d’origine animale sur l’économie vivante. Les différences qui pourraient exister entre les miasmes propres à chacune de ces maladies sont absolument inconnues.
20 Quant à leurs symptômes, les divers typhus ont également les rapports les plus frappants. En effet, dans tous, les principaux symptômes sont les mêmes. Il est vrai que les charbons et les bubons appartiennent plus spécialement à la peste; mais, outre que M. Desgenettes a observé un anthrax dans une épidémie de typhus, outre que M. Boisseau s’est assuré qu’il existe fréquemment un engorgement plus ou moins marqué des ganglions chez les individus atteints de typhus , le symptôme dont il s’agit ici ne saurait constituer une différence essentielle entre la peste et les autres typhus.
Le vomissement noir n’est point l’apanage propre et exclusif de la fièvre jaune : on l’observe aussi, quoique plus rarement, dans la peste et dans le typhus proprement dit.
3° Quant aux lésions organiques qui les constituent , les typhus 11e présentent point de diffé-
rences capitales. Malheureusement cette partie de leur histoire est encore trop imparfaite pour qu’on puisse en faire le sujet d’un parallèle suffisamment détaillé.
2 3i. Quelque incomplète que soit encore la doctrine générale des typhus , on peut donc avancer, sans crainte d’être démenti par l’observation, qu’ils constituent moins trois maladies différentes, que trois variétés d’une seule et même maladie.