CHAPITRE II
Les péritonites partielles ou régionales jouent un rôle considérable dans la pathologie de la femme en couches, et on ne peut les méconnaître sans s'exposer à tomber journellement dans les erreurs pratiques les plus grossières. Bernutz et Goupil ont marqué à la péritonite pelvienne sa place dans le cadre nosologique. Mais longtemps avant ces auteurs distingués, Andral avait décrit diverses espèces de péritonites partielles : une péritonite sus-hépatique , une péritonite épiploïque, etc. D'une autre part, je trouve, dans un article de Tonnelé sur les lièvres puerpérales observées à la Maternité en 1829, la mention suivante : « L'inflammation du péritoine est le plus souvent bornée à la région hypagastrique et se concentre en quelque sorte aux environs de l'utérus; et, alors même qu'elle est générale, c'est surtout dans ces parties qu'elle sévit avec le plus de violence. Quelquefois cependant, et par exception, elle affecte
particulièrement certains autres points : la surface du foie, le mésentère, l'épiploou (1). » Nous ne ferons donc, en décrivant les différentes variétés de péritonites partielles qu'on peut rencontrer chez les femmes en couches, que pénétrer plus avant dans une voie déjà indiquée par les observateurs les plus éminents.