DILATATION
On désigne sous le nom de dilatation le mode opératoire par lequel m se propose de rétablir le calibre plus ou moins complètement oblitéré de certains condivits et de certains orifices. La dilatation chirurgicale n'est autre chose qu'une compression du dedans au dehors. Elle est employée fréquemment pour le rétablissement des voies lacrymales, pour la gnénson de la grenouillette pour le traitement de la fissure anale spasmodique. pour celui des rétrécissements de l'urètre, et enfin pour provoquer Faccouchement prématuré.
La dilatation peut se pratiquer suivant plusieurs modes que nous allons rapidement examiner.
Elle peut être temporaire ou permanente. C'est ainsi que l'on fait usage pour le traitement de la fistule lacrymale, tantôt de bougies, de tohesà drainage que l'on renouvelle plus ou moins fréquemment pendant plusieurs mois, tantôt de canules qu'on laisse à demeure.
La dilatation peut encore être progressisme ou brusque. La dilatation progressive, c'est-à-dire celle qui se fait à l'aide de moyens qui distendent lentement et graduellement les conduits ou les orifices, est le mode le plos fréquemment employé. C'est celui qu'on applique journellement à la dilatation du conduit urétral rétréci. La dilatation brusque ou forcée trouve son application dans le traitement de la fissure anale spasmodique et de certaines formes de rétrécissement urétral.
Les agents dilatants diffèrent suivant les conduits ou les orifices auxquels on veut appliquer la dilatation, et surtout suivant la lésion que Toose propose de combattre.
S'agit-il de la dilatation des voies lacrymales? on a successivement employé le stylet, les mèches de charpie, la corde à boyau, un fil simple, des sondes formées de matières diverses, des canules, etc. J'ai employé avec beaucoup d'avantage pour le traitement de la fistule lacrymale des tubes à drainage, conmne moyen préparatoire au placement des canules métalli*
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ques. Il m'est souvent arrivéde voir les malades guérir complétemeot par l'emploi de ces anses élastiques qui dès lors rendaient inutile l'installation de la canule.
Lorsque sous l'induence d'une inflammation suppurative de la muqueuse gingivo- buccale, d'une carie alvéolaire latente, d'un abcès déterminé par
l'éruption de la dernière molaire, les muscles constricteurs des mâchoires se contractent spasmodiquement de manière S fermer complètement l'onviîrlure antérieurede la bouche ; on ne parvient à triompher de la résistance de ces muscles et par conséquent à desserrer les mâchoires qu'autant qu'on emploie des agents d'une grande puissance. J'ai Tait construire dans ce Luiunpetit appareil que je désigne sous le nom de dilatateur buccal. Je ne cticjvbe pas habiluetlement à obtenir en une seule séance la dilatation complète de la bouche, c'est graduellement et dans une série de séances répétées une fois tous les jours que j'arrive à ce résultat. — Au même but est appliquée la vis conique que j'ai décrite. {Bail, de thérapeutique, sept, elnov. 1851.)
On a proposé pour combattre l'étranglement dans les] hernies la dilatation au moyen de divers instruments parmi lesquels on peut eiler le gorgeret double dont les deux branches s'ouvrent et «e ferment à la manière d'une pince à pansement. Cette idée a toutes les apparences d'un non-sens.
Les doigis constituent un agent de dilatation très-cfBcace dans ccrttùnes affections, et en particulier dans la fissure iiuale spasmodique. Seulement au lieu d'agir d'une manière lente et progressive comme les mèches qui sont particulier rement usitées en pareil cas, ils sont introduits de manière H produire la dilatation forcée. Pour cela on fait pénétrer duuB l'anus les deux doigts indicateurs adossés l'un à l'autre, un les recourbe en crochet, et dans cette position on exerce une traction forte et brusque de manière à vaincre d'un seul coup la rëtiintance du sphincter.
Il est inutile de rappeler ici toutes les variétés de cathéters f,jg 12. (jui ontété imaginées pour combattre lesrétrécissemcnlsuré- vu conique. Iraux. 11 suffit de mentionner cette classe nombreuse d'agents de dilatation.
Dans le but de produire raoeouchement prématuré on a eu recours aTee beaucoup davantage à l'éponge préparée, que l'on taille en forme de cône et que l'on introduit dans le col utérin. Cette éponge, en s'imprégnantdes mucosités utérines, se gonfle, dilate le col et prépare ainsi raccouchement.