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DES MÉNINGES

Les méninges constituent les membranes d'enveloppe et les moyens de nutrition de la substance cérébrale; elles comprennent la dure-mère l'arachnoïde et la pie-mère :

1° La dure-mère forme un sac fibreux, résistant, une sorte de coque enveloppante, qui bride et maintient le cerveau en sa position, ainsi qu'on peut le constater lorsqu'on a détaché la calotte du crâne.

Sa surface externe est lisse, facilement isolable de la face interne des os du crâne; elle est parcourue par les divisions de l'artère méningée moyenne qui s y ramifie; et par quelques ramifications nerveuses. Sa surface in terne est lisse et recouverte, suivant les uns, par un repli pariétal de 1 arachnoïde et, suivant les autres, par une couche plus ou moins épaisse d epitheliurn pavimenteux.

De la face interne de la dure-mère partent des prolongements qui constituent, l'un la faux du cerveau, l'autre la tente cérébelleuse.

On considère la dure-mère comme constituée par deux feuillets juxtaposes dans une partie de leur parcours.

Les points, par lesquels ils cessent d'être adhérents constituent des espaces vides qui ne sont autre chose que les sinus veineux, si abondants qui rampent dans son épaisseur. '

Au point de vue histologique, la dure-mère est essentiellement consti-

(1) Axel Key et Gustaf Retzius, Recherches sur Vanatomie du „,<tPmo r„ tissu conjonctlf (Revue des sciences médicales, 1878 p T™ 18^H- Farabeuf' de l'Epiderrne, Endothélium des centres nerveux, thèse de concours

cou^'lS^r136^' le SySt6me SérmX' mat0mie> ^J^ogie, Arachnoïde, thèse de con-

Robin et Cadiat, Sur quelques points de la texture des séreuses, Arachnoïde Evendvm,

18/6 (Journal de Vanatomie et de la physiologie, p. 6i0). "™oue, Ependyme

LUÏS.

tué,- par un feutragedes fibres Lamineuses mélangées à des éléments élastiques.

A la dure-mère se rattache la description des glandes de Pacchioni qui doivent être considérées comme des efflorescences du tissu conjonctif de la ré-ion. Elles se présentent sous formes de globes épidermiques juxtaposés, disséminés par petits îlots dans la trame fibreuse, le long de la région de la faux du cerveau. Ils forment ainsi des agglomérations d'éléments épithéliaui en voie de prolifération, tout à fait comparables à certaines productione verruqueuses de la peau (1).

o» L'arachnoïde, membrane délicate et mince se présente, à la surface des" circonvolutions, sous forme d'un tapis continu, s'étalant seulement à leur surface, sans pénétrer dans leurs anfractuosités.

Elle enveloppe le cerveau dans toute sa continuité et forme un véritable sac séreux, analogue à toutes les autres séreuses de l'économie.

On lui considère un feuillet viscéral fibro-pavimenteux, admis par tout le monde et un feuillet pariétal qui s'appliquerait à la face interne de la dure-mère, après s'être réfléchi au niveau des nerfs de la base du crâne.

Les opinions des auteurs sont encore divisées au sujet des connexions de l'arachnoïde avec la face interne de la dure-mère; quant à ce qui me concerne je pense que la vérité est dans la participation de deux manières de voir Sur des coupes verticales de la dure-mère, intéressant toute l'épaisseur de celte membrane, on voit très nettement l'homogénéité de la coupe ,.t lu stratification régulière des plans de fibrilles qui la constituent.

Le pavé épithélial est appliqué sur les régions les plus superficielles de

ce stroina fibroïde.

Il résulte donc de cette disposition que, si la dure-mère est dans ses régions externes sous-périostiques essentiellement de nature fibreuse, dans ses portions internes, elle prend de nouveaux caractères qui lui sont apportés par le contingent propre de l'arachnoïde (élément séreux) sous forme de pavé épithélial. C'est donc une membrane fibro-séreuse analogue à toutes les autres membranes fibro-séreuses qui existent dans l'économie (;2).

fil Ce sont ces éléments historiques qui sous .les influences irritatives encore mal déterminées, se mettent à proliférer et deviennent ainsi le point de départ d'une sene de productions mamelonnées formant parfms des tumeurs très considérables d apparence

f°p7 Voir Christian, thèse de Strasbourg, 1864, Sur la paehyménmgite hémorragique et ses nouvelles observations surjememe sujet, Annales médico-psych., 18-4, t. II. p. -' ■•)

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