TITRE XIII. — PROLAPSUS DE L'UTÉRUS
2° Excision d’un lambeau du vagin f — On a proposé depuis longtemps l’excision d’un lambeau elliptique ou quadrilatéral de la muqueuse des parois latérales du vagin. Les bords de la plaie sont réunis ensuite par le moyen d’une suture enchevillée ou à points séparés.
3° Le moyen le plus efficace consiste à faire une périnéorrhaphie.
TITRE XIII
PROLAPSUS DE L’UTÉRUS.
Prolapsus de l’utérus arec allongement hypertrophique du col.
La troisième partie du mémoire de Levret sur le déplacement de la matrice est intitulée : Sur un allongement considérable qui survient quelquefois au col de la matrice. Elle a été publiée en octobre 1775 et se trouve dans le tome XL, p. 350, du journal de Roux, journal de médecine, chirurgie et pharmacie. Notre honorable collègue, M. Huguier, est le premier qui ait proposé l’amputation du col utérin hypertrophié, pour remédier au prolapsus utérin.
Le prolapsus utérin peut être guéri d’une manière radicale, alors même qu’il est accompagné de protrusion permanente de l’utérus au dehors et d’hypertrophie plus ou moins considérable du col utérin. Nous résolvons d’après une expérience qui nous est propre, et nous résolvons dans un sens affirmatif, cette importante question.
Mais nous nous empressons d’ajouter que l’amputation du col utérin, que nous considérons comme étant le seul moyen sérieux d’obtenir une cure radicale, ne doit être employée qu’autant que l’on a recours à l’écrasement linéaire, seule méthode qui nous paraisse offrir assez de sécurité pour autoriser à tenter la cure radicale.
En effet, quelque désirable que puisse être, pour la femme, la guérison d’une infirmité, si la méthode qui consiste à la traiter par l’amputation du col utérin, offre la perspective d’une mortalité tant soit peu notable, la question se pose tout différemment, et nous avouerons que nous renoncerions à tenter la cure radicale d’une infirmité extrêmement pénible, cela est vrai, mais qui est compatible avec la vie et qui peut être de plus singulièrement atténuée par l’emploi de moyens palliatifs, tels que l’usage du p essai re.
Dans les cas donc où on ne jugerait pas opportun de tenter la cure radicale, on aura recours, surtout chez les vieilles femmes, à l’application des pessaires. Ceux qu’on appelle en gimblctte sont préférables pour le prolapsus utérin aux pessaires dits en bondon.
Si la malade était encore jeune, on se servirait avec avantage des pessaires à air qui peuvent être retirés et replacés chaque jour, mais qui ont l’inconvénient de s’altérer promptement par leur séjour dans la cavité vaginale.
TITRE XIV