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DE L'ISOLEMENT

Du moment que les troubles des facultés mentales ont acquis chez l'individu malade une intensité telle qu'il est devenu incoercible, tumultueux violent, qu'il n'a plus conscience de ses actes, qu'il devient menaçant pour son entourage, il y a alors des mesures urgentes à prendre au point de vue du traitement de la maladie et à pourvoir à la sécurité des personnes qui l'environnent. — Le malade inconscient, dangereux pour lui-même et pour autrui, tombe sous le coup de l'application de la loi de 1838 sur les aliénés, laquelle le prive de sa liberté momentanément, et autorise ses parents, ses amis, l'autorité publique, à l'isoler provisoirement de la société, et à le séquestrer dans des asiles spéciaux, où il est destiné à rencontrer les meilleures conditions pour favoriser son rétablissement.

Dans le traitement de l'aliénation mentale, avec excitation et inconscience, l'isolement du milieu ambiant est donc la mesure indispensable qui s'impose d'emblée au médecin (1).

On ne peut jamais soigner ni traiter convenablemeut une maladie mentale dans le milieu où elle a pris naissance. — Bien plus, l'influence du changement de milieu a une portée si considérable sur la direction des idées et des sentiments, que je n'hésite pas à dire que dans un grand

(1) Bucknill etTuke, Prophylaxie des maladies mentales. Annales méd.-psych., 1878. t. I, p. 296.

Gaussait, Pi^ophylaxie, id. ibid., 1845, t. II, p. 146.

nombre de cas, même dans les circonstances où les malades ne sont pas violents, on ils ont, comme on dit, une folie calme, la vie tranquille d'un asile, les conditions hygiéniques particulières qu'ils y rencontrent, les influences spéciales en vertu desquels ils ne se sentent plus les maîtres comme ils le sont chez eux, deviennent des adjuvants puissants qui concourent heureusement au redressement de certaines aberrations mentales, et celles-ci guérissent d'autant plus heureusement qu'elles s'exercent en dehors de leur milieu habituel, lequel devient un milieu véritablement angénésique.

La plupart du temps les familles aisées répugnent à la mesure radicale du placement de leurs malades dans un asile.

On met alors en œuvre mille médications stériles ; on temporise, on essaye des voyages, etc., sans savoir que plus on perd de temps, plus la maladie s'aggrave, et que les chances de guérison sont d'autant plus multipliées que la médication est pratiquée à une période plus rapprochée des débuts.

Dans certaines circonstances, des familles riches essayent d'installer dans des villas convenablement situées, l'isolement du malade et de créer ainsi une sorte d'asile indépendant.

Mais il ne faut pas s'illusionner, —ces installations dispendieuses ne sont souvent qu'un trompe-l'œil, car il leur manque toujours, au point de vue des soins, de la surveillance et de l'attention des personnes employées, l'esprit d'ordre et de hiérarchie qui se retrouve fatalement dans les asiles. Quoi qu'on fasse, les malades sont toujours surveillés avec mollesse et abandonnés, le plus souvent, aux soins de serviteurs irresponsables. Il faut bien dire aussi que l'action du médecin n'est jamais aussi incessante, ni aussi continue, ce qui peut amener de très graves complications — telles que des évasions, des suicides, etc.

L'isolement étant résolu en principe il i e à diriger le malade sur l'asile et à le décider à quitter son domicile. -- Cette opération qui semble à priori, la plupart du temps très ardue à mener à bonne fin, est, au contraire, généralement facile quand elle est confiée à des gens expérimentés, qui connaissent jusqu'où peut aller la crédulité des aliénés.

On cherche, en effet, un prétexte quelconque, en harmonie avec les idées délirantes du sujet. — S'il a des tendances à faire des achats, on lui indique une propriété à vendre ou à louer, et on lui fait visiter l'asile.

S'agit-il d'un homme qui a de grandes affaires en tête, on lui annonce que tel ou tel personnage, qui fait partie de ses conceptions délirantes, lui

a donné rendez-vous et l'envoie chercher; le malade accepte volontiers la proposition et suit la personne qui le dirige.

S'agit-il d'un homme qui craint d'être empoisonné, on l'invite de la part de l'autorité publique, de la part du préfet de police, par exemple, à venir faire sa déposition et à dénoncer de vive voix au parquet les tentatives d'empoisonnement dont il a été l'objet. Il acquiesce, d'habitude, et se rend volontiers à l'endroit qu'on lui désigne, sans méfiance.

Une fois introduit dans l'asile le malade commence une vie nouvelle, il voit des figures qu'il ne connaît pas, il s'étonne de se trouver dans un milieu nouveau, si bien qu'immédiatement dans la trame de toutes ses idées délirantes, une discontinuité s'opère. Il est saisi, étonné, et cet effet émotif produit déjà une diversion salutaire.

Les premiers jours écoulés le malade subit forcément l'entraînement général de la vie commune. — Les écarts de sa volonté se trouvent annihilés par la règle; il se lève à heure fixe, il s'alimente, il se promène, il se couche pareillement à des heures déterminées. — Sa vie cesse d'être au gré de ses caprices, et se trouve disposée d'une façon régulière et hygiénique.

Il ne rencontre plus, comme dans sa famille, des parents inexpérimentés qui cherchaient à s'opposer à ses fausses conceptions et qui, maladroitement, contredisant ses projets, l'excitaient inconsciemment par les perpétuels obstacles qu'ils soulevaient à propos de chaque idée nouvelle.

Dans l'asile il ne trouve aucune résistance, ses forces d'activité morbide se répandent en liberté; il raconte à des compagnons complaisants, ses conceptions grandioses ou ses appréhensions; on l'écoute, il répète à satiété les mêmes choses et personne n'y met obstacle. A la rigueur on lui fournit du papier pour écrire, et c'est une nouvelle soupape de sûreté par laquelle s'échappe son exubérance.

Les paralytiques en période de délire maniaque, lorsqu'on les conduit à l'asile, acceptent volontiers les idées qu'on leur suscite, ils se croient volontiers de grands personnages et continuent leur délire avec certaines particularités accessoires qu'ils ont puisées dans leur milieu nouveau. — Mais la maladie poursuivant sa marche envahissante, ils perdent rapidement la mémoire, ils oublient leur passé, et après avoir été violents dans les premiers temps, s'acclimatent parfaitement à leur nouvelle situation et, tout en se comportant comme des hommes bien portants, présenjent des interruptions de souvenirs qui font qu'en quelques semaines ils ont presque totalement oublié leur ancienne existence.

Ceux au contraire qui ne sont que partiellement envahis, les hallucinés, les persécutés, acceptent en général moins aisément l'isolement qu'on

leur impose. C'est cette catégorie de malades qui est la plus difficile à dirige!' et qui, par ses réclamations incessantes aux autorités, devient pour les directeurs d'asiles une source de tracasseries journalières. Mais une fois que la situation légale des malades a été établie après enquête, une fois qu'ils ont été pourvus d'un dossier administratif spécial, ces malades perdent peu à peu, par le fait même de la persistance du mal qui les domine, leur énergie du début et finissent par tomber dans un état d'hébétude et de monotonie dans leur mode de réclamations, qui annonce l'envahissement et la démence.

Pour que les effets de l'isolement donnent les meilleurs résultats possibles il faut, que, au moins dans les premiers temps du traitement, la famille et les amis aient le courage de s'abstenir de faire des visites aux malades qui ont été confiés à l'asile. — Il faut que le médecin, qui a la responsabilité du traitement soit bien persuadé de ce fait, que les sentiments de famille sont les plus émouvants et que, puisqu'on s'est décidé à opérer la séparation, pour accorder le repos à un cerveau fatigué, il ne convient pas dans l'intérêt des effets thérapeutiques de venir inconsidérément ébranler ce cerveau fatigué, susciter des émotions inopportunes, et troubler une période de repos si difficilement conquise.

C'est donc une question des pins délicates que celle de l'opportunité des premières visites à faire à des malades en traitement, et le médecin qui les autorise ne saurait mettre trop de réserves et de réflexion avant d'y consentir, surtout quand il s'agit de paralytiques. Chaque mouvement émotif devient en effet chez eux une cause d'afflux du sang vers le cerveau, et l' expérience prouve que le nombre des malades est grand qui, le soir du jour où ils ont reçu une visite, refusent de dîner, restent éveillés pendant la nuit, s'agitent inconsciemment, et quelquefois même sont frappés inopinément d'attaques de congestion cérébrale.

Au fur et à mesure que l'excitation vient à tomber, que les idées délirantes se manifestent avec moins d'intensité, qu'en un mot les malades entrent en convalescence, il leur est. permis de recevoir des visites et de les rapatrier avec leurs anciennes habitudes. — On les change de quartier, on les fart passer dans la division des convalescents, on les initie à des réunions communes; on les fait participer à des jeux de société, à quelques promenades en dehors de l'établissement soit à pied, soit en voiture, puis à des excursions aux environs; et, quand on a pu se convaincre ainsi de l'aptitude qu'ils peuvent avoir à supporter les fatigues de la vie courante; qu'ils ont récupéré une certaine verdeur d'esprit, et la conscience de leurs forces

physiques et morales, on peut impunément les rendre à leurs familles qui doivent s'engager à surveiller encore leur convalescence.

Lorsque le mouvement de convalescence ne se manifeste pas régulièrement et que la maladie a une tendance à prendre une marche chronique, les malades, perdent peu à peu la mémoire du monde qu'ils ont quitté. — Ils s'absorbent de plus en plus dans leurs fausses conceptions. Ils s'inquiètent fort peu de ce que disent ou font leurs voisins, ils n'ont aucune soif de nouveautés, et vivent du jour au jour avec les mêmes idées. — Esclaves de leurs habitudes acquises, ils se promènent dans les mêmes allées répétant quotidiennement les mêmes phrases. Ils affectent toujours les mêmes places, ■vivent d'une façon monotone invariable, comme des individualités chez lesquelles toute activité spontanée a disparu pour faire place à une activité complètement automatique. Les affections de famille sont éteintes peu à peu, ainsi que la conscience du temps qui s'écoule; ils vivent indifférents à tout, insouciants des vicissitudes atmosphériques, insouciants du respect d'eux-mêmes, de la propreté et des besoins physiques ; ils oublient quelquefois d'uriner, d'aller à la garde-robe. Ils oublieraient même de s'alimenter, s'ils n'avaient l'habitude à certaines heures de voir la table couverte se présenter devant eux. Leur journée se passe dans une inactivité complète, et c'est en vain que l'on fait des tentatives pour solliciter d'eux quelque travail manuel. Si les aliénés des classes pauvres sont aptes dans les asiles publics à rendre quelques services et à travailler de leur ancien état, il est impossible parmi les aliénés des classes élevées de la société de pouvoir obtenir quelques efforts soutenus de labeur manuel. J'ai toujours échoué dans cet ordre de tentatives.

Les femmes seules sont bien plus aptes à persévérer dans leurs anciennes habitudes laborieuses; la plupart d'entre elles, même celles qui sont déjà dans un certain état de démence, sont encore capables de s'occuper de quelques menus travaux pour faire des broderies ou de la tapisserie, soit à l'aiguille, soit pour s'occuper des soins de la toilette personnelle.

2° BALNÉATION

Après l'isolement, je considère les bains tièdes et prolongés comme la médication la plus puissante qui puisse être employée dans le traitement des maladie mentales.

Cette médication doit être mise en œuvre d'une façon méthodique et

réglée par avance (I). Les baignoires doivent être fixées au sol, l'eau chaude el l'eau froide devant y arriver d'une façon graduée, et sans que le malade puisse intervenir dans leur répartition.

Lorsque les malades sont agités, ils doivent être introduits dans la baignoire emplie à moitié, et une fuis introduits, la baignoire doit être fermée à l'aide d'une toile imperméable fixée à son pourtour, et pourvue d'une ouverture cà travers laquelle le malade passe la tète.

Il est préférable pour les agités d'avoir une plaque métallique, occupant la Moitié de la baignoire et munie d'une échancrure suffisamment aisée poulies maintenir la tète bors de l'eau, immergés dans l'eau.

On peut à l'aide de cet opercule les maintenir tout le temps que bon veut. La durée du bain, pour produire un effet sérieux chez eux, doit être en movenne de six à sept heures consécutives. L'eau doit être maintenue à la température constante d'environ 35 degrés centigrades.

rendant l'été, j'ai pu pendant plusieurs joursdesuite administrer, dansdes cas de manie aiguë, des bains prolongés de dix à douze heures consécutives. Ces bains prolongés ont une action très heureuse dans les cas de manie avec excitation. Au bout de une ou deux heures de séjour dans l'eau, quelquefois davantage, les malades commencent à sentir les effets sédatifs du bain, et alors qu'ils vociféraient sans cesse et qu'ils étaient tumultueux, au début, ils deviennent insensiblement calmes et cessent décrier.

Pour pouvoir faire rendre à cette médication tous les effets salutaires qu'elle est destinée à fournir, j'insiste sur les deux préceptes suivants. 1° Maintenir la tête du malade complètement réfrigérée pendant tout le temps du bain, soit à l'aide d'un courant d'eau continu fourni par un appareil à irrigation, soit à l'aide de compresses mouillées dans un seau d'eau fraîche et maintenues humides, à l'aide de l'application d'une éponge.

-2» Alimenter le malade pendant tout le temps du bain comme s'il était au dehors, et lui faire faire ainsi son déjeuner ou son dîner complet.

En dehors des bains, tièdes prolongés et institués ainsi qu'il vient d'être dit, on peut avoirrecours avec succès chez les individus affaiblis, réfrigérés, chez les lypémaniaques en stupeur dont la sensibilité cutanée est émoussée, à des bains sinapisés (2).

Ces bains dans lesquels on met d'habitude 300 à 100 grammes de farine de moutarde peuvent être prolongés pendant une période de vingt à trente

1 1) Berthomier, Des bains tiedes prolongés au point de rue de la soustraction de lachaleur. Thèse Paris, 1874.

(2) Laurent, Des bains généraux sinapisés dans le traitement de la folie. Annales méd.-psgch.. t. I, p. 380.

minutes. Chez certains sujets, la rubéfaction de la peau commence à paraître au bout de ce temps, chez d'autres, même au bout de deux heures de séjour prolongé, la rubéfaction n'apparaît pas. Néanmoius il est bon de ne pas se décourager à une première tentative, et de réitérer l'immersion ]es jours suivants. Il est rare, en effet, en multipliant les immersions sinapisées de ne pas voir la peau rougir, et le malade sentir peu à peu les effets révulsifs de l'application sinapisée.

3° D0UCHE3

On a employé pendant un certain temps, comme traitement topique par excellence de la folie, la douche représentée par une colonne d'eau d'un diamètre variable tombant d'une certaine hauteur sur la tète des malades. Ce moyen d'action, qui d'une part provoque un saisissement profond avec suffocation et à la suite une réaction vive, me parait un de ces procédés thérapeutiques violentsessentiellement perturbateurs qui doit être proscrit, la plupart du temps, du traitement méthodique des maladies mentales.

La seule pratique qui doit être régulièrement maintenue, c'est celle de la douche en pluie de moyenne intensité, avec cette notion fournie par l'expérience, que si l'action d'un jet de pluie fine, directement appliqué sur la tête, amène immédiatement une réfrigération locale, cette période de réfrigération est suivie à bref délai d'une période réactionnelle et, par conséquent, que s'il est des cas dans lesquels la douche doit être mise en usage, cet usage doit être réservé aux malades déprimés, non encore en stupeur, et qui ont besoin d'être momentanément surexcités.

Elle doit être proscrite dans tous les cas de légère excitation, et surtout chez les paralytiques.

La douche en jet doit être réservée surtout aux individus affaiblis, dont les fonctions de la moelle sont alanguies, tels que les gâteux atteints del'incontinence d'urine. Chez ces malades, lorsque la température extérieure le permet, on peut avec succès appliquer la douche en jet sur le rachis, au niveau de la région lombaire, pendant une ou deux minutes, et le diriger ensuite dans la région hypogastrique.

On arrive ainsi h relever les forces toniques de ces régions torpides et pendant un certain temps h enrayer l'inertie des sphincters (1).

(Il Rech, De la douche et des affusions d'eau froide sur la tête dans le traitement de l'aliénation mentale. Annales méd.-psnch., 1847, t. I, p 124.

4° RÉFRIGÉRANTS CÉPH.VLIQUES

Les recherches de la physiologie moderne ont mis surtout eu valeur ce fait important, sur lequel nous avons insisté que, lorsque le cerveau fonctionne d'une façon morbide, lorsqu'il y a du délire, celte activité morbide est accompagnée d'une chaleur locale qui s'élève de un ou de deux degrés audessus de la normale, et de plus que cette chaleur est souvent inégalement répartie d'un côlé à l'autre. — L'indication thérapique logique qui découle de cette notion, c'est d'arriver le plus possible dans les phases aiguës de la maladie à réfrigérer la tète, et à amoindrir la fluxion congestive qui échauffe le cerveau.

Pour arriver à ce but, il y a plusieurs procédés plus ou moins efficaces auxquels il convient immédiatement d'avoir recours.

V C'est d'abord l'emploi de compresses incessamment imbibées d'eau fraîche.

C'est principalement pendant la nuit qu'il importe de procéder avec méthode à la réfrigération de la tête. Une toile imperméable recouverte d'un linge esi appliquée directement sous la nuque, et un service de veilleurs doit être chargé toutes les demi-heures ou toutes les heures, de renouveler l'application de compresses mouillées qui doivent être continuellement appliquées sur la région frontale et toute la portion découverte du crâne.

2° Un deuxième moyen de réfrigération, quand on peut l'appliquer convenablement, consiste dans l'usage des appareils à irrigation continue, utilisés journellement dans la pratique chirurgicale.

Le malade fixé dans son lit doit avoir le front couvert d'une compresse sur laquelle le courant d'irrigation ne doit pas cesser découler. On dispose la toile imperméable sous-occipitale en forme de rigole, de manière à diriger en dehors du lit l'excès de liquide.

A l'aide d'un procédé semblable on peut amener la réfrigération de la tête au bout de quelques heures, et, finalement, provoquer le sommeil chez les agités.

On peut encore dans la même intention, avoir recours utilement à une calotte de caoutchouc double qui emboîte convenablement la partie libre du crâne, et à travers la duplicature de laquelle on fait passer un courant continu. Ce courant amène une réfrigération locale plus rapide que les

moyens précédents. — La peau de la tète est très notablement réfrigérée au bout de deux heures d'application. J'ai pu, à l'aide de cet appareil, modérer très heureusement certains mouvements fluxionnaires vers la tête, accompagnés de violente excitation.

Les malades ont quelquefois conscience du bien-être que ces moyens de réfrigération leur procurent, et, dans les intervalles lucides qu'ils traversent, on est tout surpris de les entendre réclamer spontanément l'emploi des moyens réfrigérants qui les ont soulagés.

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