‹ Traité clinique et practique des maladies mentalesChapitre 68 sur 286 · PHASES DU SOMMEIL CÉRÉBRAL · texte numérisé non relu

PHASES DU SOMMEIL CÉRÉBRAL

la raréfaction des courants sanguins qu'un résultat de la rétrocession de l'activité nerveuse, et non une cause immédiate et directe de la production du sommeil.

Par un mécanisme inverse on comprend encore, comment il peut y avoir des circonstances artificiellement créées, qui venant agir de primesaut sur l'innervation vaso-motrice suspendent momentanément le cours du sang dans la trame cérébrale (par une sorte de spasme des parois vasculaires). — La cellule nerveuse se trouve, ipso facto, privée de ses éléments nutritifs habituels; elle est en quelque sorte frappée d'asphyxie ; elle cesse d'agir, devient inerte et tombe secondairement alors dans une période de collapsus, qui constitue un sommeil artificiellement provoqué. C'est ainsi, que certaines substances dite hypnotiques ont leur mode d'action spéciale. Elles agissent primitivement sur les centres d'innervation vaso-motrice, déterminent par cela même un état d'ischémie relative dans la trame cérébrale, et cet état d'ischémie provoquée sollicite directement l'inertie de la cellule et son sommeil consécutif.

Les lésions chroniques des parois artérielles phériphériques telles que les différentes dégénérescences et les incrustations athéromateuses produisent mécaniquement des effets semblables d'ischémie cérébrale. — Il en est de même, lorsque l'impulsion cardiaque a perdu son énergie, et que les courants sanguins n'arrivent plus au cerveau sous une pression donnée; la vitalité de l'appareil cérébral languit d'autant plus que son alimentation est plus difficile, et alors, son énergie fonctionnelle diminue d'autant. On note alors des somnolences répétées, des obnubilations passagères des facultés attentives, du trouble de la mémoire, des vertiges, etc.

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