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&3ft SCROFULE ET TtlBKRCtÎLËS.
pouls augmente encore de fréquence, devient d'une petitesse extrême; l'asphyxie est imminente.
Le trente-troisième jour, les yeux sont ternes, demi-fermes ; les conjonctives sont un peu injectées, et les globes oculaires oscillent dans les oitiles; la pupilles sont agrandies; les ailes du nez son largement dilatées, nuis celle dilatation est mécanique, car eile a Heu pendant l'expiration, tandis que dajîa Hnspiralion les narines s'aplatissent ; les joues se laissent distendre par l'eipêration. La face est pale, un peu violacée, la peau peu chaude et couverte d'une sueur visqueuse ; le pouls est bien senti, quoique petit et mou, 1 116; puis il devient tout d'un coup plus petit ; un instant après il est instnsUJe. Alors la figure est tout à fait pale et cadavéreuse; les marbrures violettes do joues disparaissent; l'enfant exécute encore des mouvements des paupKna, et de temps à autre, à longs intervalles, un mouvement respiratoire pédalé, accompagné de grimaces et d'un léger mouvement convulsif du bras droit; puis les pupilles se dilatent considérablement, et il ne reste plus de la vie qu'a peu de chaleur. Mort à huit heures du matin.
Autopsie vingt-deux heures après la mort.
Légère roideur et in fil ira lion des extrémités inférieures.
Caillots gelée de groseille dans te sinus longitudinal supérieur. L'araehaeaJe est lisse, légèrement opaline au niveau des glandes de facchioni a la partie supérieure. Pas d'infiltration sous-arachnoTdienne ; la pie-mère est Injectée pat places; elle contient un assez grand nombre de petites granulations, soit I H face externe des hémisphères, soit dans les anfractuosités. En quelques point», autour de trois ou quatre granulations, la pie-mère adhère à la pulpe cérébrale, qui est rouge et très ramollie. Partout ailleurs la substance du cerveau a aat bonne consistante. Au tiers antérieur et supérieur de l'hémisphère gauche, «i trouve un tubercule du volume d'une noisette mondée, encliatonné dans la substance blanche et touchant à la grise par sa circonférence. Il est très mot, entouré d'un lacis vasculaire. La substance cérébrale avoisinante est un pei rouge. A la partie tout à fait postérieure de l'hémisphère gauche, nous trouvoÉJ un foyer apoplectique récent du volume d'une grosse noisette non mondée, rempli de caillots ayant la consistance de gelée de groseille, en contact par n partie la plus postérieure avec la pie-mère épaissie et garnie d'upe grande quantité de petites granulations. Le tissu cérébral environnant est rainoffi, et présente une multitude de points ecchymotiques du volume d'une ttte d'épingle. Les ventricules, peu développés, ne contiennent pas de sérosité.
Poitrine. — Quelques adhérences cellule uses des deux plèvres.
Le poumon droit, flasque et mou dans toute son étendue, surnage ; Il présente à l'extérieur du loba supérieur un assez grand nombre de granulation du volume d'un grain de millet, et grises, demi-transparentes; à Tintérie* du poumon, elles sont assez nombreuses, et pius dans ie lobe supérieur qae dans l'inférieur.
Le poumon gauche est tout à fait dans le même état que le droit ; mah de plus, il est hépatisé dans une étendue de 3 à à centimètres à sa partie antérieure, immédiatement en dehors du cœur.
Les ganglions bronchiques sont volumineux et tuberculeux.
Le péricarde ne contient pas de sérosité. Le cœur est sain ; il a som Ordinaire*, ses valvules sont souples, lisses.
DRS ÎIîftEHfrJLES EN GÉNÉRAL &J5
■^fcmrt», LVstotnac, rétracta, présente des plts nombreux ; il est vide.
« fflnqutuM vs\ tapissée d'une couche de mncus peu abondant ; sa consis-
*■"* oralement bonne, donne des lambeaux de 5 à 7 millimètres dans le
taiNniJ-ii^ac; ailleurs ils sont plus considérables. Coloration rosée, surtout
i» le grand ml de -sac. Mince dans ce point, la muqueuse a augmenté
uiism ailleurs. A l'intérieur de l'estomac, on voit quinze à vingt ulcéra-
I toute» arrondies, du diamètre de 2 à k millimètres; elles sont entourées
» ttrrle rosé; quelques-unes ne comprennent pas toute l'épaisseur de la
?iini\i\ tandis que le fond des autres est formé par le tissu sous-muqueux
teAou épaissi. Les bords sont aplatis; nulle part on ne voit de traces de
ttèfr tuberculeuse. La moqueuse de l'intestin grêle est généralement de
hm gris rosé; sa consistance est bonne (lambeau de 10 à 12 millimètres),
i fy&jjueur normale. On aperçoit trois petites plaques dans les derniers
I4fc l'intestin ; elles sont rouges, un peu saillantes, ramollies, non ulcé-
; k tissa - is muqueux est sain, légèrement injecté. Deux follicules isolés
' hHnppés contiennent une matière semi-liquide que l'on fait suinter par la
-revibn, A la lin du duodénum, deux ulcérations, cinq autres dans les derniers
Béi de l'intestin; elles sont transversales, ont de 2 à 7 millimètres de dia-
hrt, leurs bords sont rouges, déchiquetés, ramollis; leur fond est formé par
smiA-muqueux ou la membrane musculaire très épaissie. Près de la
on wijr quatre ou cinq petits tubercules mi lia ires sous-muqueux très
rata* La muqueuse des gros Intestins est de couleur rosée, d'épaisseur
Ntoi de Jvinne consistance ; on y trouve six ulcérations analogues à celles
finit-viii! grêle, mais plus grandes.
i ganglions m<<senlériques sont tous petits, rosés ou un peu rouges, de
srainvisiance. Pas de tubercules.
foie est peu volumineux ; ses deux substances sont distinctes; sa consis- 1 rst bonne ; la vésicule contient une bile de couleur orange, un peu filante. I nie, d'un volume ordinaire, assez consistante, est parsemée à sa surface • tonle de petites granulations du volume d'un grain de millet. tfa reins, légèrement injectés, sont de bonne consistance, et présentent dans wih'Mfn't' n rticale et faisant saillie à sa surface, des granulations jaunes, rtudii'A, du volume d'une petite tête d'épingle.
wemarqûe^ — Le symptôme qui a dominé pendant tout le temps nota» avons eu cet enfant sous les yeux a été le mouvement féet pendant les premiers jours nous ne constatâmes aucun symrte local qui pût nous mettre sur la voie du diagnostic. Toutefois ect du malade nous fit soupçonner une fièvre typhoïde. Cepent la nature de la maladierestait douteuse, parce que nousn'obseri ni sudamina, ni douleur, ni tension de l'abdomen, ni gargouilirt( ni diarrhée, ni saillie de la rate : l'existence du mouvement ■il»? fi ! as[ m >ct général du malade justifiaient seuls notre opinion » l'existence d'une dothiénentérie. Mais lorsque plus tard il se déuppa de la douleur de ventre, lorsque le dévoiement s'établit, que t lèvres de vi n rent croûteuses, la langue collante, puis sècheet brune, te fies taches apparurent, notre soupçon devint presque une certihrlct et nous crûmes à l'existence d'une fièvre typhoïde.
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gîte est exceptionnelle, et même nous n'eu connaissons pas d'exemple chez l'enfant (1).
L'anatomie de ces inflammations est identique avec celle de* phlegmasies qui nous ont occupés dans le commencement de cet ouvrage (lre classe). L'étude la plus attentive n'y démontre pasdi différence sensible.
Cependant, si ces plegmasies sont anatomiquement identique* chez les enfants tuberculeux et chez les non tuberculeux, elles offirept des différences de siège et d'étendue lorsqu'elle avoiaineut ledépét tuberculeux. Dans ce cas, en effet, souvent très limitées autour do corps étranger, elles semblent lui emprunter quelques-unes de m lois de distribution, et elles occupent dans l'organe une partie diRrente de celle que la phlegmasie simple a l'habitude d'envahir.
Les symptômes locaux de ces phlegmasies, modifiés par la présence des tubercules, ne seront bien appréciés que dans les chapùm suivants.
Leurs symptômes généraux reçoivent un caractère particulier d| l'état extérieur des malades, en même temps qu'ils modifient les symptômes généraux de la tuberculisation. Ces modifications varient suivant l'étendue et le degré d'acuité de la phlegmasie.
Lorsqu'une inflammation aiguë marque le début de la maladie tuberculeuse, elle revêt souvent les caractères d'une phlegmasie simple, et un diagnostic précis est difficile à établir. Dans ces cas, on reconnaît tous les signes locaux d'une maladie aiguë plus ou moins étendue; mais avec cet appareil de symptômes qui semblerait impliquer l'existence d'une réaction violente, le mouvement fébrile est médiocre ; le pouls, il est vrai, est assez élevé, mais il n'est pas habituellement aussi large ni aussi plein ; la chaleur, bien qu'augmentée, n'est pas considérable ; la figure reste pâle ou à peine colorée; enfin, c'est, au début, une inflammation subaiguë plutôt qu'aiguë.
D'autres fois, au contraire, l'intensité du mouvement fébrile, la chaleur vive de la peau, sont en désaccord complet avec le peu d'étendue de la lésion locale; et alors la persistance de ce désaccord, l'amaigrissement rapide joint à la pâleur de la face et au retour de l'appétit, sont une preuve presque certaine de l'existence des tubercules.
Cependant ces caractères sont loin d'être constants, et des exceptions nombreuses viennent prouver combien la distinction est difficile.
Comment, en effet, soupçonner qu'un enfant se tuberculise, lorsque, fort et bien portant, il est pris soit spontanément, soit à la suite d'une rougeole, d'une fièvre violente et d'une pneumonie qui s'annonce par ses symptômes habituels? L'erreur est donc dpps upepr-
(I) M. Àodral a consigné dans sa Clinique deux eiemples de méoiogila aisjpi observée chez des adultes mbercaJeu*. (Clin, m**, t. Y, otorv. Vit} et ft.