‹ Traité clinique et pratique de la phthisie pulmonaireChapitre 108 sur 125 · U Tl\AITI-:iMEN'r DE J.A TUBEllCUI^OSE · texte numérisé non relu

U Tl\AITI-:iMEN'r DE J.A TUBEllCUI^OSE

suit les affections gastro-hépatiques, est souvent modifiée avantageusement par trois à quatre livres de raisin à prendre dans les vingt-quatre heures. Mais une constipation opiniâtre qui dure depuis longtemps et à un haut degré résiste souvent à la cure de raisin, et dans ces cas on peut exceptionnellement dépasser les doses moyennes, selon l'effet et la tolérance, et aller jusqu'à cinq et même six livres par jour.

Le catarrhe intestinal léger peut être modifié avantageusement par les raisins, tandis que j'ai vu ces derniers échouer complètement dans la diarrhée des phthisiques. Il en est de même pour le catarrhe intestinal qui accompagne la maladie de Bright ou la dégénérescence amyloïde des reins, du foie, de la rate.

La dose vraiment laxative des raisins, qui peut aller jusqu'à cinq et six livres par jour, se montre salutaire dans les affections hémorrhoïdales sans fortes hémorrhagies et dans les maladies du cœur peu avancées, dans lesquelles la circulation veineuse commence à être gênée et donne lieu aux congestions pulmonaires, rénales, hépatiques et intestinales.

La diathèse calculeuse rénale et hépatique 'est quelquefois modifiée avantageusement par la cure^ de raisin, tandis que les états inflammatoires chroniques et les dégénérescences du foie et des reins en sont hien rarement améliorés. Cependant j'ai vu quelques albuminuriques, à néphrite peu avancée, se trouver bien de cette cure.

Je n'ai pas une expérience suffisante sur son action dans les maladies des femmes; mais je pense qu'elle peut être utile contre des états congestifs, compliqués de constipation, lorsque la maladie n'a rien de grave, qu'elle n'est ni cancéreuse, ni cancroïdale, ni polypcuse.

Si le beau climat, l'exercice en plein air, la nourriture subs-

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