OBSERVATION
Nous avons dit (page 757) que dans certains cas exceptionnels h pleurésie chronique purulente, qnoique accompagnée de tubercules, constituait la maladie principale par ses symptômes et par sa gravité. Sauf la présence du tubercule, cette pleurésie nous a paru identique à la pleurésie chronique décrite dans notre premier volume et tontàhnt distincte de la pleurésie scrofulcuse que nous venons de décrire. Dans ces faits rares il y a sans doute simple coïncidence de deux maladies de nature différente. Dans l'impossibilité où nous sommes d'aborder cette question de nature pour des cas si rares, nous nous contentons de rapporter avec détails un de ces faits qui nous paraît digned'intéTét.
Il s'agit d'une jeune fille de deux ans et demi sur la maladie de laquelle nous ne pûmes recueillir que les renseignements suivants :
Née bien portante, elle a été mise en nourrice à la campagne, où pendait deux années elle est restée grasse et fraîche. Trois mois et demi avant soa entrée à l'hôpital, elie a contracté une maladie caractérisée par des quintes éc toux fortes, avec menace de suffocation : elles étaient suivies de vomissement; mais il n'y avait pas d'inspiration sonore. La respiration a été habituellement gênée; il y a eu de la fièvre, de la tendance à l'assoupissement, et un amaigrissement progressif. L'enfant a cependant conservé de l'appétit; les garderobes ont été régulières.
Le jour de son entrée elle était dans l'état suivant : les cheveux sont blonds les yeux châtains, la peau fine et blanche ; les chairs sont flasques : II y a un peu d'amaigrissement. La face est pâle, un peu bouffie, le pouls à 104, sais chaleur; il y a 33 inspirations régulières par minute. En arrière à gauche, malilé absolue dans les trois quarts inférieurs du thorax, respiration très faible; au sommet de l'espace inlerscapulaire, léger timbre bronchique dans - l'expiration. En avant du même côté, même matlté, pas de bruit respiratoire : on entend un peu la respiration, tout à la fois très faible et rude. Dans Faisselle, mêmes phénomènes. Les changements de position ne modifient en rien les résultats de l'auscultation et de la percussion. A droite, en avant et ea arrière, la sonorité est bonne ei U récitation pure* Pas de douleurs thon-