‹ Traité clinique et practique des maladies mentalesChapitre 224 sur 286 · III. -- TROUBLES 1>E LA PERCEPTION SENSORIELLE ET HALLUCINATIONS · texte numérisé non relu

III. -- TROUBLES 1>E LA PERCEPTION SENSORIELLE ET HALLUCINATIONS

Hallucinations illusoires. — La perception nette des choses de la réalité est très notablement troublée chez les paralytiques, dans les formes expansives aussi Lien que dans les formes dépressives, par les modifications survenues dans les régions qui servent de transmission aux incitations

du dehors.

Les noyaux centraux participent, ainsi que nous l'avons vu, à la désorganisation qui frappe dans toutes ses parties l'axe cérébro-spinal ; il en est de même des nerfs périphériques qui sont eux-mêmes, soit primitivement, soit consécutivement intéressés dans leur structure ; — de là des hallucinations, des illusions sensorielles; — de là, une obtusion de la sensibilité des sens, des muqueuses, du tégument cutané qui s'oblitère de plus en plus, si bien que les malades n'ont pas conscience de ce qui se l'ait autour d'eux, ni du chaud, ni du froid, ni des mouvements qu'ils opèrent.

Les hallucinations et les illusions sensorielles se rencontrent assez fréquemment chez les paralytiques, aussi bien dans les formes expansives que dans le- formes dépressives.

Dans les premières, alors qu'il y a délire et agitation, les malades très nettement interpellent des êtres imaginaires qui semblent se présenter devant eux, ils entendent des voix auxquelles ils répondent. Mais comme le délire est actif, les hallucinations se mêlent avec le délire et forment, îa plupart du temps, un complexus inextricable.

Dans les formes subaiguës, les processus hallucinatoires sont plus nettement perceptibles; j'ai vu certains malades avoir très nettement des hallucinations de l'ouïe (on leur disait des injures, on répétait des imputations inlàmes sur leur famille, etc.) ; — d'autres avoir des hallucinations du et de l'odorat, et me répéter cent fois qu'on leur faisait boire des urin manger des ordures.

Dans les formes dépressives les processus hallucinatoires paraiavoir uni' grande intensité, seulement ils ne se manifestent pas au dehors; ils s'exercent d'une façon subjective, à l'état de stimulations latentes. Les malades sont absorbés en eui-mêmes. — Ils marmottent quelques phrases entre leurs dent-, ils ont des accès de terreur ou des répulsions profondes pour certaines choses et certaines personnes, ce qui fait supposer qu'il s'opère en eux un travail intime o'obsessions hallucinatoires continues.

PARALYSIE GÉNÉRALE. — SYMPTOMATOLOGIE. 579

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