‹ Traité clinique et practique des maladies mentalesChapitre 252 sur 286 · FACE EXTERNE · texte numérisé non relu

FACE EXTERNE

Scissure de Sylvius. — Elle est en général très notablement élargie, et, comme chez les singes, remonte souvent très haut à la surface de l'hémisphère. Elle laisse à découvert la plupart du temps les plis del'insula.

Sillon de Rolando. — Sa situation et son inclinaison sont à peu près normales. Sa continuité est interrompue par les irrégularités et les bosselures des circonvolutions marginales. La frontale ascendante lui imprime souvent des flexuosités multiples.

Scissure pariéto-occipitale. — Elle est en général facile à reconnaître. Sa continuité est interrompue par des plis de passage multiples.

Sillon frontal supérieur. — Il est à peine indiqué. Sa continuité est interrompue par des tractus de substance grise de la première et de la deuxième frontale quiformentdanscette régionun complexus indéchiffrable.

Sillon frontal inférieur et parallèle. — Il présente souvent un élargissement très notable par arrêt de développement de la substance grise. Cet élargissement prend quelquefois, au niveau de la frontale ascendante, l'apparence d'une fosse à radiations étoilées ou quelquefois triangulaires.

i;:;i PATHOLOGIE SPÉCIALE.

Sillon temporal parallèle. — Il est souvent très notablement élargi par résorption de l'écorce. Il se présente sous l'apparence d'une gouttière sinueuse, curviligne, qui ne remonte pas jusqu'au pli courbe, mais qui va se perdre directement dans les circonvolutions occipitales.

PLIS COP.Th MX

Les plis de la face externe présentent des modifications d'organisation bien plus apparentes que celles qui appartiennent à la face interne de chaque lobe.

Première frontale. — En général atrophiée et mal délimitée" elle présente des séries de bosselures irrégulières avec de petites fossettes. Sa face externe est plus ou moins amincie. Sa face interne, plus régulière, se rapproche davantage de l'étal normal. Son mode d'émergence à la région orbitaire est mal déterminé et son insertion sur la frontale ascendante, lorsqu'elle existe, se fait d'une façon irrégulière.

Deuxième frontale. — Elle présente les plus grandes irrégularités à gauche et à droite. Tantôt sous forme de pli double, tortueux, vermicelle, elle émerge des régions inférieures orbitaires. Tantôt sous forme d'un pli simple, grêle, étriqué, à peine renflé à sa partie médiane, elle se rapproche de la frontale ascendante sur laquelle elle s'insère à des hauteurs variables. Ce point d'insertion est différent, la plupart du temps, à gauche el h droite; ordinairement il a lieu à la portion médiane, mais dans d'autres circonstances on voit la deuxième frontale s'incurver en bas et aller s'insérer sur la frontale ascendante, précisément en un point où la troisième frontale vient s'y joindre.

Troisième frontale. — Elle est pareillement très irrégulièrement consumée à gauche et à droite. Dans ses formes les plus simples, elle se présente sous l'apparence d'un arc antéro-postérieur dépourvu de flexuosités et dont l'extrémité antérieure émerge de la région orbitaire, tandis que son extrémité postérieure se perd dans le pied de la frontale ascendante. Dans ses expressions plus complexes, la troisième frontale présente des flexuosités multipliées, analogues à celles qu'on rencontre dans les conditions normales.

Frontale ascendante. — Cette circonvolution est celle qui m'a paru jusqu'ici présenter d'une manière manifeste les traces les plus fréquentes d'arrêt de développement. Sur les 14 cerveaux que j'ai eus à examiner je l'ai trouvée atteinte sept fois. Dans ces circonstances, l'arrêt dedéveloppe-

ment porte sur sa portion supérieure, isolément, qui est atrophiée et rabougrie, ou sur sa portion inférieure qui présente les mêmes modifications. On note dans ces circonstances qu'elle présente des tronçons irréguliers sous forme de bosselures et de rétrécissements alternatifs. L'état d'atrophie des circonvolutions tributaires, lre, 2e et 3e frontales, paraît avoir une influence directe sur la nutrition de cette circonvolution, dont elles reflètent normalement l'intégrité.

Pariétale ascendante. — Cette circonvolution m'a paru moins fréquemment touchée que sa congénère la frontale ascendante. Celle-ci étant très fréquemment atrophiée, la pariétale ascendante prend quelquefois un développement compensateur. Ses rapports avec les pariétales supérieures et le pli courbe m'ont paru avoir leur régularité habituelle.

Dans un cas d'irrégularité très prononcée de la frontale ascendante, non seulement la pariétale ascendante était très développée, mais encore la pariétale supplémentaire avait acquis un volume considérable. — Dans un autre cas, les pariétales supplémentaires étaient très manifestement développées des deux côtés, et je ne saurais trop appeler l'attention sur ce fait qui montre qu'à un moment donné, des régions de l'écorce sont susceptibles d'acquérir un certain degré de développement et de constituer vis-à-vis de territoires absents de véritables régions de suppléances fonctionnelles.

Le groupe des pariétales supérieures, au moment où il se perd sur la pariétale ascendante, se déploie en arrière sous forme de plis onduleux vers les régions occipitales sans présenter de modifications morphologiques bien nettes. Cependant on peut dire que dans ce parcours la disposition générale de ces plis est d'être directement infléchie à angle presque droit, si bien que la ligne courbe hémisphérique supérieure, au lieu de s'étaler par une inclinaison douce en arrière, se coude brusquement, au contraire, et donne alors à la partie postérieure du cerveau cette forme spéciale en vertu de laquelle les régions occipitales du crâne, lorsqu'on les examine sur le vivant, apparaissent comme aplaties et sans la moindre protubérance.

Ce groupe flexueux des pariétales supérieures est séparé du pli courbe par la scissure pariéto-occipitale dont l'élargissement est d'autant plus prononcé que ces mêmes circonvolutions ont subi un travail atrophique plus considérable.

Pli courbe. — Le système du pli courbe est en général représenté avec ses éléments. Il est pareillement très irrégulièrement constitué à gauche et à droite. Ses racines antérieures et postérieures sont en général facile -

ment reconnaissables. Sa continuité est le plus souvent fragmentée par une série d'incisures parallèles plus ou moins apparentes.

Temporales. — La première temporale est un territoire de l'écorce qui est fréquemment frappé d'atrophie. La continuité de cette circonvolution est souvent interrompue, soi! d'un côté suit de l'autre, et elle ne va pas toujours d'une façon complète se perdre dans ses régions d'inosculation habituelle.

La deuxième temporale et la troisième, qui est la plupart du temps une bifurcation de celle-ci, présentent comme anomalie la disposition suivante : — c'est de ne pas remonter jusque dans la cavité du pli courbe. Elles s'arrêtent à mi-chemin et vont se perdre dans les régions occipitales.

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