CHAPITRE II
FHKSOMEîïES PE U MALADIE CONFIRMER
Lorsque l'aggravation des symptômes amène la famille à avoir recours à l'assistance du médecin, le malade consent quelquefois à être examiné, et alors il lui répond comme à tout le monde, avec aisance. Il révèle ses projets et soutient toujours qu'il n'a pas besoin de prendre des médicaments, attendu qu'il n'est pas malade et qu'il ne s'est jamais mieux porté.
Cependant si on a la bonne fortune de captiver son attention et d'avoir sa confiance, il vous fera volontiers certains aveux contradictoires : il vous parlera d'une façon très nette de certains malaises cérébraux qu'il ressent, de la sensation d'une calotte de plomb qui presse sur sa tète, d'une pression d'étau qui lui comprime la face et les tempes, — d'une sensation d'eau bouillante dans la tête, de picotements électriques dont la peau est le siège, de décharges électriques qui lui font faire des sauts dans le lit et le laissent anéanti comme s'il avait reçu un coup de massue; — il vous dira en outre qu'il ne dort pas pendant la nuit et qu'il fait de nombreux projets qu'il inscrit sur le papier.
Si on procède ensuite à l'examen régulier, on note une série de phénomènes d'ordre psychique et d'ordre somatique qui doivent isolément être passés en revue.
Les troubles psychiques comprennent :
1° Le délire avec ses modalités variées, compliqué d'affaiblissement intellectuel;
2° L'amnésie.
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