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LES CURES DE RAISIN

laiiticlle peuvent ofTi-ir des avantages réels aux jeunes filles et aux femmes chloro-anémiques, il me paraît d'un autre côté puéril de vouloir attribuer à cette cure une action anti-chlorotique, à cause du peu de fer que les raisins renferment.

Chaque année le contingent de ceux qui viennent faire une cure de raisins aux bords du lac Léman se compose, en partie, d'une classe à laquelle la cure est souvent fort utile. Ce sont ceux qui ne sont ni malades, ni bien portants, qui sont fatigués par une vie trop active ou trop peu sobre, faibles par suite de maladies graves, à convalescence lente, ou qui, menant habituellement une vie trop sédentaire, trop laborieuse, trouvent dans la cure, outre les raisins, toutes les conditions hygiéniques qui leur conviennent le mieux. L'effet salutaire du séjour peut même, en pareil cas, prévenir le passage de la faiblesse et de la fatigue h une véritable maladie. Cela s'applique tout particulièrement à la prédisposition ainsi créée aux maladies tuberculeuses.

N'oublions pas que pour les raisins chaque cas particulier, surtout lorsqu'il s'agit d'une tuberculose existant déjà à l'état de prédisposition, doit être soigneusement surveillé, et que la cure a souvent besoin d'être modifiée selon l'effet et la tolérance.

De deux malades du même âge, atteints de la même maladie, l'un arrivera rapidement à 3 ou 4 livres de raisin par jour, tandis que l'autre ne s'y habituera que peu à peu, n'en prenant que de petites quantités pendant une ou plusieurs semaines. Il faut tenir compte aussi des exagérations des hystériques et des hypocondriaques nosophobes, chez lesquels le traitement psychique ne doit jamais être perdu de vue, malgré la simplicité apparente d'une cure avant tout hygiénique. Dans ces cas, interrompre le traitement par suite de plaintes mal fondées serait une véritable faute.

LF.BERT

540 TllAITEMENT DE \A TUBERCULOSE.

Je lais comiiicnccr ordinairement l'usage des raisins par une demi-livre le matin, à jeun, et autant à 5 heures après midi; quelques malades les supportent mal à jeun; ceux-ci prendront la première portion 1 à 2 heures après le premier déjeuner, qui alors doit être très léger, il vaut toujours hien mieux prendre les raisins chez soi ou dans le jardin de Thôtel qu'à la vigne. Au bout de 2 jours je fais prendre une troisième dose entre 11 heures et midi. Peu à peu chaque dose est augmentée, en moyenne jusqu'à 1 livre; je reste souvent à 1/2 livre pour les tuberculeux, et je dépasse quelquefois 1 livre pour les malades qui supportent très bien les raisins et qui en obtiennent un effet légèrement laxatif. Chez les dyspeptiques on peut remplacer la dose du milieu du jour par une ou deux grappes au dessert à dîner.

Ordinairement l'effet apéritif des raisins ne se montre qu'au bout de quelques jours, et il n'est pas rare d'observer d'abord de la constipation; mais elle passe presque toujours si l'on s'abstient de purgatif. La plupart des malades ont pendant la cui e

1 à 2, quelquefois 3 garde-robes normales ou un peu molles. Chez quelques malades la constipation persiste et cède à 1 ou

2 pilules d'aloès (de 0,05 à 0,06) prises le soir avant le coucher; des lavements d'eau froide peuvent aussi être utiles.

L'exclusion de tous les autres fruits pendant la cure est une exagération^ seulement il fout en user sobrement. Pour que la diète soit bonne, nourrissante, fortifiante, il faut qu'elle ne soit pas trop exclusivement animalisée et que les boissons excitantes, vin, bière, café, thé, ne soient prises ni fortes ni en grande quantité. Du reste, les détails du régime sont dans les bons hôtels et pensions, en rapport avec la cure de raisins.

La durée moyenne de la cure de raisins est de 4- semaines;

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