MARCHE ( I
Les processus sclérosïques qui constituent dans son essence la paralysie générale une fois qu'ils se sont implantés clans le tissu nerveux, pas plus que les processus sclérosiques congénères de Fataxie locomotrice [tabès dor salis), de la sclérose en plaques, de la paralysie agitante, ne rétrocèdent pas. Ils poursuivent sur place, fatalement, leur évolution progressive et s'avancent incessamment vers une terminaison fatale.
Ils peuvent, il est vrai, sous forme de rémission, rester stationnaires et s'immobiliser en apparence. Mais quoi qu'on en ait dit, ces temps d'arrêt ne sont quedes phases d'accalmie pendant lesquelles ils continuent silencieusement leur action destructive et provoquent des lésions incurables. — Les guérisons que l'on a signalées ne me paraissent donc jusqu'à présent que les effets d'observations incomplètement suivies.
Cette évolution des processus sclérosiques interstitiels dont nous avons indiqué déjà les principaux caractères, ainsi que les modalités multiformes sous lesquelles ils se présentent, a besoin actuellement d'être envisagée dans son ensemble, dans leurs allures propres et dans la façon spéciale dont ils se déroulent.
Nous diviserons l'évolution de la paralysie générale : — 1° en période initiale; — 2° en période moyenne, — et 3° en période terminale.
(I) Marandon de Moutyel. De la marche de h paralysie chez les héréditaires (Ann. méd.psych., 1878, (. II. p. 322 .
Doutrebente. Xote sur la marche de la paralysie générale chez les héréditaires (Ann. méd-psych., 1879, t. I. \>. 225).