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GRANULATIONS DU POUMON

Des granulations tuberculeuses des poumons

Ces tubercules peuvent être ainsi définis : petites granulations hyalines, invisibles ou à peine visibles à l'œil nu, agglomérés bientôt et formant ainsi les tubercules miliaires. On y voit des petites cellules avec ou sans noyaux qui atteignent à peine le volume des leucocytes ; souvent des cellules fusiformes se trouvent de préférence à la périphérie, quelques cellules épithélioïdes au milieu des autres; les cellules géantes à noyaux multiples n'y sont pas rares. On peut constater la diminution possible des cellules presque jusqu'à l'aspect fibreux. Avec cela absence de vaisseaux sanguins, sécheresse, juxtaposition cellulaire intime, tendance par conséquent obligatoire à la dégénérescence cellulaire.

Les granulations micro-miliaires primitives ne sont encore i qu'une agglomération très-restreinte de petites cellules étroite- > ment accolées, dont les noyaux se colorent par le carmin et au i milieu desquelles on trouve déjà souvent une cellule géante. ! Ces petites granulations varient de 1/iO, 1/5 à 1/2 millim., I tandis que cefies de 1/2 à 2 millim. sont déjà composées de plusieurs. Leur consistance est élastique et ce n'est que par la dégénérescence qu'elle diminue. Le trouble de la granulation augmente à son centre et les cellules qui occupent cette place dégénèrent les premières. Cependant j'ai trouvé aussi de beaux types cellulaires dans des granulations blanches ou jaunâtres. Le travail destructeur prononcé part surtout de tubercules d'ag- \ glomération dé'yk volumineux, plus fréquents encore chez le singe I que chez l'homme. Tantôt la cpnglomération est globuleuse, arrondie, granuleuse à la surface, ou entourée d'un tissu connectif jaune et vasculairc, tantôt elle est plus aplatie, grisâtre,

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comme nous l'avons décrite pour les tubercules de la plèvre Quelquefois on trouve au milieu ou sur un des côtés de ces tuhercules volumineux des foyers broncho-alvéolaires ou bron cho-pneumoniques non douteux.

L'alléralion étant plus avancée dans les lobes supérieurs, c'es là aussi que l'on trouve lespetitescavernesdu volume d'un pois, d'une noisette, provenant de tubercules ramollis. Les caver plus volumineuses sont d'origine mixte ou broncho-pneur nique pure. Lorsque le mal tend à guérir, on trouve les grai lations flétries, ratatinées, entourées de beaucoup de pigm dans un tissu fibreux, comme ardoisé. Si beaucoup de granulations fraîches se sont rapidement développées, on les trouve souvent entourées d'emphysème pulmonaire partiel. Çà et là des granulations sont infiltrées de sang.

Nous avons déjà parlé de la combinaison variée et très-fréquente des tubercules et des foyers de lapneumonie disséminée alvéolaire ou lobulaire. Les parties inférieures des poumons, plus tardivement atteintes, ont une certaine prédilection pour les granulations tuberculeuses. On trouve ordinairement aussi des granulations autour des foyers pneumoniques disséminés des sommets, mais en plus petit nombre. Autour des cavernes, les tubercules jaunes et gris se rencontrent souvent, même en assez grand nombre. Des foyers jaunes tuberculeux ou broncho-pneumoniques sont quelquefois tout entourés d'une indul ation ardoisée connective. La broncho-pneumonie disséminée peut montrer peu de tubercules dans le voisinage des foyers, mais il n'est pas rare d'en trouver en même temps un grand nombre dans la plèvre, sur la muqueuse bronchique, dans le périloine, les intestins, le foie, la rate, les reins, etc. J'ai vu plus d'un malade mourii- même de méningite tuberculeuse, chez lequel, dans les poumons, les foyei's broncho-pneumom-

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