‹ Traité clinique et practique des maladies mentalesChapitre 197 sur 286 · DE LA STUPEUR 'SIMPLE · texte numérisé non relu

DE LA STUPEUR 'SIMPLE

La sensibilité cutanée est plus ou moins obtuse, il en est de même de la sensibilité des muqueuses. Dans les phases avancées de la stupeur, les cornées deviennent insensibles aux attouchements. Il en est de même pour les conjonctives. L'anesthésie arrive à un tel degré, que l'on voit chez quelques-uns les mouches pendant l'été venir impunément se promener sur leur visage, et se désaltérer dans le sac lacrymal.

Cette insensibilité des muqueuses est une cause fréquente d'incontinence des matières fécales et des urines qui passent sans révéler aucune sensation.

A mesure que les symptômes s'accentuent, les fonctions digestives sont de plus en plus troublées. L'alimentation est très difficile, il faut nourrir ie malade bouchée par bouchée, et souvent même l'alimentation à la sonde devient tout à fait indispensable.

Dans une pareille situation, l'amaigrissement fait des progrès rapides, les malades s'étiolent de plus en plus et peuvent être emportés par des complications incidentes, telles que des eschares, des maladies thoraciques. Ou bien, ils succombent à un affaiblissement progressif des forces physiques, qui constitue un véritable marasme auquel on ne peut les soustraire

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