II. Tuberculose des ganglions mésentériques
( On regardait autrefois cette maladie comme beaucoup plus Tréqucnte et plus essentielle qu'aujourd'hui. On l'a décrite
192 TUBERCULOSE DES GANGLIONS LYMPHATIQUES. SOUS le nom de carreau, de phlhisie mésentérique {tubes mese^. raica), de scrofules mésentériqucs. Lorsque Tanatomie patliologique commença à jeler du jour sur ces maladies, l'ancienne doctrine parut au premier abord confirmée, vu la grande fréquence des infiltrations des ganglions lymphatiques abdominaux. Mais bientôt on s'aperçut qu'il y avait dans d'autre.^ organes, dans les poumons surtout, de si profondes altérations, que la tuberculose des ganglions mésentériqucs était réduite au rôle de produit secondaire, la plupart du temps sans portée.
Chez les enfants, la moitié des tuberculeux offrait, il est vrai, cette localisation; mais outre la fréquence de la phthisie pulmonaire primitive, on constate aussi l'influence très-fréquente des ulcères intestinaux comme point de départ. Bien souvent aussi on prit la péritonite tuberculeuse, peu connue encore, pour le carreau, qui manque de tout symptôme propre. Une autre erreur fréquente a été de diagnostiquer la phthisie par engorgement des ganglions mésentériqucs, la tubes meseraica, chez des enfants qui avaient simplement un catarrhe intestinal prolongé, avec mauvais état général et amaigrissement considérable. Le météorisme fut confondu, dans ces cas, avec un engorgement ganglionnaire. Or l'observation clinique démontre que tout cela n'est que de la fantaisie. Je ne nie pas la possibilité d'une tuberculisation essentielle des ganglions mésentériqucs, mais elle doit être rare; je ne l'ai point observée. Peut-être quelques spécialistes pour les maladies de l'enfance ont-ils été plus heureux.
Il n'y a doncpas de symptomatologiepour cette tuberculisation spéciale. On est même frappé de ce fait que robstruction d'un certain nombre de ces ganglions ne provoque pas de troubles fonctionnels correspondants. Les signes physiques peuvent