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LÉSIONS DES COUCHES OPTIQUES

Les noyaux des couches optiques, qui jouent un rôle si important dans les phénomènes physiologiques de la transmission des, impressions sensorielles sont pareillement intéressés dans ce complexus morbide qui constitue les processus hallucinatoires (fig. 9 et 11).

Chez les hallucinés chroniques, chez ceux qui succombent avec de l'excitation passagère et des phénomènes de démence, on trouve dans le tissu des couches optiques des dégénérescences diverses qui annoncent que ce tissu a été ravagé à différentes reprises par des perturbations variées des voies circulatoires.

Tantôt ce sont de petits noyaux hémorrhagiques, à différentes phases régressives qui apparaissent sous forme de petites taches brunâtres,, vineuses ; d'autres fois, ce sont des cavités aréolaires disséminées dans les noyaux, et qui constituent différents foyers de ramollissement, liés à l'existence des dégénérescences athéromateuses des parois des capillaires (pi. III, fig. 1 et.pl. IV, fig. 3).

Une forme spéciale d'altération chronique, que Ton trouve quelquefois dans les couches optiques, c'est la dégénérescence scléreuse.

On note, en effet, que chez certains hallucinés les couches optiques sont blafardes, décolorées, presque exsangues, et, seulement à l'incision du tissu, on constate que la lumière des vaisseaux incisés reste béante, comme lorsqu'il existe une véritable sclérose interstitielle. Dans ces circonstances, si l'on étudie histologiquement le tissu thalamique, on y rencontre une formation scléreuse de nouvelle formation qui, prenant son point de départ dans un épaississement morbide des parois de Pépendyme, gagne profondément, s'insinue dans la masse centrale sous forme de trabécules périvasculaires, et finit par envahir les différents noyaux en se substituant à leurs éléments nerveux.

Cette formation scléreuse interstitielle est accompagnée d'hypérémies partielles et d'une forte proportion de corpuscules amyloïdes. Le tissu qui la constitue est formé par un réticulum fibrillaire très fin, très serré et qui forme une sorte de gangue d'aspect homogène.

Cette néoplasie envahissante amène avec elle les troubles nutritifs habituels qu'elle détermine partout ailleurs sur les éléments actifs de l'innervation. — Les cellules nerveuses sont plus ou moins raréfiées : c'est à peine si, dans quelques régions, on rencontre ça et là quelques agglomérations.Celles qui persistent sont la plupart du temps, granuleuses, amaigries, et à différentes périodes de régression.

Dans les formes aiguës des processus hallucinatoires, et chez les sujets qui succombent en période d'excitation, on rencontre une vascularisation très intense dans les régions centrales des noyaux et, en particulier, dans la substance grise du 3e ventricule (pi. IV, fig. 1, fig. 2 et fig. 3).

Il m'est arrivé quelquefois de rencontrer dans les régions externes des couches optiques, là où les fibres de la couronne rayonnante viennent se perdre insensiblement dans le tissu thalamique, les cellules nerveuses très notablement augmentées de volume et, par conséquent, paraissant être en période de suractivité fonctionnelle.

Chez les hypochondriaques ayant eu pendant la vie soit des illusions, soit des hallucinations de la sensibilité viscérale, j'ai pareillement constaté, un certain nombre de fois, que les réseaux de la substance grise centrale, qui représentent (ainsi que nous l'avons indiqué déjà fig. 0 et 11) le lieu de passage des impressions irradiées de la périphérie viscérale étaient le siège de foyers d'hvpérémie, de taches rouges diffuses, qui indiquaient les traces persistantes de foyers d'irritation nettement localisés — dans ces cas les parois du 3° ventricule étaient plus ou moins teintées en rose, et offraient des striations vasculaires éparses, discrètes, et çà et là des paquets d'hypéréinie très intense (pi. III, fig. 3).

3* DÉDUCTION DE PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE AU SUJET DE L'ÉVOLUTION DES PROCESSUS

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