‹ Traité clinique et pratique de la phthisie pulmonaireChapitre 12 sur 125 · DE LA BRONCHO-PNEUMONIE CHRONIQUE · texte numérisé non relu

DE LA BRONCHO-PNEUMONIE CHRONIQUE

Des groupes de symptômes du côte d'un des principaux organes frappés peuvent prédominer. Tels sont par exemple les signes dominants d'un ulcère laryngé profond, d'un épanchement pleurétique considérable, d'ulcères intestinaux avec diarrhée rebelle et incôercible.

11 n'est pas rare de voir une pneumorrhagie survenant de bonne lieure, être suivie d'un arrêt de la maladie, du retour même à la santé. Des hémorrhagies fréquentes constituent une forme à part, mais à marche finalement grave et le plus souvent mortelle. Cependant j'ai vu aussi des malades revenir à la santé après qu'ils avaient eu pendant des années de temps en temps un crachement de sang abondant. Celui-ci survenant à une période avancée, est de mauvais augure et peut accélérer la fin.

Le pneumothorax peut guérir, mais il est le plus souvent mortel chez les phthisiques. S'il survient de bonne heure, à la suite de la perforation d'un petit foyer, les chances sont meilleures. — La marche de la phthisie est généralement plus rapide lorsqu'elle est héréditaire.

Quant à la durée, on doit admettre que la phthisie chronique peut entraîner la terminaison fatale dans l'espace de six mois à un an. La durée de un à deux ans est la plus fréquente dans les hôpitaux. Cependant celle de plusieurs années est loin d'être rare et se trouve souvent en rapport avec de bonnes conditions hygiéniques du malade.

Si des cas mortels nous passons à ceux plus heureux, dans lesquels la marche est relativement bénigne, nous voyons bien plus souvent la maladie s'arrêter pendant la première année qu'après une durée plus prolongée. Cependant ce mieux peut survenir beaucoup phis Lard et avec des altérations déjà trèsprononcées. Dans un certain nombre de cas la marche est irré-

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