III. *fo
88& ENTOZOAIMS.
permettre son extension complète ; alors, on pourra avoir égard aux observations suivantes :
d Les corps rendus par l'espèce humaine avec les évacuations alvines peuvent être de deux natures très différentes : végétale on animale.
» Dans le premier cas, la structure seule du corps rejeté doit suffire pour reconnaître sa nature, surtout si Ton joint à cela la considération de la forme extérieure, qui ne peut être régulière ou symétrique, si ce n'est pour les fleurs, tandis que, dans un entozoaire comme dans tout autre animal, elle Test constamment.
» Dans le second cas, ce sont des produits animaux, des parties d'animaux, ou enfin des animaux tout différents des entozoaires. Quand ce sont des produits animaux, ce qu'on nomme des concrétions lymphatiques, la structure non celluleuse ou seulement gélatineuse, ainsi que le défaut de symétrie dans la forme, ne peuvent laisser longtemps dans le doute un observateur de bonne foi.
» Si ce sont des animaux plus ou moins tronqués, un peu de sagacité et quelques bonnes figures d'animaux devront suffire pour reconnaître l'erreur. »
Guersant a indiqué un procédé très simple pour reconnaître si les ^pseudo-helminthes appartiennent au règne animal ou au règne végétal. Après avoir lavé et séché le produit qu'on doit examiner, il suffit de le faire brûler à la flamme d'une bougie pour décider de sa nature. «Je me suis servi plusieurs fois de ce moyen, dit Guersant, particulièrement dans un cas où je voulais prouver à un de mes confrères que des fragments de betteraves rendus par les selles, et qu'il avait pris pour des vers intestinaux, n'en étaient pas. »
Si, malgré un examen attentif, le médecin restait incertain sur la nature du produit anormal, il ferait bien de s'éclairer des lumières d'un naturaliste.
Nous renvoyons à l'ouvrage de Bremser pour la description des pseudo-hel min thés figurés dans les ouvrages des helminthologistes.
3° En étudiant la plupart des accidents produits par les lombrics, joous avons répondu à la troisième question.
Art. V. — Nature de la maladie. — Causes.
Non-seulement la plupart des auteurs ont admis un certain nombre de maladies dont on peut retrouver la cause dans la présence des vers intestinaux ; mais en outre, ils ont prétendu qu'il existait une maladie vermineuse essentielle, qui avait ses symptômes propres (ceux que nous avons énumérés plus haut). Bremser a môme été jusqu'à dire que la maladie vermineuse pouvait exister indépendamment des vers. Voici en quels termes il s'exprime (1) : « J'entends, sous le nom
(1) Loc, ci(,, p. 319.
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de maladie verraineuse, un dérangement ou bien une disproportion dans les fonctions des organes destinés à la digestion et à la nutrition ; pendant la durée de ce dérangement, il se produit ou bien il s'accumule dans le canal intestinal des substances à l'aide desquelles il peut se former des vers dans des circonstances favorables; mais cependant il n'y a pas de nécessité absolue que celte formation doive en résulter. L'accumulation de ces substances, en pareil cas, ne constitue que l'agent matériel propre à la production des vers; l'existence de ce* animaux dans le canal intestinal ne forme par conséquent pas une maladie primitive.»
Tout dernièrement MM. Beauclair et Viguier ont repris cette idée en spécifiant la nature de l'altération des liquides qui provoque la génération vermineuse. Suivant ces médecins, l'asthénie helminthogénétique est une asthénie spéciale qui a des taractères propres et résulte d'un état particulier de nos humeurs, d'une suspension ou d'une perversion des fonctions de la peau, d'une accumulation des produits aces cents dans le fluide sanguin; cette disposition particulière, qui a pour résultat la production des vers, constitue la diathèse vermineuse, qui est plus ou moins complète, suivant le degré de saturation de l'économie (1). »
MM. Beauclair et Viguier, après avoir fait observer que les humeurs excrémenlitielles sont toutes acides, et que les humeurs récrémentitielles et le sang sont alcalins, admettent que, sous l'influence d'une modification de la perspiration cutanée et.pulmonaire et de la sécrétion rénale, les éléments acides sont retenus dans le sang, et que c'est sur l'intestin que se fait le dépôt de la matière morbifique. « C'est le mucus qui est l'excrétion critique, lediverticulum par lequel le .sang se purge de l'excès d'acide que l'inertie des émonctoires que nous venons de signaler accumule dans sa masse, et c'est dans ce mucus acide que le ver prend naissance. »
La théorie de MM. Beauclair et Viguier est identique avec celle que nous avons émise dans notre premier volume sur la nature des maladies catarrhales gastro-intestinales. Seulement, ces médecins ont été plus loin que nous en précisant l'espèce de modification du sang. Nous sommes tout disposés à admettre une diathèse vermineuse et à ne considérer l'helminthe que comme le résultat d'une maladie préexistante; de môme que nous ne considérons le tubercule que comme la signature anatomique d'un état général constitutionnel antérieure l'apparition du produit accidentel dans l'organisme; mais nous ne pensons pas que MM. Beauclair et Viguier aient répondu d'une manière satisfaisante à l'objection qu'ils ont eux-mêmes prévue et formulée en ces termes : «On pourra nous objecter que cet état de
(1) Recherches nouvelles sur Vhelminthogénésie et sur le traitement diathésique des oxyures et des ascarides lombricoides- (Gaz. méd.t 1853, p. 453.)
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l'organisme, décrit comme particulier à lé dto thèse Tennineose, & applicable à une foule d'autres dispositions morbide! » Noos poisons qu'ils n'ont pas suffisamment répondu à celte objection eh disant : « Ce fait prouverait seulement que les mêmes causes peuvent, suivant les idiosyncrasies, produire dles effets différents. »
On pourrait, ce nous semble, donner une explication plus satisfaisante en considérant les diathèses catarrhaie et vermineuse comme identiques, et en admettant que, lorsque la matière catarrhaie est éliminée en suffisante quantité, soit par la diarrhée, soit par des vomissements, la gangue dans laquelle le ver doit prendre naissance étant chassée du corps par cette élimination médicatrice, l'helminthe ne peut se développer, tandis que, lorsque la matière peccante, comme disaient les anciens, s'accumule dans les premières voies, le ver trouve tous les éléments nécessaires à sa formation. Ce que nous appelons matière peccanteest suivant MM. P. Beauclair et Viguier, le mucus acide qui encombre le tube digestif, et suivant Bremser une surabondance de la matière animalisée. « La formation des vers, dit cet helminthologiste, dépend de ce que le canal intestinal animalise plu de substance qu'il ne peut en être absorbé, en sorte que la substance animalisée, ici stagnante, est déterminée à se transformer en un tout existant par lui-même, ou bien en un ver (1). »
M. Cruveilhier admet que les helminthes intestinaux reconnaissent pour cause éloignée une assimilation incomplète de matériaux uetritifs surabondants ; opinion qui se rapproche de la précédente.
Quaut aux causes premières, nous ne les discuterons pas, car elles touchent aux plus graves questions de la philosophie zoologique, et ce serait complètement sortir du cadre dans lequel nous voulons nous renfermer que de discuter toutes les hypothèses émises par les auteur* sur la formantion des entozoaires.il nous suffira dédire que quelques naturalistes ont prétendu que ces animaux provenaient du dehors, tout formés ou en germes ; mais qu'ils subissaient dans le corps humain divers changements, résultant des nouvelles condition dans lesquelles ils sont placés. Tandis que d'autres, et ce sont les plus nombreux, ont admis qu'ils se formaient de toutes pièces dans le
(1) On voit que Bremser admet que la stagnation des matériaux morbides «t nécessaire à la formatiou du ver. C'est une idée analogue à celle que nous ira» émise. Plus nous y réfléchissons, plus nous sommes tentés de croire que cette stase est une condition obligatoire. Ainsi que nous le verrons tout à l'heure, les casses prédisposantes de l'affection vermineuse sont identiques avec les causes prédisposantes de la diathèse catarrhaie. à une seule exception près, celle de Tige; la helminthes étant fort rares A l'Age où le catarrhe est fréquent. Mais cela dépeed de ce que dans les premières années les éliminations muqueuses se faisant suc une eitrérae facilité, la matière morbifique ne peut séjourner sur une membrane pourvue d'une exquise sensibilité, et qu'elle est immédiatement chassée par li diarrhée et par les vomissements.
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corps des animaux, soit que le germe existât primitivement dans le père ou dans la mère, soit que la génération fût spontanée.
Kudolphi, Bremser et M. de Blain ville se sont rangés a cette dernière opinion, qui est partagée par la plupart des naturalistes et réunit en sa faveur le plus grand nombre de probabilités.
Quelleque soit l'opinion que Ton professe sur l'origine des vers, il est incontestable que plusieurs causes tendent à favoriser leur développement.
1° Hérédité. — Il est hors de doute qu'un certain nombre d'enfants reçoivent de leurs parents la prédisposition aux maladies vermineuses. Le fait est surtont évident quand il s'agit du tœnia.
2° Age. — Les ascarides sont fréquents de l'âge de 3 à 10 ans. D'après M. Guersant, on en rencontrerait, dans cette période de la vie, chez un vingtième des enfants.
3° Sexe. — On admet généralement que les lombrics sont plus fréquents chez les filles que chez les garçons.
U° Constitution. — On a dit que les vers étaient plus fréquents chez les enfants blonds dont la peau est fine; en un mot, chez ceux qui ont les attributs du tempérament lymphatique.
5° L'habitation d'un climat froid et humide, on d'une maison humide, est considérée comme cause prédisposante par un grand nombre d'auteurs. On a dit aussi que les entozoaires se développaient en plus grande abondance en été et en automne.
6° On a accusé la nourriture de produire les ascarides. Ainsi plusieurs médecins disent que le laitage et un régime exclusivement végétal, l'abus des fruits y prédisposent d'une manière évidente.
7° Endémie. — Les vers intestinaux sont endémiques dans quelques pays. Ainsi le taenia est endémique à Genève et dans son voisinage, les lombrics le sont aussi dans certains cantons de la Normandie. Le climat et la nourriture rendent quelquefois compte de ces endémies. Mais dans d'autres cas, il faut invoquer d'autres causes. Ainsi, nouk avons vu tous les habitants d'un village être atteints du ver solitaire, tandis que les habitants des environs en étaient exempts.
Nous avons vu aussi tous les membres d'une famille établis dans le voisinage de Genève présenter à la même époque les symptômes du bothriocéphale. Cette famille était depuis un ou deux ans seulement logée dans une maison nouvellement bâtie, mais parfaitement saine et sèche, située à vingt minutes de la ville. En présence de faits pareils il est difficile de ne pas croire à la préexistence d'un germe déposé soit dans l'eau, soit dans les aliments. N'oublions pas de faire observer que tes cas de cette espèce sont tous relatifs au taenia, et que nous n'avons jamais rien observé de semblable à propos des ascarides et des oxyures.
8° Êpdémie. — On a vu les vers intestinaux compliquer certaines maladies qui régnaient épidémiquement, et l'on a conclu qu'il exis-
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tait une maladie verroi rieuse épidémique. Tout en niant la justesse de cette conclusion, nous devons néanmoins reconnaître que les conditions sous l'influence desquelles certaines maladies régnent épidémiquement, et l'élément catarrhal qui enlrecomme partie intégrante de la plupart de ces affections (rougeole, coqueluche, fièvre typhoïde), contribuent évidemment à la multiplication des vers. ;
Cette éuumération des causes nous semble une preuve de plus en faveur de l'identité que nous avons cherché à établir entre les ditthèses catarrhale et vermineuse ; car il est difficile, en effet, de rencontrer des conditions étiologiques plus semblables, et la seule exception, celle de l'âge, peut être facilement expliquée, comme nous l'avons dit plus haut.
Art. VI. — Pronostic.
Nous avons (ait voir que le nombre des maladies causées par les vers devait être regardé comme assez restreint : aussi nous ne pouvons pas considérer leur présence comme très fâcheuse. En effet, en comparant le petit nombre et la rareté des accidents avec le nombre considérable d'enfants qui ont, à une certaine époque de leur vie, rejeté des lombrics, il nous paraît incontestable que, dans la grande majorité des cas, on ne doit pas attacher une grande importance à la pré* sence de ces entozoaires. Nous ne saurions partager cependant l'opinion des médecins qui pensent que les lombrics sont plutôt favorables que défavorables à la santé des enfants.
L'existence des ascarides ne nous paraît dangereuse que dans les cas où leur nombre est très considérable, et où ils occasionnent quelques-uns des accidents que nous avons passés en revue dans un autre article. Nous avons fait voir alors que plusieurs étaient assez graves pour entraîner la mort, et que d'autres, bien que moins funestes, pouvaient cependant avoir des suites fâcheuses.
Art. VII. — Traitement.
Les opinions des médecins sur la gravité des maladies vermineuses étant différentes, ils n'ont pas tous donné les mêmes préceptes thérapeutiques. Ainsi, ceux qui regardaient la présence des helminthes comme favorable à la santé générale ont recommandé de ne pas provoquer leur expulsion.
D'autres, adoptant l'opinion précisément inverse, ont établi la nécessité de faire évacuer les ascarides dans tous les cas indistinctement. On a même été plus loin, et Ton a proposé d'attaquer par une médication spéciale les maladies dites vermineuses, alors même qu'il n'existait pas de vers.
De celte manière de voir il est résulté de grands abus. Les médecins, croyant reconnaître dans la plupart des maladies de l'enfance.
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des indications pour l'emploi des vermifuges, ont accumulé remèdes sur remèdes, dans le but d'obtenir l'expulsion de ces helminthes. Or, la plupart des médicaments dits vermifuges sont loin d'être innocents; presque tous irritent le tube digestif, et pour qui connaît sa susceptibilité, il est incontestable que l'emploi inconsidéré de cas remèdes ne peut avoir que des inconvénients. Il faut donc tenir un juste milieu entre les deux extrêmes.'
§ I. Indications, — Les indications du traitement des maladies vermineuses sont très simples; elles consistent :
1° A favoriser l'expulsion des vers;
2° A les empêcher de se reproduire;
3° A combattre les accidents dont ils sont l'origine.
L'opportuité de la première indication, et surtout l'application des moyens propres à y satisfaire, varient suivant les circonstances dans lesquelles se trouve le malade.
Il faut distinguer les cas où les entozoaires compliquent une affection préexistante de ceux où ils peuvent constituer eux-mêmes toute la maladie. Dans le premier cas, et surtout lorsque l'on a affaire à une affection gastro-intestinale, il faut en général négliger les entozoaires sous le rapport thérapeutique, se borner à attaquer la maladie principale, et attendre qu'elle soit guérie pour traiter les vers.
Il y a au contraire indication à provoquer leur expulsion lorsqu'ils occasionnent évidemment des accidents qui compliquent d'une manière fâcheuse la maladie première.
Lorsque ces helminthes existent 6euls, il est convenable dans la grande majorité des cas de prescrire un traitement propre à les faire disparaître.
§ II. Examen des médications. — On a proposé un nombre considérable de médicaments dans le but de combattre les vers intestinaux. Ils appartiennent à différentes classes : Bremser les divise, d'après leur mode d'action, en mécaniques, spécifiques, purgatifs et fortifiants.
On a employé ces remèdes tantôt par empirisme, tantôt d'après des idêf s théoriques préconçues. Bremser rapporte que bon nombre de médecins ont cherché, en soumettant les helminthes sortis du corps à l'action de différents remèdes, à déterminer quelles étaient les substances qui leur donnaient le plus rapidement la mort. Il faut avouer que ces expériences n'ont pas conduit à des résultats bien importants ; et Ton devait s'y attendre, car on ne peut agir que sur les vers intestinax rendus par les évacuations et déjà affaiblis, ou bien sur ceux que Ton recueille sur les cadavres. Enfin on ne peut pas comparer les remèdes qui, pris à l'intérieur, subissent dans les voies digestives de nombreuses modifications à ceux qui sont mis en contact à l'air libre avec les helminthes.
D'après Bremser, les agents les plus capables d'occasionner proraptement la mort des vers intestinaux sont : le froid, l'esprit-de-vin et
892 ENTOZOAIRKS.
On a employé avec succès, à l'extérieur, des cataplasmes faits arec les plantes dont nous venons de parler, et des liniments composés de leurs huiles essentielles. On a conseillé aussi, sous forme de cataplasmes, un mélange d'ail, de tanaisie et d'absinthe.
Brera a proposé le Uniment suivant :
If Fiel de bœuf j aa 4 „mm^
Savon de Venise )
Huile de tanaisie q. s.
Le camphre tient une grande place parmi les médicaments vermicides; on Ta prescrit à l'intérieur et à l'extérieur. Rosen recommandait une potion camphrée dans laquelle entrait une certaine proportion de vinaigre et d'esprit-de-vin ; elle est abandonnée.
A l'extérieur on a prescrit des liniments camphrés sur l'abdomen.
Indépendamment des médicaments anthelminthiques que nous venons de passer en revue, on en trouve dans les auteurs une foole d'autres que leur saveur désagréable ou leurs propriétés irritantesempèchent le plus souvent d'employer chez les enfants, tels sont : l'osa fœtida, la fougère, V huile de térébenthine ou celle de pétrole^ V huile animale de Dippel, V huile empyreumatique de Chabert% etc.
Purgatifs. — Les médicaments purgatifs employés dans le but d'expulser les ascarides des intestins sont nombreux. Ainsi on a conseillé :
1° Le tartre stibié. Scheid raconte qu'Aulbert administra avec le plus grand succès un remède (composé d'un grain et demi de tartre stibié, d'un peu de résine de jalap et de cinabre), à un garçon de onze ans affecté d'épi lepsie causée par la présence d'ascarides.
WLecalomel a joui d'une grande réputation comme anthelmûv thique; mais il ne paraît pas qu'il agisse autrement que comme purgatif. Plusieurs médecins unissent ce médicament à quelques- uns des remèdes anthelminthiques conseillés ci-dessus ; bon nombre le regardent comme infidèle.
$° Les huiles ont été vantées, en particulier l'huile de ricin, comme un excellent moyen d'expulser les vers.
U° La poudre de racine de jalap peut aussi être employée ; elle a été fortement conseillée par Bremser. C'est, d'après ce médecin, un des meilleurs purgatifs, et qui peut-être possède en même temps plus de vertus anthelminthiques que tous les autres.
5° Les toniques ont été conseillés par les auteurs dans le but d'empêcher la reproduction des vers intestinaux. On a eu principalement recours aux préparations ferrugineuses, vantées d'une manière spéciale par Tourtual, et aussi aux amers et en particulier au quinquina, Nous avons indiqué, dans plusieurs endroits de cet ouvrage, la manière d'administrer ces médicaments.
M. Cruveilhier conseille de donner tous les soirs aux enfants lyn>
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pbatiques qui rendent des vers intestinaux, une cuillerée de vin de quinquina pendant quatre à cinq jours.
Caron du Villards a recommandé comme un bon remède remploi de l'huile de foie de morue.
Régime. — L'enfant auquel on fait subir un traitement contre les ascarides doit suivre un régime particulier. Ainsi, Bremser défend l'usage des farineux, des légumes secs et des substances grasses ; il recommande au malade de ne pas manger trop de pain. Il est convenable que l'enfant prenne une certaine quantité de viande et un peu de vin.
§ III. Résumé. — A. Un enfant d'un tempérament lymphatique et placé dans des circonstances hygiéniques peu favorables, mais du reste bien portant, rend depuis quelques temps des ascarides lombricoides, et présente les symptômes gastriques attribués à cette maladie. On prescrira :
1° Une cuillerée à bouche du sirop dont la formule a été donnée (p. 891), ou l'infusion de mousse de Corse, ou la poudre de semencontra, ou telle autre des préparations indiquées ci-dessus. On continuera ce traitement pendant cinq ou six jours.
2° Quand on aura cessé l'usage des vermifuges, il faudra prescrire une ou deux cuillerées de vin de quinquina ou l'huile de foie de morue et continuer ce traitement pendant plusieurs jours.
3° Enfin, l'éloignement des causes antihygiéniques est indispensable pour la guérison ; le logement doit être sec, suffisamment aéré, et la nourriture légèrement tonique.
Si, sous l'influence des anthelminthiques les vers ne sont pas évacués, le médecin fera faire sur l'abdomen des frictions avec l'huile de pétrole, ou appliquer des cataplasmes de tanaisie ou d'absinthe.
B. Un enfant qui a déjà rendu des vers ou chez lequel on peut soupçonner la présence de ces entozoaires, est pris, après avoir éprouvé de vives coliques, d'une attaqué convulsive.
Le médecin doit presprire au moment de l'attaque le traitement indiqué (t. 11, p. &81).
Puis, dès que l'accès aura cessé, il prescrira un purgatif avec le calomel et le jalap, et ensuite quelqu'un des anthelminthiques conseillés ci-dessus.
Il se guidera, pour le traitement des autres accidents, d'après les conseils que nous avons donnés ailleurs.
4M ENTOZOAlRtS.