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PARTIES ÉLÉMENTAIRES DU SYSTÈME NERVEUX

Des cellules nerveuses.

Le système nerveux est constitué dans ses parties essentielles par des éléments anatomiques fixes, les cellules et les tubes nerveux, qui sont en quelque sorte les corps simples qui le caractérisent spécifiquement.

La trame celluleuse interstitielle, la névroglie, ainsi que les capillaires, jouent dans sa constitution un rôle d'éléments accessoires, en tout semblable à celui qu'ils affectent clans la constitution de tous les autres appareils de l'organisme. Ils servent soit à supporter et à cimenter les divers éléments de la substance nerveuse, soit à lui apporter, sous forme d'irrigations sanguines continues, les matériaux nécessaires à sa nutrition interstitielle.

Dans l'exposé qui va suivre, nous allons passer successivement en revue :

1° L'élément nerveux considéré en lui-même sous sa forme simple, la cellule et la fibre nerveuses;

2° La trame conjonctive interstitielle;

3° L'élément vasculaire, en touchant seulement les principaux points qui caractérisent chacun d'eux d'une façon spéciale.

i ANATOMIK.

Los éléments fondamentaux étanl ainsi connus, nous verrons ensuite commenl ils se juxtaposent, comment ils s'agglomèrent et se combinent pour constituer les différents départements de cet admirable système organique qui constitue le substratum essentiel de toutes les manifestations de la vie psycho-intellectuelle et de la vie générale de l'organisme.

', Dl - CELLULES NERVEUSES 'I I.

Les cellules nerveuses sont répandues par milliers dans la constitution intime de l'appareil cérébral. Ce sont elles qui, avec des aptitudes dynamiques les plus variées, tantôt collectant les impressions sensitives, tantôt engendrant les stimulations motrices, deviennent les instruments inconscients de toutes les forces vives de la vie nerveuse.

A elles seules, elles forment exclusivement la substance grise des centres nerveux, si bien que partout où il y a un amas de substance grise, on est certain d'y rencontrer toujours des agglomérations plus ou moins considérables de ces mêmes cellules strictement associées entre elles.

Signalées pour la première fois par Malpighi (2) en 1087, elles sont tombées dans l'oubli pendant plus d'un siècle. Elles ont de nouveau été mises en lumière par Longet, et, — cbose étrange! — après cette longue éclipse, elles oui été étudiées depuis comme des nouveautés par les anatomistes modernes, qui les ont soumises aux procédés d'étude de la technique histologique actuelle.

Leur histoire anatomique, à vrai dire, ne fait donc que de commencer; aussi n'est-ce pas sans un certain étonnement que l'on constate les nombreuses dissidences qui régnent encore parmi les anatomistes au sujet de leur structure et de leurs connexions.

Leur forme varie suivant qu'on les examine dans les différents départements du centre cérébral :

Dans les couches optiques elles sont en général rapprochées de la forme globuleuse, légèrement ovoïdes, à ramescences finement radiées. — Dans les corps striés elles sont franchement polygonales, munies de ramescences très nettement accentuées. — Dans le noyau jaune du corps strié elles sont plus petites, légèrement discoïdes et colorées d'une teinte jaunâtre. — Dans la substance grise de Sœmmering, elles sont aussi très nettement polygonales, pourvues de prolongements vigoureusement accentués,

(1) PI. I, fig. 1, e pi- II, %• 1 et 2.

(2) Malpighi, de la Structure des viscères. Paris, 1687, p. 84 et suiv.

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