SYMPTOMES SPÉCIAUX. — EXPECTORATION
dans les paroxysmes violents, les veines jugulaires se gonfler, offrir un mouvement ondulant, ou même devenir le siège d'une pulsation momentanée. — Chez les enfants, la tuberculisation étendue des glandes bronchiques peut donner à la toux les caractères de la coqueluche.
Expectoration.
Malgré tous mes efforts, je n'ai été qu'exceptionnellement â même de trouver quelques caractères particuliers à l'expectoration des phthisiques. Les enfants au-dessous de six à huit ans ne crachent point, mais avalent les produits de la sécrétion des bronches ; il en est de même quelquefois chez l'adulte. D'autrefois l'expectoration est nulle ou peu considérable jusqu'à la terminaison fatale.
La règle cependant est qu'après quelques mois de durée la toux fait expectorer des mucosités spumeuses, puis des masses plus épaisses qui renferment dans le liquide muqueux beaucoup d'épithélium bronchique et un grand nombre de cellules purulentes (leucocytes). Plus tard les crachats deviennent plus compactes, d'un jaune verdàtre, opaque, muco-purulents. Ils peuvent être confluents et former une purée d'apparence purulente, lorsque l'irritation bronchique est momentanément trèsintense. Cette purée est parfois colorée de stries ou de taches de sang. — A une période plus avancée on voit dans l'eau dans laquelle les malades crachent, des masses compactes, séparées, composées chacune de plusieurs amas ronds irrégulièrement disposés, crachats qui surnagent tandis que des masses muqueuses amorphes couvrent le fond du vase. En examinant ces crachats de plusprès, on trouve, outre les éléments mentionnés, des stries, des taches, des grumeaux ternes, d'un blanc mat jaunâtre, vrai détritus granuleux provenant de sources diverses de décom-