‹ Traité clinique et practique des opérations chirurgicales, ou, Traité de thérapeutique chirurgicaleChapitre 37 sur 256 · TITRE II. — CICATRICES VICIEUSES · texte numérisé non relu

TITRE II. — CICATRICES VICIEUSES

la plaie sur le côté interne et sur le côté externe de l’avant-bras, de manière à laisser découvertes les deux masses musculaires qui naissent, l’une de l’épicondyle, l’autre de l’épitrochlée.

Toutes ces surfaces furent recouvertes par des cuirasses emplastiques faites au moyen de bandelettes croisées et imbriquées ; les pansements eurent lieu hebdomadairement et d’après les principe? de l’occlusion. Mais il fallut plus de trois mois pour la production complète de la cicatrice considérable que nécessitait une pareille opération.

L'enfant a conservé l’extension de l’avant-bras sur le bras et il est retourné près de son père en Algérie.

De l’atrophie que subissent les doigts rétractés par suite de brûlure, nécessité d’extirper de bonne heure les brides qui causent des rétractions digitales.

Il est dans l’histoire des brides palmaires et de leur traitement un fait d’une importance extrême au point de vue pratique. Je veux parler de l’atrophie que subissent les doigts rétractés.

Ce dépérissement atrophique mérite d’appeler l’attention du physiologiste non moins que celle du chirurgien.

Dire au physiologiste qu’un organe réduit à l’immobilité, entravé dans sa circulation par suite d’inflexions outrées ou permanentes, comprimé par des brides modulaires, va diminuer de volume et changer de forme, ce ne serait assurément rien lui apprendre qu’il ne sût parfaitement. Mais ce qui peut lui paraître digne d’arrêter son attention, c’est :

\° Que le type de la conformation originelle se maintienne avec autant de pureté que cela s’observe dans ces doigts rabougris et crispés. C’est un doigt en miniature, mais c’est toujours un doigt.

2° Que les articulations se conservent en puissance durant nombre d’année, c’est-à-dire, que, si par la destruction des tissus modulaires, on vient à rendre de nouveau possible l’action des muscles et des tendons, ces articulations peuvent reprendre toute leur mobilité.

3° Enfin, et ceci intéresse surtout le chirurgien, que, plus on temporise, plus l’atrophie s’accroît et plus la partie rétractée a -de chances de devenir inutile.

Delà friabilité dn tisnu cicatriciel à l’état récent et des précautions à prendre pour en obtenir l’allongement.

!Le rôle de la chirurgie, en face de l’élément cicatriciel, peut être envisagé sous trois aspects :

1° Le plus ordinairement la production du tissu cicatriciel est le but du praticien, 1 objet de ses recherches.

2° Dans un certain nombre de cas, le travail cicatriciel s’est effectué d’une

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