‹ Traité clinique et practique des maladies mentalesChapitre 208 sur 286 · PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE DE LA LSPÉMGHIE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE DE LA LSPÉMGHIE

que jouent dans la pathogénie des processus lypémaniaques, les troubles circulatoires spasmodiques d'origine vaso-motrice.

Nous avons montré en effet que la raréfaction des canaux vasculaires et, par suite, l'ischémie, soit localisée dans un territoire spécial de l'écorce, soit disséminée dans toute l'étendue de la trame nerveuse, constituait le caractère essentiel et vraiment pathognomonique des processus Ivpémaniaques.

Or, ces phénomènes de ralentissement du cours du sang dans la trame encéphalique (à part le cas d'embolie ou de thrombose) ne sont tous que des \ phénomènes purement dynamiques, liés à un spasme vaso-moteur sévissant çà et là dans tel ou tel département du système capillaire, et dépendant/^ par cela même d'une réaction purement vitale de L'organisme.

C'est parce qu'il a été ébranlé dans ses régions sensibles, qu'il a été ému, saisi, que l'homme est pris de spasme subit du côlé de ses vaisseaux encéphaliques. — Il est pris à l'intérieur de son crâne d'un spasme ischémique instantané, comme on le voit être pris d'un spasme instantané des vaisseaux de la face, alors qu'il pâlit subitement sous l'action d'une incitation morale ou qu'il rougit alternativement.

Ces états spasmodiques des voies circulatoires sévissant sur la fibre musculaire organique ne sont pas rares dans le jeu des fonctions de l'organisme. Après avoir cité les spasmes des vaisseaux de la face, consécutifs à une émotion morale; ne pourrions-nous pas citerces spasmes des voies biliaires, — ces spasmes des tuniques intestinales, qui apparaissent dans les mêmes conditions, et qui développent des troubles d'autant plus variés qu'ils sévissent çà et là, dans des départements isolés de l'organisme?

L'étiologie générale du processus lypémaniaque plaide en faveur de cette manière de voir, et nous montre à chaque exemple les influences morales prolongées, les chagrins, les émotions frappant le sensorium et sollicitant les réactions vaso-motrices concordantes. L'état spasmodique, phénomène fugitif et transitoire au début, peut se prolonger un temps plus ou moins long et déterminer à la suite des lésions fixes et incurables.

C'est encore à cette intervention rivale de l'élément vaso-moteur, qu'il faut remonter pour comprendre cette rapidité d'apparition de certains phénomènes lypémaniaques, et la non moins grande rapidité de la disparition. Danscerlaines formes de lypémanie périodique, c'est en quelques heures seulement que la période dépressive et lypémaniaque se révèle. — Tel malade que l'on a vu la veille gai, animé, brillant dans sa conversation, appa-

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rali le lendemain, pâle, fatigué, hébété, la peau des mains froide, et déprimé danstout son être. Ces passages de l'état de l'activité nerveuse à l'état de torpidité ne peuvent vraisemblablement pas trouver d'autre explication rationnelle que dans un trouble rapide et soudain survenu dans l'innervation vasomotrice qui prive, à un moment donné, toute uno région encéphalique de ses moyens de nutrition normale.

I,. — PSYCHOPHATIES CARACTÉRISÉES PAR U'AUTERJV*ACE CHEÏ UE MÊME SUJET RE PROCESSUS ISCHÉMIQUES ET OIPERDÉ- MIQUES.

l'hyperhémie (excitation) l'ischémie (dépression) se succèdent chez le même

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