VAR10LB
vint la mort malgré la concomitance de la variole et de la vaccine: « Gesdouze cas, dit-il, portèrentseuiementsurdesenfants très jeunes: » an seul avait huit ans, tous les autres avaient moins de cinq ans, sept » avaient moins de deux ans ; la plupart étaient d'une mauvaise santé » antérieure. » a Les sept enfants qui ont succombé, dit M. Hérard, » étaient presque tous dans un état avancé de cachexie, la plupart » épuisés par le dévoiement ou par de longues maladies. » Ils étaient tous âgés de vingt mois à quatre ans.
D'ailleurs ces médecins ne citent pas un seul fait d'enfant très jeune et malade chez lequel une éruption variolique ait été assez heureusement modifiée par la vaccine concomitante pour que la guérison ait suivi. M. Hérard ne dit pas un mot de la santé antérieure des enfants qui ont guéri (1), et parmi les cent onze observations de M. Clérault, puisées comme on le sait à toutes les sources, il n'en est aucune qui ait trait à un enfant jeune, déjà malade au moment du développement simultané de la variole et de la vaccine, et qui ait guéri.
D'après cela, les enfants très jeunes et malades qu'on a vaccinés pendant l'incubation de la variole, et chez lesquels ces deux éruptions ont marché concurremment, ces enfants, disons-nous, sont tous morts sans exception (2). Nous le demandons à tout esprit non prévenu, où est l'avantage de la vaccine, et en quoi a-t-elle diminué les chances de la mort ?
Mais si la vaccine a été inutile, ce n'est sans doute pas une raison pour qu'elle ait été nuisible.
Or, pour établir quelle a été son influence réelle sur la mortalité, il faut avant tout déterminer quelle a été celle des autres conditions concomitantes, c'est-à-dire, celle de l'âge, de la santé antérieure et de la variole elle-même.
Tout le monde s'accorde à reconnaître que la variole est d'autant plus souvent mortelle que les enfants sont plus jeunes. Cependant les exemples de guérison chez les enfants très jeunes atteints de variole et de vaccine concomitante sont assez fréquents dans le cas où les deux éruptions sont primitives, c'est-à-dire naissent au milieu de la bonne santé. Le plus jeune âge ne peut donc pas seul expliquer la mort constante dans les faits précédents.
Mais lorsqu'au jeune âge s'unit un mauvais état de santé, la variole survenant alors est anomale et mortelle; aucun doute à ce sujet,
(1) Le soin qu'il a mis à décrire la mauvaise santé des enfants morts doit faire croire qu'en oe parlant pas de la santé des guéris, il laisse supposer qu'ils n'étaient pas bien malades au moment où ils ont pris la variole.
(2) Dans notre première édition nous avons cité un fait de guérison ; il a trait h un enfant de quatre ans qui avait le degré de bonne santé compatible avec une paraplégie. La variole parut seize jours après la vaccine régulière et avant la chute des croûtes. M. Clérault remarque avec raison que ce fait sort de la question qui est agitée ici : en effet, les deux éruptions n'ont pas été concomitantes.
76 MALADIFS (ÎÈNÈRALKS AlGtES SPÉCIFIQUES.
nous l'avons dit et répété en 1843; nous partageons donc lavis de ceux qui attribuent à cet état de la santé l'irrégularité et surtout la gravité de la fièvre éruptive. Mais dans ce cas et en l'absence de vaccine concomitante, la mortalité est-elle constante? c'est ce que Ton n'a pas encore cherché. Or, si Ton arrive à trouver que quelques enfants, non vaccinés très jeunes, mal portants, ont résisté à la variole, que conclure en présence de la mortalité constante qui précède, si ce n'est que la vaccine, ajoutée à ces mauvaises conditions, n'est qu'un danger de plus?
On comprend que les observations de cette espèce soient rares, surtout dans les hôpitaux d'enfants, où les maladies sont le plus souvent mortelles par elles-mêmes et en dehors de la variole concomitante. Voici cependant les résultats que nous pouvons fournir :
Sur six enfants non vaccinés âgés de vingt mois à trois ans, atteints do maladies sérieuses, sinon mortelles, et qui ont pris la variole (1), un a guéri : c'était un enfant de deux ans non vacciné qui prit une varioloïde au dixième jour d'une scarlatine.
Sur une autre série de huit varioleux plus jeunes, c'est-à-dire âgés de quatorze jours à huit mois (2), les uns malades, les autres faibles et chétifs et non vaccinés, deux ont survécu. L'un est un enfant de un mois qui, atteint d'un catarrhe intestinal aigu, prit de sa mère une variole bénigne qui guérit en dix-huit jours (3). L'autre est un enfant de huit mois qui, débilité par une broncho-pneumonie grave à peine
(1) Observations recueillies a l'hôpital des Enfants.
(2) Observés par l'un de nous (M. Barlhez) à l'hôpital Sainte-Marguerite.
(3) Ce premier fait a été d'autant plus frappant qu'il a presque coïncidé avec un autre dans lequel l'union de la vaccine et de la variole n'empêcha pas la mort. Voici l'extrait de cette observation qui vient trop bien à l'appui de la thèse que nous soutenons; elle a été recueillie dans les salles de M. Barthez à l'hôpital Sainte -Marguerite par les internes du service, MM. Cadet-Gassicourt et Frémineau.
« Rosine Hindret est née h l'hôpital le 4 août 1853. Elle était forte et bien por tan le, lorsque quatre jours après sa naissanceelie fut prise d'une ophthalmie purulente qui fut assez grave, mais qui cependant était à peu près guérie le 19 août, lorsque la mère de l'enfant tomba malade. Elle était vaccinée, et il était difficile de prévoir une varioloïde qui se déclara deux Jours plus tard.
» Je pensai immédiatement à vacciner l'enfant, mais son très jeune âge (elle avait alors dix- sept jours), la maladie qu'elle venait de subir, m'inspiraient des craintes sur l'opportunité de l'opération. Cependant, en présence de l'opposition violente Qu'avaient soulevée notre opinion et celle de M. Legendre, en présence d'un état de santé qui n'indiquait aucun danger immédiat, je crus de mon devoir de pratiquer la vaccination. J'ordonnai donc qu'elle fût faite immédiatement; malheureusement il ne fut possible de se procurer du vaccin que le lendemain.
» Quatre jours plus tard, c'est-à-dire le 26 août, deux boutons de vaccine parurent sur chaque bras. L'enfant telait bien, et ses garde robes étaient naturelles. Sans avoir toute la force que promettaient ses premiers jours, elle avait cependant une assez bonne apparence. Le 28 août, elle était plus pAle et avait de la diarrhée. Du
YAHIULE. 77
guérie , contracta une variole presque conHueule et accompagnée d'accidents graves, mais qui fut normale.
30 ta 31 parut une éruption de variole qui débuta sur le pourtour des parties génitales et s'étendit bientôt à tout ie corps.
• Ace moment, les pustules vaccinales, arrivées à leur cinquième jour (ueuvicme de l'inoculation), étaient très naturellement développées, larges comme une lentille moyenne, régulières, aplaties, ombiliquées, elles étaient entourées d'une auréole de médiocre étendue ; cependant, il n'existait pas d'engorgement souscutané. Plus larges encore le lendemain, les pustules vaccinales commencèrent bientôt à se flétrir; le treizième jour (troisième de l'éruption), on constata sur chacune l'existence d'une croûte qui, au sixième jour (jour de la mort), était noire, sèche, cornée et encore adhérente.
» La vaccine suivit donc à très peu près sa marche naturelle ; il n'en fut pas de même de la variole : irrégulière et inégale, conflue nie par places, très discrète eu d'autres, pustuleuse aux cuisses et aux aines, et encore papuleuse à la face, elle Tut accompagnée d'une diarrhée et d'un mouvement fébrile persistant. Cependant la variole ne fut pas alonique, pâle.et sans réaction ; les pustules s'entourèrent d'une auréole un peu violette et d'un gonflement sous-cutané assez notable.
» Le 4 septembre (quatorzième jour de la vaccination, huitième des prodromes de la variole dont l'éruption était au cinquième jour), l'enfant refusa de teter, quelquesunes des pustules étaient devenues hémorrbagiques, les membres supérieurs et les pieds étaient le siège d'un gonflement général considérable de couleur violette foncée. Ces symptômes fâcheux augmentèrent rapidement ; un grand nombre des pustules devinrent hémorrbagiques, quelques plaques gangreneuses se montrèrent à la surface de la peau, et la mort eut lieu le 16 septembre.
» A l'autopsie, les viscères ne présentèrent aucune lésion importante. Le sang contenu dans le cœur était liquide et sans caillot. »
Certes, un fait unique ne prouve rien ; car on peut attribuer la gravité de la variole à l'âge seul de l'enfant et à l'affaiblissement dû à l'ophthalmie purulente qui était en voie de gué ri son. Mais ce fait acquiert de la valeur s'il est uni à ceux que nous avions déjà vus et à ceux que citent MM. Legeudre, Clérault, Hérard, et s'il est comparé a celui dont nous parlious tout à l'heure, dans lequel un enfant, placé dans les mêmes conditions d'âge et de santé, mais non vacciné, n'eut qu'une variole bénigne.
Quant à notre petite malade, nous avouspeine à croire que la variole, paraissant au milieu de la grande activité du travail vaccinal, n'ait pas trouvé là un terrain préparé pour produira ces varioles secondaires que nous savons être presque toujours anomales et mortelles, même lorsqu'elles ne sont pas confluences .
Depuis que ces lignes sont écrites, un nouveau fait est venu confirmer notre opinion en constituant la contre-parlie de l'observation précédente. Il s'agit d'un enfant de vingt-trois jours non vacciné, affaibli par une nourriture insuffisante et chez lequel une varioloïde très discrète et compliquée de muguet se termina par la guérison en quatorze jours. Cependant les accidents généraux furent graves, et pendant plusieurs jours la mort parut imminente.
En opposant ce fait au précédent, nous croyons, sans grande crainte de nous tromper, que la terminaison eût été fatale s'il y avait eu vaccine concomitante. L'enfant n'aurait pas eu la force de résister à une maladie de plus. Il eût d'ailleurs été impossible que la vaccine rendit l'éruption variolique plus discrète et plus
Ainsi, sur quatorze enfants, trois ont guéri (1). Si ce résultat ne suffit pas pour entraîner la conviction, il peut au moins ébranler la croyance de ceux qui regardent la vaccine comme une opération toujours innocente et inoffensive.
En parlant ainsi, nous espérons, comme le dit M. Legendre, « qu'on » ne se méprendra pas sur notre pensée et qu'on ne prendra pas pour » une accusation dirigée contre la vaccine un reproche que nous » adressons à son inopportunité. »
Des faits et des discussions qui précèdent, il résulte:
1° Que, si l'on vaccine les enfants pendant l'incubation de la variole, de manière que l'éruption vaccinale précède l'éruption variolique, cette dernière sera presque toujours modifiée;
2° Que dans la grande majorité des cas la modification sera favorable, et que la variole deviendra une varioloïde ;
3° Que, si la fièvre éruptive en se modifiant prend un caractère de gravité, il faut l'attribuer surtout à l'état de santé antérieure joint an très jeune âge des enfants ;
k° Que dans ce dernier cas, la vaccine, troisième maladie surajoutée à deux autres, n'a aucune influence favorable sur la variole, et n'est plus qu'une complication à laquelle l'âge et la faiblesse des enfants peuvent donner une certaine gravité.
Les deux premières conclusions admises par la majorité des pathologistes sont énergiquement repoussées par M. Bousquet. Mais il est aisé de voir que c'est purement dans un intérêt de doctrine que le savant académicien soutient cette thèse. Il n'admet pas qu'il y ait lutte entre la variole et la vaccine ; il ne veut pas que la seconde modifie directement la première, mais seulement qu'elle se substitue à elle. La vaccine n'arrête pas la variole, dit-il, c'est la variole qui s'arrête devant la vaccine; et lorsque la capacité varioleuse est comblée par la vaccine antécédente, la fièvre éruptive se flétrit et s'éteint comme une plante sur un sol qui ne peut la nourrir.
Eh bien, cet aveu nous suffit pour le conseil pratique qu'il nous reste à donner, et avec tous les autres pathologistes nous dirons aux praticiens : Profitez de ce que l'incubation variolique est beaucoup plus longue que l'incubation vaccinale, pour donner le pas à la vaccine, afin de détruire ou de restreindre à temps la capacité varioleuse, et vaccinez immédiatement les enfants lorsque vous pouvez croire qu'ils sont sous l'incubation de la variole.
Cependant hésitez à le faire si les enfants sont très jeunes et débi-
écourtée qu'elle ne Ta été spontanément. (Voyez, pour les détails de l'observation, la Revue médico-chirurgicale, janvier, 1854.)
(1) D'après la noie qui précède, nous pouvons dire aujourd'hui que sur quinze enfants, quatre ont guéri.
VARIOLK. 79
lités par une maladie antérieure ; hésitez d'autant plus que la débilitation est plus profonde et l'âge moins avancé (1).
Quatrième question. — M. le docteur Eichorn a préconisé la vaccination pendant les prodromes de la variole comme méthode thérapeutique utile. Ce sujet sera donc plus convenablement discuté dans 1 article destiné au traitement. Nous y renvoyons le lecteur.
Art. XI«— JPronostio.
Les distinctions que nous avons établies entre les diverses espèces de varioles sont assez tranchées pour qu'il soit impossible de porter le pronostic de cette affection sans suivre les mêmes divisions. Si Ton considère qu'il faut tenir compte de l'espèce de variole, rerchercher si elle est primitive ou secondaire, simple ou compliquée, si elle se développe chez un enfant très jeune ou plus âgé, on comprendra combien est complexe te problème qu'on doit résoudre. Voici, du reste, quelques conclusions qui résultent de nos observations.
La variole normale guérit le plus habituellement, elle ne devient grave que par ses complications. On doit sans doute trouver une cause de ce résultat dans ce fait, que la variole normale est presque toujours primitive, et survient d'habitude après l'âge de six ans. Tous les auteurs s'accordent, en outre, à établir une différence notable dans la gravité des varioles discrète et confluer) te. Dans les faits que nous avons sous les yeux, la différence est beaucoup plus tranchée entre les varioles simples et compliquées. En effet, nous n'avons pas en à enregistrer un seul cas de mort parmi les varioles confluentes simples. Nous devons dire, en outre, que les varioles discrètes sont presque toujours simples ou guérissent malgré les complications.
Il n'en est plus de môme de la variole anomale, qui se termine presque toujours par la mort, quelles que soient les circonstances au milieu desquelles elle se développe. Nous ne comptons, en effet, que trois exemples de guérison sur trente-neuf. C'est dans cette forme que l'on peot constater l'altération du sang, parce que la variole peut entraîner la mort sans complications. Les varioles compliquées sont un peu plus fréquentes que les simples; les "primitives le sont à peu près autant que les secondaires, et parmi les trois exemples de guérison que nous avons recueillis, deux fois la variole était primitive, une
(1) On comprend facilement pourquoi nous n'indiquons pas ici une limite fixe d'âge et an degré déterminé de maladie. La vaccine est contre-indiquée par Page seul dans les premiers jours de la vie. A tout Age, elle est contre-indiquée par la maladie seule, si celle-ci est nécessairement mortelle. Plus cette maladie sera grave et débilitante, plus, souslerapport de la force, elle rapprochera l'enfant du nouveauné. Nous devons nous contenter de poser la règle, c'est au praticien à décider dans qael cas elle est applicable.
M1LADIBS GENERALES AIGUËS SPECIFIQUES.
fois secondaire, et dans les trois cas compliquée. Il faut dire cependant que les formes consécutives deviennent souvent mortelles par le fait des maladies antérieures, aussi bien qu'elles étaient devenues anomales par la môme influence. Si l'enfant soumis au contagium variolique eût été bien portant, la variole eût été normale, et par conséquent moins grave.
La varioloïde se termine à peu près constamment par le retour à la santé, qu'elle soit primitive ou secondaire, simple ou compliquée; c'est, en effet, la forme la plus bénigne. Toutefois il faut noter que si elle est secondaire, elle peut parcourir ses périodes et guérir ; tandis que peu de jours après, l'enfant doit succomber à la maladie première. Dans ce cas la varioloïde a probablement accéléré la terminaison fatale, et Ton doit toujours craindre une mort prochaine lorsqu'il survient une éruption de ce genre chez un enfant gravement malade. Toutefois la varioloïde normale ne constitue pas, comme dans la forme précédente et comme dans la suivante, ces éruptions terminales qui entraînent la mort en peu de jours.
La varioloïde anomale se développe, au contraire, quelquefois dans les derniers jours de la vie ; c'est une maladie ultime qui, en raison de la faiblesse de l'enfant, ne peut suivre ses périodes régulières : aussi son apparition, chez uu enfant gravement malade, doit-elle faire craindre la mort sous peu de jours. Cependant nous comptons encore, dans cette forme un moins grand nombre de morts que de guérisons.
Enfin la varicelle est une maladie légère qui, presque toujours primitive et simple, guérit constamment. Chez un seul de nos malades elle a été secondaire, et l'enfant a succombé à l'affection première avant la terminaison de la varicelle (1).
(I) Nous doDQons ici les chiffres de la mortalité suivant les formes et les complications.
Guéris. Morts. Total.
Variole normale primitive simple. .
— — secondaire simple .
— — primitive compliquée
— — - secondaire compliquée.
Total. . .
Variole anomale primitive simple. .
— — secondaire simple. .
— — primitive compliquée.
— — secondaire compliquée
Total. . .
Varioloïde normale primitive simple .
— — secondaire simple.
— — primitive compliquée.
— — secondaire compliquée.
Total . . .
VARIOLE. g|
Nous venons d'étudier le pronostic suivant la forme, les complications et l'état antérieur des malades; ajoutons quelques considérations suivant l'âge et le sexe. Il est indubitable que plus l'enfant est jeune, plus la variole est grave, et ceci tient à plusieurs causes. Ainsi les varioles anomales se développent plus souvent avant l'âge de six ans qu'après ; et en outre, à cette période de la vie, les complications sont plus fréquentes et plus graves (1). Le sexe, au contraire, ne nous a pas paru avoir une influence notable sur la terminaison fatale ; cependant nous comptons une plus grande mortalité parmi les filles que parmi les garçons : ce que nous croyons devoir attribuer aux saisons pendant lesquelles nous avons observé, plutôt qu'au sexe (2).
Après avoir dit dans quelles circonstances la variole est plus ou moins grave, résumons en quelques mots les signes au moyen desquels on peut porter un pronostic favorable ou défavorable.
Si la maladie débute pendant la bonne santé ; si les prodromes, bien qu'intenses, ne présentent pas une grande prédominance des phénomènes nerveux, s'ils ont une durée moyenne de deux à trois jours, on peut présumer que la variole sera normale, et conséquemment qu'il existe de grandes chances de guérison (3). Toutefois, si
Varioloïde anomale primitive simple ... 1 0 i
— — secondaire simple ... 7 6 13
— — primitif e compliquée . . 3 1 4
— — secondaire compliquée. .202
Varicelle primitive simple guéris. . « 7
~ secondaire simple — • . l
— — — - mort ... 1
Total 9
Espèce d'éruption ignorée, 3 : 2 morts, 1 guéri.
(1) Sur 9 enfants âgés de quatorze jour? a huit mois, 7 sont morts et 2 ont guéri. Sur 55 enfants Agés de un à cinq ans, 32 sont morts et 23 ont guéri.
Sur 98 enfants Agés de six à quinze ans, 26 sont morts et 72 ont guéri.
(2) Sur 23 filles Agées de cinq ans et au-dessous, 15 sont mortes et 8 ont guéri. Sur 54 filles Agées de six ans et au-dessus, 14 sont mortes et 40 ont guéri. Sor 28 garçons Agés de cinq ans et au-dessous, 1 3 sont morts et 15 ont guéri. Sur 48 garçons Agés de six ans et au-dessus, 1 2 sont morts et 36 ont guéri. En tout 32 filles sont mortes et 45 ont guéri.
25 garçons sont morts et 51 ont guéri
(3) « Si les enfants qui sont attaqués de ces accès (épileptiques) ont déjà toutes » leurs dents, Je soupçonne toujours que la petite Térole Ta paraître, a dit Sy- » deaham , et enWet elle parait ordinairement quelques heures après, ce qui jus- » tifte mon pronostic Par exemple, si l'enfaut a un accès épileptique sur le soir, la » petite vérole paraîtra le lendemain matin ; et j'ai très souvent observé que les » petitei véroles qui arrivent aux enfants immédiatement après des accès éptlepti-
l'éruption dès l'aborcL.est abondante et petite, si le gonflement de la face survient dès le second ou le troisième jour d'éruption, on doit craindre une variole confluente grave.
Si la variole est discrète ; si la fièvre tombe ou au moins diminue considérablement du premier au troisième jour d'éruption ; si La fièvre secondaire arrive à son époque et est peu intense ; si aucune complication ne survient, la 'guérison est à peu près certaine. La variole restant normale, si les pustules sont petites, confluentes, si le gonflement est considérable, si la fièvre tombe à peine après l'éruption achevée et se joint presque sans intervalle à la fièvre secondaire, la maladie est grave ; cependant elle peut guérir encore ; mais s'il survient du délire, s'il existe une prédominance notable des symptômes nerveux, elle est presque nécessairement mortelle.
Lorsque la variole discrète ou confluente a suivi son cours normal jusqu'à la dessiccation, si la fièvre de suppuration est terminée ou déjà moindre, on pourra porter un pronostic favorable; mais à cette époque s'il survient une recrudescence de fièvre, on devra craindre le développement d'une complication grave qui, le plus souvent alors, entraînera la mort. Toutefois, si cette complication consiste dans la développement d'abcès ou d'une otite, on devra en concevoir plus d'espérance que de crainte, à moins que la suppuration ne soit très étendue, ou que les abcès ne se répètent en trop grand nombre. L'intensité de la fièvre devra servir alors à porter le pronostic. En tout cas, la constipation ou les selles normales sont un signe de favorable augure, la diarrhée doit inspirer des craintes, surtout si elle dure plus de quatre à cinq jours (1).
Sydenham a dit : « Dans les petites véroles confluentes (régulières), » le danger est extrême, et la plupart des malades meurent le on-
» qaes, produisent de grosses postales, sont bénignes, d'un bon caractère , rare- » ment confluentes. » (Sydenham, Œuvres de méd. prat., traduction de Jault et Baumes, 1816.) Nous n'avons pas eu l'occasion de vérifier ces remarques diagnostiques et pronostiques de Sydenham, aucun des enfants que nous avons observés n'ayant eu des convulsions pendant les prodromes.
(1) Sydenham a dit : « La petite vérole confluente est aussi sûrement accompa- » gnée de la diarrhée dans les enfants que de la salivation dans les adultes ; la na- » ture ne manque pas de produire l'une ou l'autre de ces deux évacuations afin de » se débarrasser de la matière morbifique, Aiusi, comme je n'arrête pas la saliva- » tton, je n'arrête pas non plus la diarrhée; l'un serait aussi mal entendu que » l'autre, et c'est en voulant arrêter mal à propos cette diarrhée que des femme- » lettes ignorantes ont causé la mort de plusieurs milliers d'enfants, se persuadant, » contre toute raison, que le cours de ventre est aussi dangereux dans la petite » vérole confluente que dans la discrète, et ne sachant pas qu'il^n'est nuisible que » dans celle-ci, où l'évacuation de la matière morbifique se fait par le moyen des » pustules, au lieu que, dans celle-là, il est l'ouvrage de la nature, qui cherche » par là à sa délivrer de la maladie. » Nous rapportous textuellement ces paroles
» zième jour. » Cette assertion, peut-être véritable pour l'adulte, ne l'est plus chez l'enfant, car aucun de ceux que nous avons vus succomber à une variole régulière n'est mort ce jour-là. Nous n'avons constaté la mort le onzième jour que deux fois dans la variole anomale.
Lorsque la variole est anomale à son origine, lorsque dès les premiers jours il survient des complications, et notamment un purpura kœmarrkagicaM mort est presque certaine. L'inégalité des pustules, leur aplatissement, la persistance de la fièvre des prodromes, l'existence des symptômes nerveux graves à cette époque, joints aux signes des complications, donneront la mesure de la gravité, et devront faire prévoir la mort pour une époque plus ou moins éloignée, et circonscrite d'habitude entre le quatrième et le quatorzième jour de la maladie. Deux fois seulement nous avons vu la variole anomale entraîner la mort à une époque plus éloignée du début, le quinzième et le dixhuitième jour. Les enfants dont la maladie est primitive sont ceux qui résistent le plus longtemps ; lorsqu'au contraire ils sont jeunes et déjà malades, ils succombent le sixième ou le septième jour. Nous avons vu un enfant mourir le lendemain même de l'apparition des papnles varioliques survenues sans prodromes pendant le cours d'une pneumonie.
Ainsi, dès que l'on constatera, chez un enfant àgéde plus de cinq ans, une variole anomale primitive, on pourra pronostiquer la mort entre le sixième et le quatorzième jour. Si l'enfant est jeune et la variole secondaire, on devra présumer la mort avant le huitième jour, et dans la grande majorité des cas, l'événement justifiera le pronostic.
Si la maladie se prolongeait au-delà de ces limites, et si les symptômes offraient quelque amendement, on pourrait, à partir du quinzième au vingtième jour, pronostiquer le retour à la santé. Hais nous sommes loin de considérer cette assertion comme aussi générale que les précédentes, n'ayant que trois faits pour la justifier.
Art. XII.— Oa«t«.
Contagion. — Un grand nombre de nos malades ont pris la variole dans les salles de l'hôpital.
Il est tellement évident que cette éruption est contagieuse, qu'il
feSydenham, parée qu'elle! font en contradiction avec ce que nous ayons observé. Nom pouvons affirmer que la diarrhée, suite de variole, est Pexcepiion dans nos *Us, surtout lorsque l'éruption a été régulière, qa'elle ait été discrète on conflamto, Ea outre, la mortalité a été moins considérable chef les enfants qui n'ont •tsea le déveiemeat que ehes ceux qui Pont eu : ainsi nous avons seulement trois Jaftats gaéns panai ceai qai oat en de la diarrhée ; deux avaient une variole conaamtt, m arns varioMM*. C'est par erreur qu'il a été compté quatre guérisons fcns notre premier volume, page 746.)
î>4 MALADIES (iÉNÉUALES AKiliES Si KCIFIQUKS.
n'est pu* nécessaire d'insister pour prouver que des enfants, entourés d'autres infectés de variole, ont pris la maladie par contagion. Mais nous devons faire remarquer que celle-ci a été d'autant plus fréquente, qu'il y a eu plus de rapports entre les diverses salles où se sont déclarées les varioles (1).
Il est intéressant de rechercher quel est le temps de l'Incubation variolique.
Quelques enfants ont pris la maladie étant encore dans les salles; les autres sont sortis guéris de la première maladie qui les avait fait entrer à l'hôpital, et au bout de quelque temps sont rentrés avec une variole.
Or, la première série de malades, qui est de beaucoup la plus nombreuse, nous montre que les enfants entrés à l'hôpital bien portants ou malades, ne contractent la variole qu'au bout d'un certain temps.
En supposant, en effet, que l'infection a lieu au moment même de l'entrée, il faut que l'incubation ait le temps de se faire. 0r9 sur quarante-sept malades placés dans ces conditions, nous n'en comptons que quatre chez lesquels la variole se soit développée trois, quatre ou six jours après leur entrée à l'hôpital ; chez le plus grand nombre, elle est survenue entre le septième et le vingt-cinquième jour ; cependant nous en trouvons encore huit autres dont le séjour à l'hôpital a été plus long sans qu'ils aient contracté la variole: il a été compris entre vingt-six et quarante-cinq jours. Ce ne sont pas toujours ceux qui ont vécu au milieu du foyer d'infection qui ont contracté la variole le plus tôt; nous voyons, au contraire, plusieurs de ceux-là résister à la contagion pendant trente à quarante jours.
Nous ne pouvons pas affirmer, il est vrai, que la période d'incubation a duré aussi longtemps, car le moment précis où s'est fait l'infection nous a échappé ; mais nous pouvons être certains qu'un enfant non vacciné qui est resté plus d'un mois dans les salles de l'hôpital sans
(I) Enfants ayant contracté la variole dans l'hôpital 80
Enfants ayant contracté la variole dans les salles mêmes où sont
traités les varioleui 5$
Enfants ayant contracté la variole dans d'autres salles desservies par les mêmes médecins, hospitalières et infirmières, que les
précédentes 16
Enfants ayant contracté la variole dans des salles qni n'ont que
des rapports éloignés avec les précédentes 8
Pour que ce chiffre fat exact, il faudrait être certain que nous avons va tous les enfants varioleux de l'hôpital en même temps que nous étudions la variole dans nos salles, il n'en est rien en effet ; mais nous sommes assez familiarisés avec ce qui se passe dans l'hôpital des Enfants pour être certains que le nombre de malades qui nous a échappé n'est pas assez considérable pour surpasser ni mémo égaler celui des enfants qui ont contracté la maladie dans le foyer d'infection.
prendre la variole» ne s'est pas accoutumé au coniagium et n'en est pas à l'abri.
Nous pouvons conclure de ces faits que la durée de la période d'incubation est comprise entre un et quarante-six jours, sans affirmer qu'elle atteigne ces chiffres extrêmes.
La seconde série de malades est moins nombreuse, car elle n'en comprend que quatorze (1). Ici la durée du séjour à l'hôpital a été de trois à vingt et un jours ; les enfants étant sortis, c'est de deux à treize jours plus tard que la variole s'est déclarée. Nous en concluons que si un enfant qui a passé un certain temps au milieu d'un foyer d'infection n'a pas pris la variole avant le treizième jour après le moment où il n'est plus soumis au contagium, il peut être regardé comme ayant résisté à son influence (2). De nouvelles observations pourraient seules contredire ce résultat.
Les observations prises à l'hôpital ne peuvent pas nous donner des renseignements plus précis, à cause de l'ignorance où Ton est du moment où débute l'incubation. Malheureusement il est très difficile dans les villes de préciser l'époque de la contagion ; et bien que plusieurs pathologistes affirment que la durée de l'incubation varie seulement de sept à neuf jours, on doit conserver des doutes à cet égard. « Les semences végétales ne se lèvent pas toutes à la même » heure; il doit en être de même des maladies qui naissent d'un » germe. » (Bousquet, p. 42.)
Épidémie. — - Non -seulement la variole est contagieuse, mais elle est épidémique. On trouve dans les ouvrages de médecine la relation d'épidémies plus ou moins graves ; nous y renvoyons le lecteur.
Maladies antérieures. — La variole est plus habituellement primitive que secondaire, c'est au moins ce qui ressort de nos observa-
(i) Sur les 80 malades qui ont contracté la variole à l'hôpital, il en est 19 chez lesquels le temps d'incubation nous a échappé.
(2) Si les observations de cette série eussent été pins nombreuses, en nous donnant les mêmes chiffres pour l'incubation, elles nous auraient utilement servi a restreindre l'a pproiima lion donnée par les malades de la première série ; car chez les 14 derniers la durée de l'incubation n'a pu être que de 3 à 34 jours.
Il y a loin de là à la contradiction que nous reproche M. Bousquet : « Je ne vois pas de conséquence i dire que, dans l'hôpital, l'incubation peut se prolonger jusqu'à 45 Jours, tandis qu'il n'y a plus de danger hors de l'hôpital 13 jours après U sortie.» Noos n'avons pas voulu dire que la période d'incubation comprise à l'hôpital entra 1 et 45 jours n'est plus que de 13 jours hors du foyer d'infection. Si un enfant qui a demeuré pendant 2o jours en contact avec des varioleux prend la pyrexie 13 jours après les avoir quittés, le temps de l'incubation peut varier dans ce eu de 14 à 23 jours; si l'enfant est resté 30 jours, l'incubation peut être de 43 jours, et ainsi de suite; car on ignore auquel des 20 premiers jours la contagion a eu lieu.
86 MALADIIS 0ÉNÉÏWLI8 A16DIS SPÉCIFIQUES.
tions (1). Les maladies dans le cours ou la convalescence desquelles nous avons vu survenir la variole sont surtout les fièvres éruptives, quelquefois la fièvre typhoïde ; plus souvent la pneumonie primitive ou secondaire, les affections chroniques des intestins, le rachitisme, la chorée. Une fois la variole est survenue pendant le cours d'une suette railiaire.
Age. -r- La variole peut se développer à tout âge; les enfants pouveau-nés et même les fœtus âgés à peine de quatre à cinq mois, présentent quelquefois une éruption très caractérisée (S). Il est remarquable que dans ces cas la mère ne soit pas simultanément atteinte de la môme maladie : elle a seulement servi de passage au viras contagieux. C'est en effet chez des femmes vaccinées ou ayant eu antérieurement la variole qu'on a en général observé cette curieuie transmission.
Dans les premiers mois de la vie, la variole, comme les autres fièvres éruptives, est plus rare qu'après i'àge de six mois. On la constate un peu plus souvent depuis ce dernier âge jusqu'à cinq ans : contrairement à un grand nombre des affections que nous avons décrites jusqu'à présent, elle est plus fréquente dans nos observations après l'âge de six ans qu'avant dans une proportion assez considérable. Les formes normales se développent presque exclusivement chez les enfants les plus âgés, tandis que les formes anomales sont plus communes chez les plus jeunes (3).
Sexe. — Nous possédons un nombre aussi considérable de garçons
(1) Sur J33 varioles, nous comptons 106 primitives et 46 secondaires; une fois l'état de santé antérieur est ignoré; les varioles et varioioïdes normales sont presque constamment primitives; les mêmes éruptions anomales sont le plus souvent secondaires.
(2) Bousquet, Traité de la variole, etc.; — variole chez un fœtus de quatre mois (Lebert, dans Gaz.méd., 1839, p. 252); — chez un fœtus de cinq mois (Cbarcot, Gaz. méd.t 1851, p. 409) ; cette observatiou détaillée est très intéressante. — Variole chez un nouveau-né (Gérardin, dùM Journal de médecine, 1843, p. 32).
(3) Varioles normales de 1 à 6 ans 3 Après l'âge de 6 ans. 27 Varioles anomales — 2t — 18 Varioioïdes normales — 10 — 42 Varioioïdes anomales — 12 — 8 Varicelles norm. ou anom. — 6 — 3 Espèce d'éruption ignorée. — 2 — 1
Totaux ... 54 99
La variole prend un accroissement sensible à six mois, dit M. Bousquet, et se soutient à peu près également menaçante, également meurtrière jusqu'à cinq ans; après quoi elle se calme jusqu'à vingt ans. Mais le savant académicien juge la chose seulement d'après les tables de la mortalité de Paris, sans tenir compte du fait que les enfants âgés de moins de cinq ans succombent bien plus souvent à la variole que ceux qui ont dépassé cet âge.
VÀRIOLK. 87
|oe de filles, en sorte que les deux sexes semblent également capables le contracter la variole. Nous trouvons une différence assez notable lans la distribution des diverses formes suivant le sexe, car les filles khu présentent plus d'exemples de variole normale que les garçons, il ceux-ci plus d'exemples de varioles anomales que les filles ; mais ions ne croyons pas qu'on doive en conclure que le sexe prédispose i Fane plutôt qu'à l'autre de ces formes (1). Nous attribuons ces diffe- QDceg, qui sont au reste peu considérables, au génie épidémique de la mole qui régnait dans les salles, et qui était différent suivant chaque lûaon.
Avant de terminer cet article, résumons en peu de mots les causes oos l'influence desquelles la variole revêt telle ou telle forme. Ce ont la vaccine, l'état de santé antérieur, les épidémies, les compilations et l'âge.
La variole normale se rencontre chez des enfants âgés de plus de il ans, non vaccinés, bien portants au début, et lorsque la maladie nive jusqu'à la dessiccation sans qu'il s'y joigne une complication mportante. En outre, elle peut être épidémique, et alors la forme urmale dépend du génie de l'épidémie.
La variole anomale se développe chez les enfants non vaccinés; elle il aussi fréquente à peu près chez les plus jeunes sujets que ohei les dus âgés. Dans le premier cas, elle est habituellement secondaire , lans le second, elle est primitive, et l'irrégularité doit être attribuée i l'époque à laquelle se développent les complications et au génie Épidémique.
La varioloîde normale natt dans les mêmes circonstances que la variole normale; seulement elle est habituelle chez les enfants vaccinés. Si elle a la même fréquence chez les enfants non vaccinés, on doit l'attribuer à l'influence générale exercée sur la variole par la vaccine, et peut-être à l'hérédité. La varioloîde anomale se développe à peu près dans les mêmes circonstances que la variole anomale, seulement elle choisit de préférence les enfants vaccinés. On voit donc que ces diverses causes concourent au même but, et
l'ensemble qui en résulte justifie parfaitement les divisions que nous
uons admises.
Garçonf. FUlei.
(1) Varioles normales 11 19
Varioles anomales 23 16
Varioloïdes normales 29 28
VirioloWe* anomales 12 8
Varicelle 1 8
Eipèce d'éruption ignorée. ....... 0 3
Total .... 76 77
AH. XIU.— Traitement.
Les indications du traitement de la variole sont nombreuses; nous ne pouvons les exposer d'une manière complète qu'en discutant les questions thérapeutiques suivantes :