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Varicelle primitive 2
Il est utile de chercher combien de temps après la vaccine se développent ce* diverses varioles, c'est-à-dire quelle est la durée de l'immunité variolique après la vaccine. (Voyez, à ce sujet, l'article Revaccinât ion, dans le chapitre suivant.)
• Seamdt question. -— La proportion change considérablement sans cependant devenir tout à fait inverse, si Ton considère les mêmes éruptions survenues chez des enfants non vaccinés. Ainsi, dans nos observations, les varioles normales sont fréquentes ; les varioles anomales le sont un peu moins ; les varioloïdes normales restent toujours plus fréquentes que chacune des deux espèces séparées ; mais le nombre total de toutes les varioloïdes, loin de surpasser celui de toutes les varioles, lui est inférieur. Cette différence dépend des varioles anomales, dont le nombre est beaucoup plus considérable que celui des varioloïdes anomales. L'influence de la santé antérieure se fait encore sentir ici; car les éruptions anomales se présentent de préférence chez les enfants déjà malades. Toutefois bon nombre des varioles irrégulières sont primitives. Nous rappellerons bientôt les causes de ces anomalies (1).
L'influence générale de la vaccine sur les éruptions varioliques est donc de les modifier en les atténuant, et de faire que les enfants vaccinés ne sont plus soumis qu'aux formes légères, sauf de très rares exceptions. Mais ce n'est pas sans quelque étonuement «que nous voyons un si grand nombre d'enfants non vaccinés prendre la varioloïde plutôt que la variole. Doit-on considérer ce fait comme l'état de nature, ou comme le résultat d'une influence générale exercée par la vaccine inoculée depuis plusieurs années à un grand nombre d'individus; et, dans ce cas, comment s'exerce une telle influence? Pour répondre à cette question, il faudrait rechercher si
(I) Enfants non vaccinés, C6.
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Varioloïde anomale secondaire. 4
En outre, chez 47 enfanta, nous avons oublié de constater ou de consigner sur nos Dotes la vaccine antérieure ; les varioles étaient ainsi distribuées :
Variole normale
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Espèce de variole ignorée 3
Il serait facile d'établir sans grande erreur si ces 47 enfants étaient ou non Ttccisés ; il suffirait de suivre les lois indiquées par les chiffres précédents. On regarderait comme non vaccinés les enfants qui ont eu uoe variole normale ou toonale. Ceux atteints de varioloïde seraient considérés, partie comme vaccinés, partie comme non vaccinés ; ces derniers seraient un peu plus nombreux que les premiers, liais la chose importante à noter sur ces 47 enfants, est que l'influence des maladies antérieures sur l'éruption est la même que chez les précédents.
72 MALADIES (i EN É IULES AlftUBS SPÉCIFIQUES.
L'opinion générale qui ressort de ces travaux est que la variole survenue pendant le cours de la vaccine est modifiée et atténuée. Nous avons ajouté, et M. Legendre a confirmé notre opinion, que dans certaines circonstances elle est aggravée. Enfin, l'un des hommes qui a le mieux étudié la vaccine, M. Bousquet, a soutenu avec un incontestable talent que l'influence de la vaccine est nulle, et que les modifications observées sont de simples coïncidences.
Si l'on s'en rapporte à la première opinion, il faut toujours vacciner en présence d'une variole imminente. Dans la seconde, il est des conditions d'âge et de santé qui doivent engager à ajourner la vaccine. M. Bousquet n'a pas formulé de conseil sur ces points pratiques ; faut-il en conclure qu'à ses yeux il est indifférent de pratiquer la vaccination ou de s'en abstenir ?
Lorsque l'on considère d'une manière générale les faits qui ont été cités, il est évident que l'éruption variolique est modifiée dans la très grande majorité des cas; mais pour apprécier cette modification, il faut avec M. Hérard étudier séparément les cas suivis de guérison et ceux qui ont été mortels.
Or, pour les faits de la première série, il ne peut pas rester de doute sur les modifications favorables que présente la variole. Elles portent sur l'ensemble de la maladie, sur les symptômes locaux comme sur les symptômes généraux. Non seulement les varioles coufluentes graves sont exceptionnelles, mais encore les varioles régulières et discrètes sont rares ; presque toujours les périodes de la maladie sont abrégées, la suppuration est à peu près nulle, la fièvre de suppuration manque ou bien elle est très faible; en un mot, la variole est transformée en varioloïde.
En vain voudrait-on ne voir dans ces faits qu'une simple coïncidence. La varioloïde, il est vrai, est fréquente chez les individus non vaccinés : les chiffres que nous avons donnés dans le paragraphe précédent en sont la preuve; mais quelle différence s'il y a eu vaccine antérieure ou concomitante! Le nombre des varioloïdes comparé à celui des varioles est à peu près le même, que la vaccine ait été pratiquée pendant l'incubation variolique ou plusieurs années avant; tandis que là où la vaccine manque, les varioles véritables sont beaucoup plus nombreuses que les varioloïdes. « Quand sur onze enfants, » dit M. Hérard, nous voyons au moins neuf ou dix fois se développer » une véritable varioloïde; quand ces faits, s'ajoutant à d'autres iden- » tiques notés par MM. Rayer, Guersant, Blache, Legendre, Clé- » rault, etc., forment un faisceau compacte et imposant, y a-t-il » défaut de logique à ne plus voir là une simple coïncidence, mais » une modification réelle par la vaccine simultanée? » La conviction devient plus complète, lorsqu'à côté de ces faits on en constate d'autres où la variole, née dans les mômes conditions, mais en dehors de toute influence vaccinale, se montre confluente et