‹ Traité clinique et pratique de la phthisie pulmonaireChapitre 39 sur 125 · TUBERCULOSE DES GANGLIONS MÉSENTÉIUQUES · texte numérisé non relu

TUBERCULOSE DES GANGLIONS MÉSENTÉIUQUES

même manquer, lorsque la situation des nombreux ganglions naïades est assez profonde pour que la palpation ne puisse pas iéterminer leur existence. Le météorisme et la saillie du ventre lont plus fréquents et plus prononcés chez les enfants rachiiques. — On sent mieux les gros paquets de ganglions lym- 3hatiques rétropéritonéaux dans le bas-ventre, en dedans de la jrête iliaque, et leur tuberculisation fait le plus souvent soupîonner celle des ganglions mésentériques. Lorsque ceux-ci fornent exceptionnellement des masses compactes plus volumileuses, c'est dans la profondeur, au niveau de l'ombilic, qu'on es sent plus ou moins distinctement. Dans d'autres cas, on perçoit dans cette région, surtout chez des enfonts très-maigres, m certain nombre de petites tumeurs dues à l'engorgement

" ^langlionnaire disséminé. Le ventre est rarement douloureux L la pression. Les troubles des fonctions digestives ne peuvent s être rapportés à cette altération. On a fait ressortir dans le cmps la voracité de ces enfants, mais c'est Ih encore une 'I range exagération, contraire àcelte règle générale, que chez les iifantsphthisiques l'appétit diminue le plus souvent d'une malière progressive. La diarrhée, si fréquente en pareil cas, est lue au catarrhe et aux ulcères des intestins, maladies qui pro- ({uent plutôt consécutivement l'engorgement et l'infiltration l' S ganglions mésentériques. Les phénomènes de compression, i remarquables dans la tuberculose primitive et dominante des l:mdes bronchiques, manque le plus souvent, et l'on est surtout lonnéde constater l'absence de symptômes nerveux, de névralii's, etc., à la suite de compressions. Quelquefois cependant la

- lilatation des veines des parois de l'abdomen peut provenir delà impression exercée par des ganglions mésentériques multiples I mnitrés sur les branches veineuses intra-abdominales. Tou- < iois cette dilatation veineuse est due plus souvent- encore à

I LEBERT. ,o

m LYMfMIADÉNlTE TUBERCULEUSE SUPERFICIELLE, la tuberculisation étendue de l' épiploon et du mésentère, sam que les n-anglions lymphatiques y participent. L'anasarque ei l'ascite ne sont que très-rarement et k un léger degré la suite de cette tuberculose ganglionnaire.

Il ne s'agit donc pas d'une maladie particulière, mais d'une complication de la phthisie qui passe souvent inaperçue et qui, même lorsque les tumeurs ganglionnaires sont sensibles à la palpation et gênent un peu la circulation veineuse, ne constitue cependant qu'un épiphénomène sans grande importance; elle est consécutive à la maladie générale et surtout à la phthisie pulmonaire.

III. De la tuberculose essentielle et primitive des ganglions lymphatiques superficiels; de la lymphadénite tuberculeuse superficielle.

Nous arrivons ici à l'un des chapitres des plus importants de cet ouvrage. L'ancienne doctrine, d'après laquelle cette maladie tuberculeuse était le type de la scrofule, compte encore beaucoup de partisans et elle a trouvé un puissant appui dans Virchow.

On ne saurait cependant séparer la tuberculose des ganglions lymphatiques superficiels de celle des ganglions des grandes cavités du corps. Pour les ganglions superficiels, il est démontré aujourd'hui, comme pour tous les ganglions lymphatiques, que le tubercule y suit la même évolution qu'ailleurs : irritation du réticulum, formation de granulations miliaircs composées de petites cellules en grande partie déformées et sans noyaux, de cellules géantes et de cellules épithélioïdes. 11 est facile de suivre entièrement le passage de la granulation môme micromiliaire au petit foyer d'infiltration jaune et sèche,

Page 1