EMPRISONNEMENT CELLULAIRE
et ne sont soumis à aucun contrôle — 3° que parmi les prisonniers se trouvait un grand nombre de semi-imbéciles, doués d'instincts pervers et qui livrés à toute sorte d'excès sont originairement prédisposés — 4° enfin, chez certains individus prédisposés, le remords du crime accompli, les anxiétés du jugement, la crainte de l'avenir doivent d'une façon spéciale intervenir pour déterminer chez eux des perturbations mentales plus ou moins profondes. En résumé l'influence de l'emprisonnement en général, et de l'emprisonnement cellulaire en particulier, ne paraît pas avoir une influence efficace sur le développement des maladies mentales. L'expérience prouve que la population qui hante les prisons est déjà préparée soit par des influences héréditaires spéciales, soit par des dégénérescences de race toutes particuculières, et que la séquestration ne fait que donner l'essor à des prédispositions latentes (l).
(1) Hurel, Quelques observations pour servir à l'histoire de la folie pénitentiaire. Ann. médico-psych., 1875, t. I, 160 et 375, et id, 461. Des psychoses chez les prisonniers, par Bar.
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