‹ Traité clinique et practique des maladies mentalesChapitre 206 sur 286 · PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE DES PROCESSUS LYPÉMANIAQUES · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE DES PROCESSUS LYPÉMANIAQUES

Après avoir ainsi exposé les formes cliniques des différents types des lypémanies, et montré les différentes particularités qui appartiennent à chacune d'elles, nous pouvons essayer de réunir les faits cliniques aux données positives que l'anatomie pathologique nous a révélées, et d'instituer quelques aperçus physiologiques destinés à donner une interprétation rationnelle aux phénomènes cliniques mis en évidence.

Il ressort des faits pendants exposés que :

1° La plupart du temps, les troubles lypémaniaques ont été rencontrés chez les sujets dont le cerveau présentait certaines anomalies morphologiques, — ce qui indique déjà une influence héréditaire qui s'accentue dans la constitution fondamentale des plis corticaux, et implique par cela même l'existence d'une prédisposition congénitale. — A ce point de vue les troubles lypémaniaques rentrent donc dans cette grande catégorie des anciennes vésanies liées plus ou moins aux lois fatales de l'hérédité morbide, l'anatomie pathologique ne fait donc que de donner un nouvel appui à d'anciennes observations consacrées par l'expérience des siècles.

2° L'état ischémique du cerveau correspond à l'état lypémaniaque et dépressif des fonctions nerveuses.

Les détails de physiologie normale dans lesquels nous somme s entré au sujet des conditions spéciales de la vie des cellules nerveuses et du rôle capital que joue le sang dans les phénomènes de leur activité, nous dispensent de fournir de nouveaux développements à ce sujet. L'examen nécropsique du cerveau des lypémaniaques nous montre, en effet, que les choses se passent ainsi que nous les avons indiquées, et que les phénomènes de la dépression des forces mentales et psycho-motrices ne sont attri-

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