TERMINAISONS DE LA PIIÏHISIE PULMONAIRE
lisées on trouve une plus forte proportion de cas de longue lurée.
Le tableau suivant nous donne les proportions :
Durée de 3
mois
cas
au
ans
Durée de plus de 11
Nous avons donc, dans 23. 4 pour 100, c'esl-à-dire dans près Il quart des cas, une courte durée totale de trois à six mois. )uns près de 46 pour 100 nous trouvons une durée de six à neuf fiois, et dans presque 20 pour 100, soit 1/5 des cas, de neuf iiois à un an de maladie. Nous trouvons donc que dans 59 pour f 10 des cas, soit les 3/5 environ, la durée de la phtliisie n'a pas . 'passé un an. La durée de un à deux ans est encore de 22,1 lour 100, et nous avons comme résultat général que dans les as mortels de la classe pauvre la durée ne dépasse pas deux lis dans les 4/5 des cas. Cependant, même dans ces conditions l'Mavorables, nous avons encore près d'un cinquième des cas ians lesquels la durée a été de deux à onze ans et au-delà. Tou-
lois les 3/4 de ces faits, 15,5 pour 100, nous montrent une luréc de deux à quatre ans, et 4,5 pour 100 seulement une »Uis longue durée.
J'ai ajouté dans ma clinique des maladies des voies respira- "ires (II, p. 317) un tableau où se trouve analysée l'inllUence l' l'âge et du sexe sur la durée totale des cas mortels. En voici
160 linONGHO-PiNEUMONlE TUBERCULEUSE.
le résumé. L'inlluence du sexe sur la durée, aux divers âgelj n'est pas considérable. Le nombre total est un peu plus considérable pour les hommes. De quinze à trente ans le nombre des femmes est un peu plus considérable, de trente à quarantecinq ans celui des hommes.
Mes analyses faites sur les causes prochaines de la mort, ont donné le résultat suivant :
Mort par épuisement 185 cas = 63 p. 100
)) dans le collapsus asphyxique 40 » = 14 »
» par complication cérébrale 25 » = 8 »
» presque subite 14 » = 5 »
» par pneumorrhagie 9 » = 3 »
» par péritonite 10 » = 3 »
» par divers accidents, œdème de la
glotte, tétanos, urémie, péricar-
dite, fièvre typhoïde, etc 13 » = 4 »
La grande majorité des phthisiques succombe donc dans le marasme le plus avancé, l'épuisement le plus complet, avec pleine connaissance, ou dans un état soporeux consécutif;! l'extrême anémie du cerveau. Dans presque 1/7 des cas l'oppression est très-prononcée pendant les derniers temps et dure jusqu'à la fm. Cette asphyxie terminale peut aussi être accidentelle, occasionnée par le pneumothorax, l'embohe pulmonaire, une inflammation terminale aiguë avec un fort épanchement dans la plèvre ou le péricarde. Dans la plupart de ce^ cas à terminaison presque asphyxique, la dyspnée avait déjàel'' intense et très-pénible pendant plusieurs mois avant la mort. Si beaucoup de pauvres phthisiques sont obligés de vider le calic^ jusqu'à la lie, la mort presque subite peut aussi' les délivrer plu^ vite et être la conséquence d'une syncope suite d'un elîorld'un mouvement brusque, ou survenue sans cause appréciablr. Une hémorrhagie dans les cavernes peut, sans être considérable,
DIVERSES FORMES DE LA BRONCHO-PNEUMONIE. 16i iiffirc aussi pour éteindre la lampe de la vie déjà très-vacilante.
La mort cérébrale n'est indiquée que dans 1/12 des cas. /analyse anatomique la fait constater plus souvent, dans 1/8 les faits, mais les symptômes terminaux cérébraux peuvent iianquer de précision et de netteté. Il en est de même de la )i'ritonite, qui entraîne la mort aussi dans un plus grand lombre de cas que les symptômes caractéristiques ne l'indi- [ lient. La péritonite par perforation peut même passer cliniqueiient inaperçue, tandis que le plus souvent elle donne lieu à des louleurs vives et au ballonnement du ventre, au refroidissenent, à la décomposition rapide des traits. Cette fin péritoniique peut aussi avoir lieu sans perforation dans la péritonite iiberculeuse.
Si nous tenons compte de toutes les diverses causes de mort, lous y trouvons la même variabilité que nous avons appris à onnaître dans tout le cours de la phthisie.
Diverses formes de la broncho-pneumonie : de la tuberculose chronique.
Les formes ne représentent que des types, sans délimitation ixe et ontologique aucune.
Forme latente. — Nous en avons si souvent parlé, qu'il est inutile de nous y arrêter de nouveau. Du reste l'absence des vmpiômes s'observe rarementau delà des trois ou six premiers iiois; cependant j'ai cité des faits rares qui prouvent que les -vmplômes caractéristiques peuvent manquer jusqu'à la fin.
Forme broncho-pneumotiique chronique ordinaire. — C'est I l le type que nous avons le plus soigneusement décrit, aussi '^t-cc inutile d'y revenir. La forme pneumo-entérique en est line variété caractéristique par l'opiniâtreté de la diarrhée pen-