CAUSES QUI PORTENT SUR LES RÉGIONS PUREMENT INTELLECTUELLES
Nous avons insisté ailleurs, sur le rôle que peut jouer dans l'apparition de certaines psychopaties, l'action prolongée de l'activité intellectuelle proprement dite. Nous avons montré au point de vue somatique que la suractivité prolongée de l'esprit avait les mêmes effets perturbateurs que la suractivité prolongée des régions émotives, par le fait de l'entretien permanent de l'afflux sanguin dans la trame nerveuse avec accompagnement fatal d'iiypérémies persistantes.
Guislain a mis en évidence ce mode spécial d'envahissement du cerveau, par la voie des régions intellectuelles ; Parchappe l'a pareillement signalé (1). Mais ces auteurs n'attribuent à la suractivité seule de l'esprit qu'une proportion excessivement minime, — attendu que les perturbations intellectuelles ne sont jamais isolées — qu'elles se montrent toujours a\<r un cortège spécial de perturbations d'ordres émotifs — et qu'en somme, si à un moment, l'activité prolongée de l'esprit a déterminé un afflux congestif, cet afflux congestif a entraîné à sa suite des désordres fatalement associés du côté des régions émotives (2).
(I) Forbes Winslow, Sur le ramollissement du cerveau provenant de l'anxiété, de l'exercice prolongé de l'organe et consistant dans une faiblesse d'esprit. (Annales médico psyc/io.,1850, t. II, p. 70.)
(2) G. Johnson, Sur quelques désordres nerveux causés par l'excès du travail etl'anxiété mentale. Revue des sciences médicales, 1876, p. 249, cité par Marcé, 123.