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DES CAPILLAIRES

peuvent se déclarer dans tout un territoire de l'écorce, par le fait seul du développement exubérant de ces mêmes fibres circulaires des vaisseaux, qui interrompent, ipso fado, le cours du sang dans les régions intéressées.

On comprend encore comment, en vertu de ces mêmes conditions, la dilatation mécanique des vaisseaux, devenue continue, doit amener des hyperhémies chroniques locales et partielles dans telle ou telle région par la prolification du tissu sclérosique en activité.

En dehorsde ces épaississements scléreux des parois des capillaires, qui sont destinés à jouer un rôle si important dans les phénomènes de la vie des cellules nerveuses, ces mêmes parois peuvent présenter des modifications de structure plus ou moins profondes, telles que les dégénérescences athéromateuse, colloïde, anévrismatique, etc.

La dégénérescence athéromateuse, que l'on constate même assez fréquemment chez les sujets jeunes clans certaines formes de maladies mentales, est constituée par l'existence de dépôts granulo-graisseux infiltrés dans l'épaisseur du vaisseau. Ces dépôts, qui se caractérisent à l'œil nu tantôt sous forme de plaques blanchâtres, tantôt sous forme de dépôts plus ou moins tubuleux, se reconnaissent au microscope par la présence de granulations jaunâtres plus ou moins abondantes, faisant corps avec la paroi même du capillaire et quelquefois faisant saillie clans sa cavité. Ces dépôts sont constitués par une substance organique et par une substance minérale faisant effervescence avec les acides (1).

La dégénérescence colloïde, dont Magnan, dans ces dernières années, a donné une bonne description, est caractérisée par un épaississement très notable des parois des capillaires. Elles se présentent à la coupe sous un aspect gélatineux : elles sont hyalines, transparentes et d'apparence amorphe (2), et présentent des caractères physico-chimiques analogues à ceux de la matière colloïde elle-même.

La dégénérescence anévrismatique miliaire, dont l'étude a été surtout mise en évidence parles travaux des anatomistes modernes, est caractérisée par l'existence des petites masses arrondies et globuleuses, appendues le long de la continuité des vaisseaux ; elles sont d'une couleur rouge qui tranche très nettement avec le tissu ambiant, duquel on peut facilement les énucléer

(1) Voy. le travail de L. Meyer sur la dégénérescence graisseuse des parois des capillaires (Annales méclico-psych., t. II, p. 170,1873).

(2) Magnan, Archives de physiologie, mars 1869.

luys. 2

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à l'aide d'une pointe d'aiguille. Leur volume est en général de 1/10 à 1 millimètre; leur forme est tantôt ampullaire, tantôt arrondie uetlemenl. Quelquefois elles ><Mit pédiculées. On peut en rencontrer deux ou trois seulement, el parfois plusieurs centaines. Elles siègent de préférence soit dans l'écorce, soil dans les noyaux centraux.

Au point de vue de leur structure, elles résultent la plupart du temps de la rupture de la paroi propre du vaisseau préalablement malade; le sang nmule alors entre celte paroi perforée et la gaine lymphatique : l'anévrisme est ainsi constitué. 0d comprend ainsi l'instantanéité et la soudainetédes phénomènes apoplectiques causés par la rupture d'une tumeur ainsi constituée, qui donne instantanément issue à une inondation sanguine faisant effraction dans les tissus et portant au loin ses ravages {[).

■ I Charcot et Bouchard, Nouvelles recherchet sut la pathogénie de l'hémorragie cérébrale de physiologie, 1868).

Leliert, des Anérrismes cérébraux (Annales méilico-jw/ch., t. I, p. 513, 1819).

Me ver, Dégénérescence anévrismale des capillaires de l'écorce (Annales médico-psiph., 1870, t. 1. p. 155).

Batly Toke, Lésions syphilitiques des capillaires cérébraux 'Annales médieo-psych., 1878, t. I, p.

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