‹ Traité clinique et practique des maladies mentalesChapitre 115 sur 286 · A. — 1- ROUBLES DIVERS DES FACULTÉS MENTALES · texte numérisé non relu

A. — 1- ROUBLES DIVERS DES FACULTÉS MENTALES

L'état de surexcitation morbide du cerveau étant monté à un certain degré de permanence et d'éréthisme, l'individu envahi porte désormais en lui-même un foyer d'irritation autogénique qui trouble les fonctions de la pensée, qui sollicite des émotions morbides, et qui vient comme un élément adventice masquer la régularité de son conflit avec le monde extérieur.

Cette activité morbide l'absorbe tout entier et dérive à son profit toutes les forces vives de sa vie mentale. Dès lors concentré en lui-même, ne percevant plus les choses de la réalité ambiante qu'à l'aide d'un instrument faussé, morbidement actif, il cesse d'être en communion avec ses semblables, il dérive du sens commun, il cesse de sentir les émotions communes, il se sépare de l'intimité de ses semblables, et ce travail de rétrocession progressive le constitue insensiblement à l'état d'être étranger (alienus) au milieu de la réalité qui l'environne.

Ceci étant admis, et les choses étant arrivées à cet état, voyons comment le cerveau de l'aliéné se comporte en présence des incitations du monde extérieur, et comment les processus normaux de l'activité cérébrale sont pathologiquement transformés?

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