‹ Traité clinique et pratique de la phthisie pulmonaireChapitre 41 sur 125 · DE LA TUBERCULOSE URO-GÉNITALE PRIMITIVE · texte numérisé non relu

DE LA TUBERCULOSE URO-GÉNITALE PRIMITIVE

On ne peut pas séparer complètement la tuberculose des organes génitaux de celle des voies urinaires. Chez l'homme surtout, quelques-uns des organes des deux groupes se tuberculisent souvent ensemble. On observe ce fait de préférence pendant la jeunesse, entre dix-huit et trente ans. Nous décrirons les deux ordres de localisations séparément et nous indiquerons leur propagation de l'un à l'autre appareil.

Tuberculose des î>oies urinaires. — Tuberculose de la vessie.

Nous parlerons plus tard de l'affection tuberculeuse de'' l'urèthre. Le col de la vessie montre des granulations isolées ou des plaques confluentes qui peuvent s'étendre au loin dans l'intérieur de la vessie. Les phénomène^ sont alors ceux du ca-» tarrhe vésical, de la cystite chronique. Les malades sont tour-*mentés par un besoin fréquent d'uriner; à chaque fois ils ne rendent qu'une petite quantité d'une urine trouble et puru-ilente, quelquefois alcaline et contenant des cristaux de phos-phate ammoniaco-magnésien. La dysurie et le ténesme vésical * peuvent faire place à une rétention complète. Les douleurs

TUBERCULOSE ESSENTIELLE DES IIEINS. 207 surviennent dans la réi^ion vésicale et surtout autour du col .>t augmentent pendant les efforts de la miction.

On observe ces symptômes dans le cours de la phthisie pulmonaire ou sans qu'elle existe. Dans ces cas, la vessie n'est ordinairement pas seule tuberculeuse, mais la maladie s'est propagée de l'urèthre, où elle a eu d'abord son siège, dans la prostate; ou bien les organes génitaux de l'homme ont été atteints d'emblée dans une assez grande étendue. C'est alors que la tuberculose peut s'étendre aussi de la vessie aux urelùres, à la muqueuse rénale et au tissu propre des reins.

Tuberculose essentielle des reins. Néphrophthisie.

Lorsque les reins sont atteints par la tuberculose, que les autres organes restent intacts, ou qu'ils se prennent tardive- ! ment ou en même temps que les reins, ce sont les symptômes de la néphrophthisie qui prédominent. Lorsque les organes t^énito-urinaires sont le siège principal de la tuberculose, les reins peuvent n'être atteints que par propagation, et pourtant les troubles que provoquent leurs altérations se montrent au premier rang.

Les cas de néphrophthisie prédominante observés par moi avaient rapport au jeune âge et à l'âge moyen ; il en est de même des observations semblables de Ammon, Rayer, Ghambers. Un rein est ordinairement beaucoup plus profondément altéré que l'autre et provoque plus de symptômes.

Tant qu'il n'y a que des granulations et des tubercules plus volumineux dans le tissu des reins, il n'y a aucun symptôme caractéristique, tout au plus une albuminurie dont la cause reste obscure. Il en est autrement lorsque l'incrustation tuberculeuse frappe la muqueuse du bassinet et des calices, ainsi

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