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P MODIFICATIONS SURVENUES DANS LA MORPHOLOGIE GENERALE DU CERVEAU

L'élude des modifications morbides, survenues soit dans les rapports, soit dans les dispositions spéciales des plis corticaux, est un des chapitres les plus curieux que l'anatomie moderne ait révélé aux investigations de la psychiatrie. Cette étude, en effet, qui ne fait que de naître, a déjà fourni, ainsi qu'on le verra plus loin, des renseignements suffisamment précis, pour espérer d'elle de nouveaux enseignements, qui permettront d'asseoir dans un avenir peu éloigné cette partie de la science médicale sur des bases fixes et inébranlables.

Les descriptions anatomiques qui vont suivre, et que nous avons nousmème vérifiées avec grand soin, ont été faites sur des cerveaux d'aliénés simples, en dehors des casdela paralysie générale. — Ils appartiennent à des hallucinés, des hypocondriaques, des maniaques, des lypémaniaques, des déments incomplets, et à une série de sujets dont nous avons pu suivre la maladie pendant plusieurs années.

Nous suivrons dans cet exposé le même ordre que nous avons précédemment employé dans la partie relative à l'anatomie normale.

A. — Face externe du cerveau. Les modifications les plus fréquentes portent sur les circonvolutions frontales qui, en général, sont beaucoup plus irrégulièrement disposées sur le lobe droit que sur le lobe gauche.

La première frontale est très souvent atrophiée et diminuée d'épaisseur (PL VII et VIII). Cela se voit très bien sur le cerveau de certains hallucinés chroniques : si on examine le lobe cérébral par sa face interne, on note alors souvent que si le lobule paracentral est en saillie, la première frontale est très souvent en retraite et comme affaissée (PI. VII, lïg. 3).

La deuxième frontale présente, elle aussi, des modifications très apparentes.

Normalement elle émerge par deux racines de la partie antérieure du lobe orbitaire, et ces deux racines après s'être confondues vont se perdre par continuité de substance sur la frontale ascendante, à sa partie moyenne.

C'est dans la portion la plus antérieure de la 2e frontale qu'apparaissent les irrégularités. En ces régions, la continuité du pli est interrompue par une série de replis secondaires multiples, d'apparence vermicellée, lesquels sont tous dirigés plus ou moins obliquement, et coupent ainsi la continuité du sillon frontal supérieur qui a cessé d'exister. — Cette disposition qui développe d'une façon disproportionnée la surface corticale de la 2e frontale est en quelque sorte compensatrice de l'atrophie concomitante delà lre frontale (1). — Ce développement ordinairement hypergénésique de la 2e frontale est irrégulièrement accentué à gauche et à droite.

Inversement, dans certains cas de démence chronique consécutive à des accès d'agitation, la 2e frontale est très souvent réduite à un rudiment; elle se présente sous l'aspect d'un pli simple, à peine ondulé. Elle est alors très notablement amaigrie et, les sillons frontal supérieur et frontal inférieur sont alors très notablement élargis (2).

La 3e circonvolution frontale, en général, est rarement modifiée, quelquefois cependant, on trouve qu'au moment de son origine, elle se subdivise en plis secondaires qui se confondent avec ceux de la 2e frontale.

Dans un cas de surdi-mutité j'ai rencontré la 3e frontale gauche atrophiée et réduite à l'état de moignon.

La frontale ascendante présente souvent des irrégularités nombreuses le long de sa continuité, des bouffissures locales suivies d'étranglements, qui paraissent interrompre sa continuité. Elle reçoit plus ou moins régulièrement, à sa partie inférieure, la 3e frontale et à sa partie supérieure, la première.

(1) D'après Hanot, les irrégularités dans la constitution anatomique de la deuxième frontale seraient fréquentes chez les condamnés, et principalement chez les voleurs récidivistes- — Progrès médical, 1880, p. 9. Société de biologie.

(2) Weissbach a noté, ainsi que je l'ai indiqué, des déformations très notables dans les circonvolutions frontales chez les aliénés. Il a noté que les circonvolutions supraorbitales étaient moins accentuées et avaient une tendance marquée à se confondre les unes avec les autres, et il se demande si ce ne sera peut-être pas là un symptôme général d'aliénation. Annales mécl.-psych., 1872, t. II, p. 137.

L'insertion de la 2' frontale présente de nombreuses variations. J'ai vu celle-ci se faire au niveau du point d'insertion de la 3e frontale.

La pariétale ascendante offre, es général, peu d'irrégularités; elle offre pareillement des dilatations et des étranglements successifs, qui ne me paraissent pas avoir un caractère nettement pathologique.

Les circonvolutions pariétale et frontale ascendantes sont celles qui dans le cerveau des aliénés paraissent subir le moins les effets du travail atrophique qui se développe autour d'elles. J'ai vu, en effet, sur le cerveau de certains déments dont les circonvolutions frontales étaient en pleine résorption, ainsi quecelles des régions pariétales et occipitales, ces deux circonvolutions survivre avec leur apparence à peu près normale, et résister au travail de dégénérescence ambiante.

J'ai rencontré un certain nombre de fois la pariétale supplémentaire soit à gauche, soit à droite, sans que cela indique une valeur symptomatique quelconque.

La circonvolution du pli courbe ainsi que la lre temporale, sont sujettes à présenter de nombreuses irrégularités dont la valeur séméiologique est encore à faire. — Par contre, je considère comme ayant une grande valeur, au point de vue de l'atrophie de certaines régions de l'écorce, l'élargissement de la scissure pariéto-occipitale, que j'ai rencontré presque toujours profondément creusée, ce qui implique un amaigrissement très accusé des circonvolutions du voisinage.

La 2e circonvolution temporale, normalement très irrégulière, présente dans le cerveau des aliénés les mêmes contours mal définis; seulement les sillons qui l'environnent sont toujours plus ou moins profondément excavés. Je n'ai encore rien trouvé de spécial à noter au sujet des circonvolutions fusiforme et occipitales.

B. — Face interne du cerveau. Les points les plus intéressants à signaler dans l'étude de la morphologie de la face interne du cerveau, c'est d'une part la saillie et d'autre part l'allongement du lobe paracentral, modifications que l'on rencontre tantôt dans un seul lobe, tantôt dans les deux lobes ta la fois.

J'ai rencontré la saillie unilatérale du lobe paracentral chez des individus hallucinés et ayant conservé encore leur lucidité (PL VII, fig. 3).

J'ai, par contre, rencontré la saillie bi-latérale des lobes paracentraux chez des hallucinés chroniques non lucides, et arrivés à la période de démence avancée (PL VIII, 2 et 21 — 3 et 31).

Chez les individus en question, cette saillie isolée du paracentral se présente sous l'apparence d'une protubérance analogue à une gibbosité interrompant la ligne courbe générale du lobe intéressé. — Cette saillie surplombe la lre frontale qui est en retrait.

Jusqu'à présent elle m'a paru caractériser cette forme d'excitation hallucinatoire que l'on rencontre chez les individus qui sont mouvementés, qui parlent avec emphase, qui ont des visions et des illusions sensorielles. — Jusqu'à présent je ne l'ai pas encore rencontrée dans un cerveau sain.

Le lobule paracentral au lieu de faire saillie en hauteur, quelquefois peut se développer dans le sens antéro -postérieur et présenter un allongement caractéristique, qui, à l'état frais, s'élève jusqu'à 6 et 7 centimètres. (PI. VIII, fig. 4.)

J'ai rencontré jusqu'ici cet état spécial d'allongement antéro-postérieur, la plupart du temps dans un seul lobe, tantôt chez des lypémaniaques, et tantôt chez des hystéro-épileptiques.

Je n'ai pas encore rencontré cette disposition sur des cerveaux normaux, et je suis, par conséquent, porté à croire qu'il s'agit ici d'une de ces particularités cérébrales primordiales que tel ou tel individu apporte en naissant, et qui les différencie d'une façon originale de ses semblables.

Les autres régions de l'écorce, telles que le lobe carré, le coin, l'unciforme, l'insula, le lobe orbitaire, ne m'ont pas présenté de disposition suffisamment typique pour pouvoir être citées.

En résumé, ce qui jusqu'à présent me paraît le fait le plus important à noter dans l'étude anatomo-pathologique du cerveau des aliénés, c'est, d'une part, l'irrégularité de la ire et 2e frontale, d'autre part, la saillie gibbeuse des lobes paracentraux et l'élargissement de différents sillons qui deviennent plus profonds par suite de la résorption de la substance corticale des régions circonvoisines.

Il y a encore évidemment bien d'autres modifications de la morphologie morbide de l'écorce à poursuivre, mais jusqu'à présent mes investigations personnelles se bornent à ces données. On note encore, surtout dans les formes chroniques, des plaques d'induration isolées formant quelquefois des tumeurs saillantes à la surface, des foyers de ramollissement diffus, des traces d'anciennes hémorragies, des néoplasies, des kystes de différente nature, etc., etc...., qui, au point de vue spécial des lésions propres de l'aliénation mentale, n'ont aucune valeur séméiologique spéciale (1).

(1) Simon, Nouvelle forme d'altération anatomique de l'encéphale (indication vitreuse), Annales méd.-psych., p. 285, t. II, 1871.

2° I'OIDS DU CERVEAU (1)

La connaissance exacte du poids de l'encéphale, en général, et des lobes cérébraux à l'état normal, en particulier, a une importance particulière pour l'appréciation des modifications survenues dans les conditions pathologiques.

D'après les recherches des auteurs modernes on est amené à reconnaître : — que la masse de l'encéphale est plus pesante chez les individus dont la taille esl élevée, — que le cerveau au point de vue de sa masse subit une évolution ascendante et, — qu'entre l'âge de 40 à 50 ans, il arrive à acquérir son maximum de poids pour s'atrophier insensiblement, à mesure que les progrès de la sénilité se prononcent (2) ; que le cerveau de l'homme est plus pesant que celui de la femme, et cela suivant les âges et suivant les rapports qui se maintiennent égaux.

D'après 13roca, le poids moyen du cerveau de l'homme serait 1323, et le poids moyen du cerveau de la femme 1210 (3). D'après Delaunay, le poids moyen dans la race blanche est de 12 à 1400 grammes chez l'homme, et de 1100 à 1300 chez la femme.

Les pesées des cerveaux d'un certain nombre d'hommes supérieurs ont donné les résultats suivants : le cerveau de Cuvier, mort à 63 ans, pesait 1829 grammes. Or, le poids moyen du cerveau au delà de 00 ans est 1341 grammes; la différence depoidsen faveur de Cuvier est de 488 grammes Le cerveau de Byron, mort à 36 ans, pesait 1807 grammes, celui de Dupuytren, mort à 58 ans, pesait 1436 grammes (4).

Les rapports de poids entre l'hémisphère gauche et l'hémisphère droit ont été, en général, négligés par les auteurs. Broca, cependant, comparant le lobe frontal gauche au lobe frontal droit, a trouvé un avantage numérique en faveur du premier. Boyd, cité par Gaétan Delaunay, indique que le poids de l'hémisphère gauche surpasse le droit de 1/8 d'once.

(i) Voyez : John Reid, Annales méd.-psgch., 1844,1, p. 119;

Peacock, idem, 1849, p. 112 ;

Léon Parisof, 1870, p. 335;

Parchappe, Recherches sur l'encéphale, 1836, p. 99.

(2) Broca, Bulletin de la société d'anthropologie, 1861, p. 135.

(3) Gaétan Delaunay, Etudes de biologie comparée, 1878, p. %.

(i) Broca, Bulletin delà société anthropologique, loc. cit., p. 177.

Mes recherches personnelles m'ont porté à admettre, ainsi que nous l'avons indiqué déjà, une différence de poids entre chaque hémisphère pouvant osciller entre 5 et 8 grammes, le plus souvent à l'avantage du lobe gauche.

Sur un relevé de cinquante-trois cerveaux de femmes, de dix-huit à quatre-vingt douze ans, j'ai trouvé que la prédominance en poids du lobe gauche était à celle du lobe droit dans la proportion de 9 à 6 (1).

A mesure que les processus involntifs de la démence s'accusent, la substance cérébrale perd insensiblement de sa masse; le poids de l'encéphale diminue, et le cerveau, en particulier, subit un travail de résorption atrophique, qui porte tantôt sur un groupe de circonvolutions isolé, tantôt sur une portion de lobe, et se caractérise alors par un amincissement très caractéristique. Les plis cérébraux deviennent quelquefois comme lamineux, amaigris, ce qui détermine l'élargissement des scissures et des sillons, lesquels se montrent comme de véritables vallées, dans lesquelles le doigt peut se promener en liberté.

Parchappe (2) qui s'est occupé de cette question avec un si grand soin est arrivé à dire, comme conclusion de son travail, que le poids de l'encéphale dans les folies chroniques pouvait s'abaisser chez l'homme jusqu'à 1310 et à 1136 chez la femme, le poids moyen de l'encéphale sain étant pour lui 1829 pour l'homme, et pour la femme 1374.

J'ai rencontré chez une femme en démence depuis longues années, un cas d'atrophie cérébrale des plus remarquables :

La plupart des plis de l'écorce était dans un état de résorption presque complète et les deux circonvolutions marginales seules avaient échappé au travail de résorption. — Cette femme avait soixante-trois ans, les lobes cérébraux pesaient, exactement dépouillés de leurs membranes, le gauche 340 grammes, le droit 319 grammes; ce qui constituait entre les 2 lobes un écart extra-normal de 21 grammes, et pour les 2 lobes un total de 659 grammes seulement, au lieu de 1055, qui est le poids moyen (3).

(1) Voyez le travail intéressant de Brunet sur l'Hypertrophie du cerveau che% les aliénés Annales méd.-psijch., 1874, t. I, p. 177.

(2) Parchappe, Traité de la folie, p. 349, ... ; idem, Recherches sur l'encéphale, p. 99.

(3) Voyez encore Meynert, Nouvelle méthode de, pesées partielles des différentes parties du cerveau; rapports du poids total et des poids partiels suivant le sexe, l'âge et la forme de la folie, Annales méd.-psych., 1869, t. II, p. 445.

Lacassagne et Cliquet, De l'influence du travail intellectuel sur le volume et la forme de la tête (Extrait des Annales d'Hygiène publique, Paris, 1878).

3 LESIONS DKS VAISSEAUX

Les perturbations des phénomènes circulatoires se trahissent pour le cerveau comme pour tous les autres appareils organiques par deux états opposés de l'irrigation vasculaire : l'exagération ou la raréfaction des courants sanguins dans la trame nerveuse.

Dans le premier cas ce sont des hypérémies auxquelles on a affaire, dans le second, ce sont des ischémies que Ton constate (1).

Hypérémies. — Les hypérémies sont tantôt diffuses, et répandues sur une grande surface de Pécorce et des méninges, ou bien localisées dans l'aire de distribution d'un rameau ou ramuscule artériel.

Lorsque les hypérémies sont diffuses, elles se présentent comme dans la paralysie générale, la manie avec excitation, sous forme d'arborisations excessivement serrées, soit à la surface de l'écorce ou des noyaux gris centraux, soit dans la protubérance et le cervelet, sous forme de gros troncs vasculaires qui serpentent au milieu des réseaux capillaires. — La substance nerveuse intéressée est en même temps modifiée dans son aspect, elle prend une teinte rosée qui, par degré, se fonce jusqu'au rouge framboise alors que le sang est épanché en masse plus ou moins épaisse. — Dans la substance blanche l'hypérémie s'accuse par une injection très apparente des réseaux capillaires à mailles longitudinales et par une imbibition très marquée de sérosité.

Lorsque les hypérémies sont localisées, elles sont quelquefois très nettement circonscrites à un lobe ou à une portion de lobe. Ainsi je les ai vues souvent, dans la paralysie générale, localisées aux régions frontales. Dans certains cas de manie, avec excitation, j'ai noté que les circonvolutions marginales seules étaient intéressées, qu'elles étaient turgescentes, rosées, et les régions ambiantes à l'état sain. (PI. Y, fig. 0.)

D'autres fois, c'est sur un seul lobe qne porte l'effort du processus con-

(I) W. Sankey, Sur l'état des petites artères et des capillaires dans les maladies mentales. Annales méd.-psych., 1871, t. II, p, 111.

Herbert, C. Mayor, Etudes d'kistologie pathologique dans les cas d'atrophie chronique du cerveau, dans la démence sénile cl la paralysie générale. Revue des sciences médicales, 1875, p. 210.

Neelsen, Sur une dégénérescence spéciale des capillaires cérébraux. Revue des sciences médicales, 1877, p. 235.

gestif. J'ai rencontré un certain nombre de fois Phypérémie méningo-encéphaliqae de la paralysie générale localisée unilatéralement dans un seul lobe, le lobe congénère étant relativement respecté. (Ce fait peut expliquer la persistance d'une certaine lucidité avec des troubles concomitants des facultés mentales.)

Dans l'écorce et les noyaux centraux on rencontre souvent des foyers d'hypérémie nettement limités dont les caractères physiques varient suivant l'état d'engorgement ou de déplétion des capillaires intéressés.

Ainsi, dans l'écorce, il n'est pas rare de rencontrer, dans certaines formes de manie chronique avec excitation (chez des hallucinés silencieux, inquiets et tourmentés) les zones profondes seules fortement hypérémiées, les zones méningées étant grisâtres et ischémiées (PL III, fig. 2 et fig. 4).

Dans d'autres circonstances, chez les épileptiques en particulier, les foyers d'hypérémie ne se rencontrent pas comme précédemment sous la forme diffuse d'un liseré continu de colorationrosée, mais bien sous l'apparence de petites nébulosités rougeâtres, du volume d'un pois, qui, situées plus ou moins profondément dans l'épaisseur de l'écorce, sont d'un rouge vif dans les foyers récents, rouge de rouille, et enfin jaune mauve dans les foyers plus anciens : dans leurs expansions les plus anciennes, elles ne se présentent plus que sous l'apparence de petites teintes de coloration blanc jaunâtre.

Examinés en eux-mêmes dans leurs parois, les capillaires, qui jouent un si grand rôle dans les phénomènes des hypérémies, présentent aussi des modifications très notables.

Ils sont gonflés, doublés de volume, développés çà et là en ampoule, ils contiennent un coagulum fibrino-albumineux, au milieu duquel les globules sont entassés et empilés. La matière hématique dans certains cas s'infiltre à travers leur paroi, passe dans la gaine péri-vasculaire et l'injecte ; d'autres fois lorsque l'effort congestif est plus considérable, la matière exsudée ne s'arrête pas là, et, comme une inondation, s'étend dans toutes les régions ambiantes et infiltre les tissus. Les cellules nerveuses sont ainsi engluées dans l'exsudat et plongées clans une atmosphère de substance hétérogène impropre à leur vie. Elles s'imbibent forcément de matière hématique, suspendent leur activité propre et tombent rapidement dans les phases de la régression.

Dans les hypérémies chroniques, les vaisseaux sont largement dilatés, leurs parois sont épaissies, criblées de granulations granulo-graissouses, de corpuscules de Gluge et de cristaux d'hématoïdines qui annoncent le

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