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X. Des altérations des yeux dans la tuberculose

On sait queCohnheim a constamment trouvé des granulations tuberculeuses de la choroïde, dans la phthisie aiguë. Il est probable qu'un examen approfondi de l'intérieur de l'œil, dans ces maladies, conduira à bien d'autres découvertes encore. C'est donc un sujet à recommander aux observateurs futurs.

XI. Quelques remarques générales sur les diverses lésions anatomiques dans les maladies tuberculeuses.

En passant en revue les altérations des divers organes, nous avons pu nous convaincre que la tuberculose modifiait profondément la nutrition générale, atteignait les fonctions les plus diverses et que les localisations tuberculeuses ne constituaient qu'une partie de ces modifications fâcheuses et profondes de l'organisme tout entier.

La tuberculose débute le plus souvent dans les poumons par des foyers inflammatoires, broncho-alvéolaires ou interstitiels et granuleux, avec prédominance tantôt des uns, tantôt des autres. Puis viennent, par ordre de fréquence, les affections tuberculeuses des ganglions lymphatiques, du péritoine, du cerveau et de ses membranes, des voies digestives, des organes de la circulation, des organes génito-urinaires, des os et des articulations. Tous ces organes peuvent être le siège d'une tuberculose primitive.

La tuberculose peut guérir à tous les âges, dans toutes les localisations, dans toutes les phases de son développement. A tous les âges la tuberculose peut être peu considérable et bien localisée. Rilliet et Barthez ont trouvé peu de tubercules dans V^-des autopsies d'enfants. En général, cette proportion est plu-

ANATOMIE PATHOLOGIQUE, tôt dépassée oliniquement et anatomiqiiement chez l'adulte. J'ai même constaté 7 fois la guérison de granulations pulmonaires nombreuses et miliaires. C'est là un fait de première importance.

Lorsque la maladie suit sa marche progressive, les foyers et les granulations se propagent de proche en proche, les phases destructives surviennent, d'autres organes se prennent secondairement, mais le nombre des altérations nutritives non tuberculeuses est plus grand encore. La multiplicité des localisations est plus considérable pendant l'enfance que chez l'adulte, sauf en ce qui concerne la tuberculisation miliaire aiguë.

Les poumons sont les organes les plus fréquemment atteints; les bronches, les ganglions bronchiques, la plèvre participent à la lésion et les glandes bronchiques peuvent même constituer pendant l'enfance une localisation primitive. Cela est bien plus fréquemment le cas pour les ganglions lymphatiques superficiels qui ne conduisent à la phthisie pulmonaire qu'exceptionnellement. La tuberculose intestinale est fréquente, mais beaucoup d'ulcères intestinaux, dans la phthisie, n'ont pas le tubercule pour point de départ. La phthisie ulcéreuse intestinale est quelquefois primitive; elle a souvent la tuberculose des ganglions mésentériques pour conséquence, mais ces derniers s'infiltrent assez souvent aussi sans qu'il existe d'ulcères dans les intestins.

Nous avons constaté dans le larynx toute espèce de combinaisons de tubercules et d'inflammation ulcéreuse et nous avons insisté sur l'existence, peu commune il est vrai, de la phthisie laryngée primitive. Pour la péritonite tuberculeuse, nous avons non-seulement trouvé une grande fréquence, mais aussi un nombre presque égal de localisations primitives et essentielles que de cas secondaires.

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