‹ Traité clinique et practique des maladies mentalesChapitre 134 sur 286 · MARCHE. — DURÉE. — TERMINAISON DES PROCESSUS PSYCHOPATHIQUES · texte numérisé non relu

MARCHE. — DURÉE. — TERMINAISON DES PROCESSUS PSYCHOPATHIQUES

Marche. — Une fois qu'ils se sont déclarés comme entités nosologiques distincts, les processus de l'altération mentale évoluent d'une façon fatale et se comportent comme toutes les manifestations morbides congénères qui sévissent sur le système nerveux.

On bien, ils se déroulent d'une façon rapide et régulière, ils ont une phase ascendante, une phase d'état, une phase de décroissance, comme les phlegmasies; ce sont les formes aiguës franches (accès de manie simple, de lypémanie simple).

Ou bien, ils se transforment en route, ils se prolongent en quelque sorte avec des allures nouvelles, et constituent alors ces formes mixtes dans lesquelles les phénomènes d'excitation succédant aux phénomènes de dépression, forment un cycle morbide dans lequel le malade est obligé de tourner sans cesse, et dont les phases s'enchaînent fatalement à tour de rôle.

Ou bien encore, ils deviennent permanents et continus par le fait de l'implantation d'une lésion persistante. — Ils constituent alors de véritables processus morbides à évolution fatale, parcourant des étapes déterminées à l'avance, et aboutissant fatalement, après des moments d'arrêt passagers, à la destruction des facultés mentales, à l'usure ùe<< forces organiques, et finalement à la mort. — Tels sont les processus hallucinatoires et ceux de la paralysie générale.

Les processus à marche aiguë en quelques semaines ont parcouru leurs différentes phases.

S'il s'agit d'un accès de manie chez un jeune homme nerveux, à la suite d'une émotion vive, d'un accès de lypémanie chez une jeune fille, à la suite d'un amour contrarié, d'un accès d'excitation au début de la paralysie générale, les accidents arrivent rapidement à leur apogée, avec

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