TRANSFUSION DU SANG
Le 7 octobre 1851, j'ai pratiqué de concert avec mon excellent cou*' frère, M. Monneret, la transfusion du sang, et voici dans quelles cirronstances.
Il s'agissait d'une jeune femme, âgée de 98 ans, entrée à l'hôpital Saint- Antoine le 4 octobre 4851 , avec tous les symptômes d'une anémie portée à un degré extrême et compliquée des signes du scorbut.
Le procédé auquel j'eus recours fut très-simple.
L'extrémité d'une seringue à hydrocèle fut introduite dans la veine céphalîque gauche et maintenue par une ligature. Une autre ligature fut placée sur le bout inférieur du vaisseau dans la crainte d'une hémorrhagie. -* Le liquide injecté était du sang défibriné ou en d'autres termes de la se* rosité do sang avec les globules et les éléments qu'elle tient en dissolution. 120 grammes de sérosité furent injectés graduellement et avec une seule interruption de deux minutes au plus.
La malade resta calme pendant toute la durée de l'injection et n'éprouva aucune sensation particulière. Le pouls reprit très-vite assez de force ponr faire dire aux assistants qu'il ressemblait à celui d'un sujet pléthorique.
V^era dix heures du matin, c'est-à-dire, une heure après l'opération, la scène changea complètement. ~- Le refroidissement des mains et des pieds
survenu inopinément, nécessita l'application de corps chauds qui ne tardèrent pas à réchaufier la malade , mais à partir de ce moment elle res^ta en proie à une grande agitation, continua à se plaindre et à bâiller , puis elle fut prise d'une soif ardente et but successivement deux tasses de bouillon, un demi-pot de limonade vineuse et de bière. Ces boissons furent toutes conservées par Testomac, tandis que les jours précédents elles étaient presque immédiatement rejetées. Le pouls restait fort ; Tinldligence présente. Cependant un affaiblissement graduel survint ; le pools s'anéantit; la malade cessa de se plaindre et expira à la manière d*ane femme qui meurt d'une maladie de consomption. — (Voyez pour les détails de l'observation, Gaz, des Bôp,, 1851, p. 482.)
Dans les divers procédés que Ton suit pour opérer la transfusion, oo cherche par tous les moyens possibles à ne faire pénétrer que du saog fluide. Tantôt on reçoit ce sang dans une palette préalablement élevée au moyen de l'eau chaude à une température de 30 à 35 degrés centigrades; et on vient Ty puiser avec une seringue ; tantôt on le reçoit à la sortie de la veine et on l'injecte inmiédiatement avec un instrument semblable à b seringue du docteur Hundell.
Quel que soit le procédé que l'on adopte, il faut avoir soin de défibriD^ le sang. Mais si d'un côté la fibrine se solidifie assez rapidement pour qu'en passant dans les vaisseaux elle y provoque des obstructions mortelles, d'une autre part le sang défibriné est en réalité privé de vie et par conséquent bien différent du sang normal.
Aussi, sans blâmer d'une manière absolue les tentatives qui ont été faites au point de vue de la transfusion, nous pensons qu'on devra toujours hésiter à pratiquer cette opération qui n'a presque aucune chance de succès.
INJECTION DE PERCHLORURE DE FER DANS LES VEINES
Dans les expériences de Pravaz sur la coagulation du sang par le percblorure de fer, on a obtenu à l'aide de ce liquide la guérison des varices.
Voici comment on opère :
Le malade étant debout, on applique une ligature circulaire au dessus du point où l'on veut opérer, puis une autre au dessous. Alors on pique U veine avec un trocart, par la canule duquel sortent quelques gouttes de sang, et adaptant la seringue de Pravaz au trocart, on injecte le perehloiute en solution au 30* degré en comptant les gouttes par les tours de vis du piston. Dix ou douze gouttes sont généralement suffisantes.
On ferme la piqûre avec une petite cuirasse de sparadrap, et le m^nbre est tenu dans une position horizontale. S'il survient de la réaction inflammatoire, on applique des cataplasmes.
Dans la séance du 30 novembre 1853, j'ai présenté à la Société de du*
rorgie un malade auquel j'ai pratiqué une injection de percblonire de fer dans des varices de la saphène interne. Il était facile de constater que le paquet variqueux situé un peu au dessus du genou était rempli par un caillot dur qui remontait dans l'étendue de i8 centimètres à Tintérieur de la veine. Une légère phlogose s'était manifestée deux jours après Topération ; mais le malade n'avait éprouvé aucun autre accident.
Je m'étais servi de seize gouttes de solution, pensant qu'avec de trop petites doses la résorption du caillot s'opérerait trop facilement.
Bésultats obtenus à l'hôpital Saint-Antoine par l'injection du perchlorure de fer dans les veines variqueuses, — {Gaz. Heàdom,, 24 mars 1854.)
Dans les premiers jours d'octobre 1853, plusieurs malades, atteints de varices, ont été traités à l'hôpital Saint- Antoine par des injections de perchlorure de fer.
Chez tous les malades les injections ont été pratiquées sur la saphène interne.
Chez tous la compression de la veine était établie au moyen de plusieurs tours de bande. On appliquait la bande, le malade étant couché , on le faisait lever ; il se tenait debout pendant quelques instants; puis on le faisait coucher de nouveau. On procédait à l'injection et la bande n'était relâchée que d'une manière graduelle.
Toutes les piqûres ont été pansées avec l'amadou. Le membre était mis dans une gouttière. Le malade reporté dans son lit devait garder l'immobilité la plus complète et dans les seuls cas où il s'est manifesté un peu de sensibilité et de rougeur sur le trajet de la saphène, cette imminence d'inflammation s'est éteinte très-promptement par l'action de quelques coups de scarificateur.
On a pris soin dans tous les cas de ne pousser l'injection qu'après avoir obtenu l'issue bien manifeste du sang veineux par la canule du trocart.
A la suite de plusieurs des piqûres, on a constaté la coagulation immédiate du sang dans l'ampoule veineuse ; mais on s'est assuré que la prolongation de l'induration sur le trajet de la saphène, dans une étendue de six, sept, huit travers de doigt, n'a eu lieu qu'au bout de vingt-quatre, trentesix, quarante-huit heures après l'opération.
Ces injections ont été tentées, non dans l'espoir d'obtenir une cure radicale, mais tout simplement dans la pensée que, si l'oblitération durait seulement douze, quinze, dix-huit mois, et surtout si elle s'obtenait d'une oianière inofiensive, les malades pourraient recourir de nouveau à l'opération et trouver ainsi dans une série de guérisons temporaires l'équivalent d'une cure définitive.
On doit savoir, en ce qui touche Tusage des bas lacés, que, chez la plupart des hommes de la classe ouvrière, ce moyen est d'une efficacité trèsproblématique, à raison du mauvais entretien des appareils et de leur application défectueuse, d'autre part, parce que tous les sujets atteints
survenu inopinément, nécessita Tappiication de corps chauds qui ne tardèrent pas à réchauffer la malade , mais à partir de ce moment elle resu en proie à une grande agitation, continua à se plaindre et à bâiller , pub elle fut prise d'une soif ardente et but successivement deux tasses de boailion, un demi-pot de limonade vineuse et de bière. Ces boissons furent toutes conservées par Testomac, tandis que les jours précédents elb étaient presque immédiatement rejetées. Le pouls restait fort; Tintelligence présente. Cependant un affaiblissement graduel survint; le pook s'anéantit; la malade cessa de se plaindre et expira à la manière d'une femme qui meurt d'une maladie de consomption. — (Voyez pour les détûb de l'observation, Gaz. des Hùp.^ 1851 , p. 482.)
Dans les divers procédés que l'on suit pour opérer la transfusion, on cherche par tous les moyens possibles à ne faire pénétrer que da sang fluide. Tantôt on reçoit ce sang dans une palette préalablement élevée au moyen de l'eau chaude à une température de 30 à 35 degrés centigrades: et on vient l'y puiser avec une seringue ; tantôt on le reçoit à la sortie de la veine et on l'injecte immédiatement avec un instrument semblable à la seringue du docteur Hundell.
Quel que soit le procédé que l'on adopte, ii faut avoir soin de défibriner le sang. Mais si d'un côté la fibrine se solidifie assez rapidement poor qu'en passant dans les vaisseaux elle y provoque des obstructions mortelles, d'une autre part le sang défibriné est en réalité privé de vie et par conséquent bien différent du sang normal.
Aussi, sans blâmer d'une manière absolue les tentatives qui ont éir faites an point de vue de la transfusion, nous pensons qu'on devra toujours hésiter à pratiquer cette opération qui n'a presque aucune cbaocp de succès.
INJECTION DE PERCHLORURE DE FER DANS LES VEINES
Dans les expériences de Pravaz sur la coagulation du sang par le perchlo* rure de fer, on a obtenu à l'aide de ce liquide la guérison desvarioe^
Voici comment on opère :
Le malade étant debout, on applique une ligature circulaire au dessu» du point oti l'on veut opérer, puis une autre au dessous. Alors on piquai* veine avec un trocart, par la canule duquel sortent quelques gouttes (k sang, et adaptant la seringue de Pravaz au trocart, on injecte le perddonii^ en solution au 30* degré en comptant les gouttes par les tours de vis d« piston. Dix ou douze gouttes sont généralement suffisantes.
On ferme la piqûre avec une petite cuirasse de sparadrap, et le membre est tenu dans une position horizontale. S'il survient de la réaction infiaiB' matoire, on applique des cataplasmes.
Dans la séance du 30 novembre 1853, j'ai présenté à la Société de cbi-
rargie un malade auquel j'ai pratiqué une injection de perchlorure de fer dans des varices de la sapbène interne. Il était facile de constater que le paquet variqueux situé un peu au dessus du genou était rempli par un caillot dur qui remontait dans l'étendue de iS centimètres à l'intérieur de la veine. Une légère phlogose s'était manifestée deux jours après Topération ; mais le malade n'avait éprouvé aucun autre accident.
Je m'étais servi de seize gouttes de solution, pensant qu'avec de trop petites doses la résorption du caillot s'opérerait trop facilement.
RétultaU obtenus à l'hôpital Saint-Antoine par Vinjection du perchlorure de fer dans les veines variqueuses. — {Gaz, Bebdom., 24 mars {854.)
Dans les premiers jours d'octobre 1853, plusieurs malades, atteints de varices, ont été traités à l'hôpital Saint- Antoine par des injections de perchlorure de fer.
Chez tous les malades les injections ont été pratiquées sur la saphènc interne.
Chez tous la compression de la veine était établie au moyen de plusieurs tours de bande. On appliquait la bande, le malade étant couché , on le faisait lever ; il se tenait debout pendant quelques instants; puis on le faisait coucher de nouveau. On procédait à l'injection et la bande n'était relâchée que d'une manière graduelle.
Toutes les piqûres ont été pansées avec l'amadou. Le membre était mis dans une gouttière. Le malade reporté dans son lit devait garder l'immobilité la plus complète et dans les seuls cas où il s'est manifesté un peu de sensibilité et de rougeur sur le trajet de la saphène, cette imminence d'inflammation s'est éteinte très-promptement par l'action de quelques coups de scarificateur.
On a pris soin dans tous les cas de ne pousser l'injection qu'après avoir obtenu l'issue bien manifeste du sang veineux par la canule du trocart.
A la suite de plusieurs des piqûres, on a constaté la coagulation immédiate du sang dans l'ampoule veineuse ; mais on s'est assuré que la prolongation de l'induration sur le trajet de la saphène, dans une étendue de six, sept, huit travers de doigt, n'a eu lieu qu'au bout de vingt-quatre, trentesix, quarante-huit heures après l'opération.
Ces injections ont été tentées, non dans l'espoir d'obtenir une cure radicale, mais tout simplement dans la pensée que, si l'oblitération durait seulement douze, quinze, dix-huit mois, et surtout si elle s'obtenait d'une manière inoflensive, les malades pourraient recourir de nouveau à l'opération et trouver ainsi dans une série de guérisons temporaires l'équivalent d'une cure définitive.
On doit savoir, en ce qui touche Tusage des bas lacés, que, chez la plupart des hommes de la classe ouvrière, ce moyen est d'une efficacité trosprobléma tique, à raison du mauvais entretien des appareils et de leur application défectueuse, d'autre part, parce que tous les sujets atteints
survenu inopinément, nécessita Tapplication de corps chauds qui ne tardèrent pas à réchauffer la malade , mais à partir de ce moment elle restt en proie à une grande agitation, continua à se plaindre et à bâiller , puis elle fut prise d'une soif aniente et but successivement deux tasses de bouillon, un demi-pot de limonade vineuse et de bière. Ces boissons furem toutes conservées par Testomac, tandis que les jours précédents elles étaient presque immédiatement rejetées. Le pouls restait fort ; Tintelligence présente. Cependant un affaiblissement graduel survint; le pools s'anéantit; la malade cessa de se plaindre et expira à la manière d*ane femme qui meurt d'une maladie de consomption. — (Voyez pour les détaiU de l'observation, Gaz. des Bôp., 1851 , p. 482.)
Dans les divers procédés que l'on suit pour opérer la transfusion, qd cherche par tous les moyens possibles à ne faire pénétrer que du saog fluide. Tantôt on reçoit ce sang dans une palette préalablement élevée au moyen de l'eau chaude à une température de 30 à 35 degrés centigrades: et on vient l'y puiser avec une seringue ; tantôt on le reçoit à la sortie de la veine et on l'injecte immédiatement avec un instrument semblable à la seringue du docteur Hundell.
Quel que soit le procédé que l'on adopte, il faut avoir soin de défibriner le sang. Mais si d'un côté la fibrine se solidifie assez rapidement pour qu'en passant dans les vaisseaux elle y provoque des obstructions mortelles, d'une autre part le sang défibriné est en réalité privé de vie et par conséquent bien différent du sang normal.
Aussi, sans blâmer d'une manière absolue les tentatives qui ont été faites an point de vue de la transfusion, nous pensons qu'on devra toujours hésiter à pratiquer cette opération qui n'a presque aucune chaDce de succès.
INJECTION DE PERCHLORURE DE FER DANS LES VEINES
Dans les expériences de Pravaz sur la coagulation du sang par le perdilorure de fer, on a obtenu à l'aide de ce liquide la guérison des varices.
Voici comment on opère :
Le malade étant debout, on applique une ligature circulaire au dessib du point où l'on veut opérer, puis une autre au dessous. Alors on pique k veine avec un trocart, par la canule duquel sortent quelques gouttes de sang, et adaptant laseringue de Pravaz au trocart, on injectele percfalorure en solution au 30* degré en comptant les gouttes par les tours de vis do piston. Dix ou douze gouttes sont généralement suffisantes.
On ferme la piqûre avec une petite cuirasse de sparadrap, et le membre est tenu dans une position horizontale. S'il survient de la réaction inflammatoire, on applique des cataplasmes.
Dans la séance du 30 novembre 1853, j'ai présenté à la Société de cbi-
rargîe un malade auquel j'ai pratiqué une injection de perchlorure de fer dans des varices de la saphène interne. Il était facile de constater que le paquet variqueux situé un peu au dessus du genou était rempli par un caillot dur qui remontait dans l'étendue de 18 centimètres à l'intérieur de la veine. Une légère phlogose s'était manifestée deux jours après Topération ; mais le malade n'avait éprouvé aucun autre accident.
Je m'étais servi de seize gouttes de solution, pensant qu'avec de trop petites doses la résorption du caillot s'opérerait trop facilement.
Jiésultats obtenus à Vhôpital Saint-Antoine par l'injection du perchlorure de fer dans les veines variqueuses. — {Gaz, Bebdom., 24 mars 1854.)
Dans les premiers jours d'octobre 1853, plusieurs malades, atteints de varices, ont été traités à l'hôpital Saint- Antoine par des injections de perchlorure de fer.
Chez tous les malades les injections ont été pratiquées sur la saphène interne.
Chez tous la compression de la veine était établie au moyen de plusieurs tours de bande. On appliquait la bande, le malade étant couché , on le faisait lever ; il se tenait debout pendant quelques instants; puis on le faisait coucher de nouveau. On procédait à l'injection et la bande n'était relâchée que d'une manière graduelle.
Toutes les piqûres ont été pansées avec l'amadou. Le membre était mis dans une gouttière. Le malade reporté dans son lit devait garder l'immobilité la plus complète et dans les seuls cas où il s'est manifesté un peu de sensibilité et de rougeur sur le trajet de la saphène, cette imminence d'inflammation s'est éteinte très-promptement par l'action de quelques coups de scarificateur.
On a pris soin dans tous les cas de ne pousser l'injection qu'après avoir obtenu l'issue bien manifeste du sang veineux par la canule du trocart.
A la suite de plusieurs des piqûres, on a constaté la coagulation immédiate du sang dans l'ampoule veineuse ; mais on s'est assuré que la prolongation de l'induration sur le trajet de la .saphène, dans une étendue de six, sept, huit travers de doigt, n'a eu lieu qu'au bout de vingt-quatre, trentesix, quarante-huit heures après l'opération.
Ces injections ont été tentées, non dans l'espoir d'obtenir une cure radicale, mais tout simplement dans la pensée que, si l'oblitération durait seulement douze, quinze, dix-huit mois, et surtout si elle s'obtenait d'une manière inofiensive, les malades pourraient recourir de nouveau à l'opération et trouver ainsi dans une série de guérisons temporaires l'équivalent d'une cure définitive.
On doit savoir, en ce qui touche Tusage des bas lacés, que, chez la plupart des hommes de la classe ouvrière, ce moyen est d'une efficacité trèsproblématique, à raison du mauvais entretien des appareils et de leur application défectueuse, d'autre part, parce que tous les sujets atteints
survenu inopinément, nécessita Tapplication de corps chauds qui ne tardèrent pas à réchaufier la malade , mais à partir de ce moment elle re^ en proie à une grande agitation, continua à se plaindre et à bâiller , pois elle fut prise d'une soif ardente et but successivement deux tasses de booilion, un demi*pot de limonade vineuse et de bière. Ces boissons fureoi toutes conservées par Testomac, tandis que les jours précédents elb étaient presque immédiatement rejetées. Le pouls restait fort; l'intelligence présente. Cependant un affaiblissement graduel survint; le pouk s'anéantit; la malade cessa de se plaindre et expira à la manière d'one femme qui meurt d'une maladie de consomption. — (Voyez pour les détiûk de l'observation. Gaz. des Bâp,, 1851 , p. 482.)
Dans les divers procédés que l'on suit pour opérer la transfusion, oo cherche par tous les moyens possibles à ne faire pénétrer que du saof fluide. Tantôt on reçoit ce sang dans une palette préalablement élevée «o moyen de l'eau chaude à une température de 30 à 35 degrés centigrades: et on vient l'y puiser avec une seringue ; tantôt on le reçoit à la sortie de la veine et on l'injecte inunédiatement avec un instrument semblable à la seringue du docteur Hundell.
Quel que soit le procédé que l'on adopte, il faut avoir soin de défibriner le sang. Mais si d'un côté la fibrine se solidifie assez rapidement pour qu'en passant dans les vaisseaux elle y provoque des obstructions mortelles, d'une autre part le sang défibriné est en réalité privé de vie et par conséquent bien différent du sang normal.
Aussi, sans blâmer d'une manière absolue les tentatives qui ont éie faites an point de vue de la transfusion, nous pensons qu'on devra toit* jours hésiter à pratiquer cette opération qui n'a presque aucune cbaoce de succès.
INJECTION DE PERCHLORURE DE FER DANS LES VEINES
Dans les expériences de Pravaz sur la coagulation du sang par le perchlorure de fer, on a obtenu à l'aide de ce liquide la guérison des varices
Voici comment on opère :
Le malade étant debout, on applique une ligature circulaire au dessin du point où l'on veut opérer, puis une autre au dessous. Alors on pique b veine avec un trocart, par la canule duquel sortent quelques gouttes <io sang, et adaptant laseringue de Pravaz au trocart, on injectele perddorure en solution au 30* degré en comptant les gouttes par les tours de vis (h piston. Dix ou douze gouttes sont généralement suffisantes.
On ferme la piqûre avec une petite cuirasse de sparadrap, et le membre est tenu dans une position horizontale. S'il survient de la réaction infiaffl* matoire, on applique des cataplasmes.
Dans la séance du 30 novembre 1853, j'ai présenté à la Société de dû*
rargie un malade auquel j'ai pratiqué une injection de perchlorure de fer dans des varioes de la sapbène interne. Il était facile de constater que le paquet variqueux situé un peu au dessus du genou était rempli par un caillot dur qui remontait dans l'étendue de 18 centimètres à l'intérieur de la veine. Une légère phlogose s'était manifestée deux jours après Topération ; mais le malade n'avait éprouvé aucun autre accident.
Je m'étais servi de seize gouttes de solution, pensant qu'avec de trop petites doses la résorption du caillot s'opérerait trop facilement.
Résultats obtenus à Vhôpital Saint-Antoine par l'injection du perchlorure de fer dans les veines variqueuses. — {Gaz, Heàdom,, 24 mars 4854.)
Dans les premiers jours d'octobre 4853, plusieurs malades, atteints de varices, ont été traités à l'hôpital Saint- Antoine par des injections de perchlorure de fer.
Chez tous les malades les injections ont été pratiquées sur la saphènc interne.
Chez tous la compression de la veine était établie au moyen de plusieurs tours de bande. On appliquait la bande, le malade étant couché , on le faisait lever ; il se tenait debout pendant quelques instants; puis on le faisait coucher de nouveau. On procédait à l'injection et la bande n'était relâchée que d'une manière graduelle.
Toutes les piqûres ont été pansées avec l'amadou. Le membre était mis dans une gouttière. Le malade reporté dans son lit devait garder l'ûimaobilité la plus complète et dans les seuls cas où il s'est manifesté un peu de sensibilité et de rougeur sur le trajet de la saphène, cette imminence d'inflammation s'est éteinte très-promptement par l'action de quelques coups de scarificateur.
On a pris soin dans tous les cas de ne pousser l'injection qu'après avoir obtenu l'issue bien manifeste du sang veineux par la canule du trocart.
A la suite de plusieurs des piqûres, on a constaté la coagulation immédiate du sang dans l'ampoule veineuse ; mais on s'est assuré que la prolongation de l'induration sur le trajet de la saphène, dans une étendue de six, sept, huit travers de doigt, n'a eu lieu qu'au bout de vingt-quatre, trentesix, quarante-huit heures après l'opération.
Ces injections ont été tentées, non dans l'espoir d'obtenir une cure radicale, mais tout simplement dans la pensée que, si l'oblitération durait seulement douze, quinze, dix-huit mois, et surtout si elle s'obtenait d'une manière inoffensive, les malades pourraient recourir de nouveau à Topération et trouver ainsi dans une série de guérisons temporaires l'équivalent d'une cure définitive.
On doit savoir, en ce qui touche Tusage des bas lacés, que, chez la plupart des honunes de la classe ouvrière, ce moyen est d'une efficacité trèsproblématique, à raison du mauvais entretien des appareils et de leur application défectueuse, d'autre part, parce que tous les sujets atteints
survenu inopinément, nécessita Tapplication de corps chauds qui ne tardèrent pas à réchauffer la malade , mais à partir de ce moment elle reâa en proie à une grande agitation, continua à se plaindre et à bâiller , puis elle fut prise d'une soif ardente et but successivement deux tasses de bouil- Ion, un demi-pot de limonade vineuse et de bière. Ces boissons furent toutes conservées par Testomac, tandis que les jours précédents elles étaient presque immédiatement rejetées. Le pouls restait fort ; TioteUigence présente. Cependant un affaiblissement graduel survint; le poub s'anéantit; la malade cessa de se plaindre et expira à la manière d'une femme qui meurt d'une maladie de consomption. — (Voyez pour les détails de l'observation, Gaz. des Bâp,^ 1851 , p. 482.)
Dans les divers procédés que l'on suit pour opérer la transfusicm, oo cherche par tous les moyens possibles à ne faire pénétrer que du san^ fluide. Tantôt on reçoit ce sang dans une palette préalablement élevée ao moyen de l'eau chaude à une température de 30 à 33 degrés oeDtigrades; et on vient l'y puiser avec une seringue ; tantôt on le reçoit à la sortie de la veine et on l'injecte immédiatement avec un instrument semblable a U seringue du docteur Hundell.
Quel que soit le procédé que l'on adopte, ii faut avoir soin de défibriner le sang. Mais si d'un côté la fibrine se solidifie assez rapidement pour qu'en passant dans les vaisseaux elle y provoque des obstructions mortelles, d'une autre part le sang défibriné est en réalité privé de vie et par conséquent bien différent du sang normal.
Aussi, sans blâmer d'une manière absolue les tentatives qui ont été faites au point de vue de la transfusion, nous pensons qu'on deyra toujours hésiter à pratiquer cette opération qui n'a presque aucune chance de succès.
LNJECTION DE PERCHLORURE DE FER DANS LES VEINES
Dans les expériences de Pravaz sur la coagulation du sang par le percblorure de fer, on a obtenu à l'aide de ce liquide la guérison des varices.
Voici comment on opère :
Le malade étant debout, on applique une ligature circulaire au dessa^ du point où l'on veut opérer, puis une autre au dessous. Alors on pique U veine avec un trocart, par la canule duquel sortent quelques gouttes de sang, et adaptant laseringue de Pravaz au trocart, on injectele perchloniiT en solution au 30* degré en comptant les gouttes par les tours de vis du piston. Dix ou douze gouttes sont généralement suffisantes.
On ferme la piqûre avec une petite cuirasse de sparadrap, et le membre est tenu dans une position horizontale. S'il survient de la réaction inflanh matoire, on applique des cataplasmes.
Dans la séance du 30 novembre 1853, j'ai présenté à la Société de cbi-
OPÉRATIOiNS SUR LES VEINES. 400
rargie un malade auquel j'ai pratiqué une injection de perchlorure de fer dans des varioes de la saphène interne. Il était facile de constater que le paquet variqueux situé un peu au dessus du genou était rempli par un caillot dur qui remontait dans l'étendue de iS centimètres à l'intérieur de la veine. Une légère phlogose s'était manifestée deux jours après l'opération ; mais le malade n'avait éprouvé aucun autre accident.
Je m'étais servi de seize gouttes de solution, pensant qu'avec de trop petites doses la résorption du caillot s'opérerait trop facilement.
RésultQt$ obtenus à V hôpital Saint-Antoine par l'injection du perchlorure de fer dans les veines variqueuses. — {Gaz. Bebdom., 24 mars 1854.)
Dans les premiers jours d'octobre 1853, plusieurs malades, atteints de varices, ont été traités à l'hôpital Saint- Antoine par des injections de perchlorure de fer.
Chez tous les malades les injections ont été pratiquées sur la saphène interne.
Chez tous la compression de la veine était établie au moyen de plusieurs tours de bande. On appliquait la bande, le malade étant couché , on le faisait lever ; il se tenait debout pendant quelques instants; puis on le faisait coucher de nouveau. On procédait à l'injection et la bande n'était relâchée que d'une manière graduelle.
Toutes les piqûres ont été pansées avec l'amadou. Le membre était mis dans une gouttière. Le malade reporté dans son lit devait garder rhnmobiUté la plus complète et dans les seuls cas où il s'est manifesté un peu de sensibilité et de rougeur sur le trajet de la saphène, cette imminence d'inflammation s'est éteinte très-promptement par l'action de quelques coups de scarificateur.
On a pris soin dans tous les cas de ne pousser l'injection qu'après avoir obtenu l'issue bien manifeste du sang veineux par la canule du trocart.
A la suite de plusieurs des piqûres, on a constaté la coagulation immédiate du sang dans l'ampoule veineuse ; mais on s'est assuré que la prolongation de l'induration sur le trajet de la saphène, dans une étendue de six, sept, huit travers de doigt, n'a eu lieu qu'au bout de vingt-quatre, trentesix, quarante-huit heures après l'opération.
Ces injections ont été tentées, non dans l'espoir d'obtenir une cure radicale, mais tout sunplement dans la pensée que, si l'oblitération durait seulement douze, quinze, dix-huit mois, et surtout si elle s'obtenait d'une manière inoffensive, les malades pourraient recourir de nouveau à l'opération et trouver ainsi dans une série de guérisons temporaires l'équivalent d'une cure définitive.
On doit savoir, en ce qui touche l'usage des bas lacés, que, chez la plupart des hommes de la classe ouvrière, ce moyen est d'une efficacité trùsproblématique, à raison du mauvais entretien des appareils et de leur application défectueuse, d'autre part, parce que tous les sujets atteints
survenu inopinément, nécessita l'application de corps chauds qui ne Vudèrent pas à réchauffer la malade , mais à partir de ce moment elle rest& en proie à une grande agitation, continua à se plaindre et à bâiller , pub elle fut prise d'une soif aniente et but successivement deux tasses de bouillon, un demi-pot de limonade vineuse et de bière. Ces boissons fiirem toutes conservées par Testomac, tandis que les jours précédents elles étaient presque immédiatement rejetées. Le pouls restait fort ; l'intelligence présente. Cependant un affaiblissement graduel survint ; le pouls s'anéantit; la malade cessa de se plaindre et expira à la manière d'une femme qui meurt d'une maladie de consomption. — (Voyez pour les dëuib de l'observation, Gaz. des Hùp.^ 1854 , p. 482.)
Dans les divers procédés que l'on suit pour opérer la transfusion, oo cherche par tous les moyens possibles à ne faire pénétrer que du ssni fluide. Tantôt on reçoit ce sang dans une palette préalablem^il élevée au moyen de l'eau chaude à une température de 30 à 35 degrés centigrades: et on vient l'y puiser avec une seringue ; tantôt on le reçoit à la sortie de la veine et on l'injecte immédiatement avec un instrument semblable à la seringue du docteur Hundell.
Quel que soit le procédé que l'on adopte, il faut avoir soin de défibrincr le sang. Mais si d'un côté la fibrine se solidifie assez rapidement pour qu'en passant dans les vaisseaux elle y provoque des obstructions mortelles, d'une autre part le sang défibriné est en réalité privé de vie et par conséquent bien difiérentdu sang normal.
Aussi, sans blâmer d'une manière absolue les tentatives qui ont éie faites au point de vue de la transfusion, nous pensons qu'on devra toujours hésiter à pratiquer cette opération qui n'a presque aucune chance de succès.
INJECTION DE PERCHLORURE DE FER DANS LES VEINES
Dans les expériences de Pravaz sur la coagulation du sang par le perchlorure de fer, on a obtenu à l'aide de ce liquide la guérison des varices.
Voici comment on opère :
Le malade étant debout, on applique une ligature circulaire au dessib du point oti l'on veut opérer, puis une autre au dessous. Alors on pique U veine avec un trocart, par la canule duquel sortent quelques gouttes de sang, et adaptant la seringue de Pravaz au trocart, on injecte le perchloroiv en solution au 30* degré en comptant les gouttes par les tours de vis du piston. Dix ou douze gouttes sont généralement suffisantes.
On ferme la piqûre avec une petite cuirasse de sparadrap, et le membre est tenu dans une position horizontale. S'il survient de la réaction inflam* matoire, on applique des cataplasmes.
Dans la séance du 30 novembre 1853, j'ai présenté a la Sooiéié de dii*
OPÉRATIOiNS SUR LES VEINES. 400
rurgie un malade auquel j'ai pratiqué une injection de perchlorure de fer dans des varices de la saphène interne. Il était facile de constater que le paquet variqueux situé un peu au dessus du genou était rempli par un caillot dur qui remontait dans l'étendue de 18 centimètres à l'intérieur de la veine. Une légère phlogose s'était manifestée deux jours après Topération; mais le malade n'avait éprouvé aucun autre accident.
Je m'étais servi de seize gouttes de solution, pensant qu'avec de trop petites doses la résorption du caillot s'opérerait trop facilement.
Jtéêultats obtenus à Vhôpital Saint-Antoine par l'injection du perchlorure de fer dans les veines variqueuses. — {Gaz. Bebdom., 24 mars 1854.)
Dans les premiers jours d'octobre 1853, plusieurs malades, atteints de varices, ont été traités à l'hôpital Saint- Antoine par des injections de perchlorure de fer.
Chez tous les malades les injections ont été pratiquées sur la saphène interne.
Chez tous la compression de la veine était établie au moyen de plusieurs tours de bande. On appliquait la bande, le malade étant couché , on le faisait lever ; il se tenait debout pendant quelques instants; puis on le faisait coucher de nouveau. On procédait à l'injection et la bande n'était relâchée que d'une manière graduelle.
Toutes les piqûres ont été pansées avec l'amadou. Le membre était mis dans une gouttière. Le malade reporté dans son lit devait garder l'immobilité la plus complète et dans les seuls cas où il s'est manifesté un peu de sensibilité et de rougeur sur le trajet de la saphène, cette imminence d'inflammation s'est éteinte très-promptement par l'action de quelques coups de scarificateur.
On a pris soin dans tous les cas de ne pousser l'injection qu'après avoir obtenu l'issue bien manifeste du sang veineux par la canule du trocart.
A la suite de plusieurs des piqûres, on a constaté la coagulation immédiate du sang dans l'ampoule veineuse ; mais on s'est assuré que la prolongation de l'induration sur le trajet de la saphène, dans une étendue de six, sept, huit travers de doigt, n'a eu lieu qu'au bout de vingt-quatre, trentesix, quarante-huit heures après l'opération.
Ces injections ont été tentées, non dans l'espoir d'obtenir une cure radicale, mais tout simplement dans la pensée que, si l'oblitération durait seulement douze, quinze, dix-huit mois, et surtout si elle s'obtenait d'une manière inoflensive, les malades pourraient recourir de nouveau à l'opération et trouver ainsi dans une série de guérisons temporaires l'équivalent d'une cure définitive.
On doit savoir, en ce qui touche Tusage des bas lacés, que, chez la plupart des hommes de la classe ouvrière, ce moyen est d'une efficacité trèsproblématique, à raison du mauvais entretien des appareils et de leur application défectueuse, d'autre part, parce que tous les sujets atteints
survenu inopinément, néœsflitarapplication de corps chauds qui ne urdèrent pas à réchauffer la malade , mais à partir de ce moment elle r^ en proie à une grande agitation, continua à se plaindre et à bâiller , pois elle fut prise d'une soif ardente et but successivement deux tasses de bouillon, un demi-pot de limonade vineuse et de bière. Ces boissons furett toutes conservées par Testomac, tandis que les jours précédents elles étaient presque immédiatement rejetées. Le pouls restait fort ; Tintelligence présente. Cependant un affaiblissement graduel survint; le pouls s'anéantit; la malade cessa de se plaindre et expira à la manière d'one femme qui meurt d'une maladie de consomption. — (Voyez pour les détails de l'observation, Gaz. des Bôp., 4851 , p. ^2,)
Dans les divers procédés que l'on suit pour opérer la transfusion, oq cherche par tous les moyens possibles à ne faire pénétrer que du nos fluide, Tantôt on reçoit ce sang dans une palette préalablement élevée au moyen de l'eau chaude à une température de 30 à 35 degrés oentigradcs. et on vient l'y puiser avec une seringue ; tantôt on le reçoit à la sortie de la veine et on l'injecte immédiatement avec un instrument semblable à la seringue du docteur Hundell.
Quel que soit le procédé que l'on adopte, il faut avoir soin de défibrine: le sang. Mais si d'un côté la fibrine se solidifie assez rapidement pour qu'en passant dans les vaisseaux elle y provoque des obstructions mortelles, d'une autre part le sang défibrine est en réalité privé de vie et par conséquent bien différent du sang normal.
Aussi, sans blâmer d'une manière absolue les tentatives qui ont é^ faites an point de vue de la transfusion, nous pensons qu'on devra toujours hésiter à pratiquer cette opération qui n'a presque aucune cbaoc? de succès.
INJECTION DE PERCHLORURE DE FER DANS LES VEINES
Dans les expériences de Pravaz sur la coagulation du sang par le percblorure de fer, on a obtenu à l'aide de ce liquide la guérisondesTarioe^
Voici comment on opère :
Le malade étant debout, on applique une ligature circulaire au dessus du point où l'on veut opérer, puis une autre au dessous. Alors on pique li veine avec un trocart, par la canule duquel sortent quelques gouttes de sang, et adaptant laseringue de Pravaz au trocart, on injectele percbIonii« en solution au 30* degré en comptant les gouttes par les tours de vis do piston. Dix ou douze gouttes sont généralement suffisantes.
On ferme la piqûre avec une petite cuirasse de sparadrap, et le mcmbr* est tenu dans une position horizontale. S'il survient de la réaction inflao^ matoire, on applique des cataplasmes.
Dans la séance du 30 novembre i853, j'ai présenté à la Sodéié decbi-
mrgie un malade auquel j'ai pratiqué une injection de perchlorure de fer dans des varices de la saphëne interne. Il était facile de constater que le paquet variqueux situé un peu au dessus du genou était rempli par un caillot dur qui remontait dans l'étendue de 48 centimètres à l'intérieur de la veine. Une légère phlogose s'était manifestée deux jours après Topé* ration ; mais le malade n'avait éprouvé aucun autre accident.
Je m'étais servi de seize gouttes de solution, pensant qu'avec de trop petites doses la résorption du caillot s'opérerait trop facilement.
Résultats obtenus à V hôpital Saint- Antoine par t injection du perchlorure de fer dans les veines variqueuses, — {Gaz. Hebdom,, 24 mars 1854.)
Dans les premiers jours d'octobre 4853, plusieurs malades, atteints de varices, ont été traités à l'hôpital Saint-Antoine par des injections de perchlorure de fer.
Chez tous les malades les injections ont été pratiquées sur la saphènc interne.
Chez tous la compression de la veine était établie au moyen de plusieurs tours de bande. On appliquait la bande, le malade étant couché , on le faisait lever ; il se tenait debout pendant quelques instants; puis on le faisait coucher de nouveau. On procédait à l'injection et la bande n'était relâchée que d'une manière graduelle.
Toutes les piqûres ont été pansées avec l'amadou. Le membre était mis dans une gouttière. Le malade reporté dans son lit devait garder l'immobilité la plus complète et dans les seuls cas où il s'est manifesté un peu de sensibilité et de rougeur sur le trajet de la saphène, cette imminence d'inflammation s'est éteinte très-promptement par l'action de quelques coups de scarificateur.
On a pris soin dans tous les cas de ne pousser l'injection qu'après avoir obtenu l'issue bien manifeste du sang veineux par la canule du trocart.
A la suite de plusieurs des piqûres, on a constaté la coagulation immédiate du sang dans l'ampoule veineuse ; mais on s'est assuré que la prolongation de l'induration sur le trajet de la saphène, dans une étendue de six, sept, huit travers de doigt, n'a eu lieu qu'au bout de vingt-quatre, trentesix, quarante-huit heures après l'opération.
Ces injections ont été tentées, non dans l'espoir d'obtenir une cure radicale, mais tout simplement dans la pensée que, si l'oblitération durait seulement douze, quinze, dix-huit mois, et surtout si elle s'obtenait d'une manière inofiensive, les malades pourraient recourir de nouveau à l'opération et trouver ainsi dans une série de guérisons temporaires l'équivalent d'une cure définitive.
On doit savoir, en ce qui touche l'usage des bas lacés, que, chez la plupart des hommes de la classe ouvrière, ce moyen est d'une efficacité trèsproblématique, à raison du mauvais entretien des appareils et de leur application défectueuse, d'autre part, parce que tous les sujets atteints
survenu inopinément, nécessita l'application de corps chauds qui ne tardèrent pas à réchauffer la malade , mais à partir de ce moment elle rest& en proie à une grande agitation, continua à se plaindre et à bâiller , puis elle fut prise d'une soif ardente et but successivement deux tasses de boail- Ion, un demi-pot de limonade vineuse et de bière. Ces boissons furent toutes conservées par l'estomac, tandis que les jours précédents ell& étaient presque immédiatement rejetées. Le pouls restait fort ; l'intelligence présente. Cependant un affaiblissement graduel survint; le pools s'anéantit; la malade cessa de se plaindre et expira à la manière d'une femme qui meurt d'une maladie de consomption. — (Voyez pour les détails de l'observation, Gaz. des Bôp., i85i, p. 482.)
Dans les divers procédés que l'on suit pour opérer la transfusion, on cherche par tous les moyens possibles à ne faire pénétrer que du sang fluide. Tantôt on reçoit ce sang dans une palette préalablement élevée aa moyen de l'eau chaude à une température de 30 à 35 degrés centigrades: et on vient l'y puiser avec une seringue ; tantôt on le reçoit à la sortie de la veine et on l'injecte immédiatement avec un instrument semblable à k seringue du docteur Hundell.
Quel que soit le procédé que l'on adopte, il faut avoir soin de défibrioer le sang. Mais si d'un côté la fibrine se solidifie assez rapidement pour qu'en passant dans les vaisseaux elle y provoque des obstructions mortelles, d'une autre part le sang défibriné est en réalité privé de vie et par conséquent bien différent du sang normal.
Aussi, sans blâmer d'une manière absolue les tentatives qui ont été faites au point de vue de la transfusion, nous pensons qu'on devra toujours hésiter à pratiquer cette opération qui n'a presque aucune chance de succès.
INJECTION DE PERCHLORURE DE FER DANS LES VEINES-
Dans les expériences de Pravaz sur la coagulation du sang par le perchlorure de fer, on a obtenu à l'aide de ce liquide la guérison des varices.
Voici comment on opère :
Le malade étant debout, on applique une ligature circulaire au dessus du point oti l'on veut opérer, puis une autre au dessous. Alors on pique U veine avec un trocart, par la canule duquel sortent quelques gouttes de sang, et adaptant la seringue de Pravaz au trocart, on injecte le perchlorure en solution au 30* degré en comptant les gouttes par les tours de vis du piston. Dix ou douze gouttes sont généralement suffisantes.
On ferme la piqûre avec une petite cuirasse de sparadrap, et le membre est tenu dans une position horizontale. S'il survient de la réaction inflammatoire, on applique des cataplasmes.
Dans la séance du 30 novembre 4853, j'ai présenté à la Société de chi-
rargie un malade auquel j*ai pratiqué une injection de perchlorure de fer dans des varices de la sapfaène interne. Il était facile de constater que le paquet variqueux situé un peu au dessus du genou était rempli par un caillot dur qui remontait dans retendue de 18 centimètres à l'intérieur de la veine. Une légère phlogose s'était manifestée deux jours après Topération ; mais le malade n'avait éprouvé aucun autre accident.
Je m'étais servi de seize gouttes de solution, pensant qu'avec de trop petites doses la résorption du caillot s'opérerait trop facilement.
Réiultais obtenus à V hôpital Saint- Antoine par V injection du perchlorure de fer dans les veines variqueuses. — {Gaz, Bebdom., 24 mars \SM,)
Dans les premiers jours d'octobre 1853, plusieurs malades, atteints de varices, ont été traités à l'hôpital Saint- Antoine par des injections de perchlorure de fer.
Chez tous les malades les injections ont été pratiquées sur la saphène interne.
Chez tous la compression de la veine était établie au moyen de plusieurs tours de bande. On appliquait la bande, le malade étant couché , on le faisait lever ; il se tenait debout pendant quelques instants; puis on le faisait coucher de nouveau. On procédait à l'injection et la bande n'était relâchée que d'une manière graduelle.
Toutes les piqûres ont été pansées avec l'amadou. Le membre était mis dans une gouttière. Le malade reporté dans son lit devait garder l'immobilité la plus complète et dans les seuls cas où il s'est manifesté un peu de sensibilité et de rougeur sur le trajet de la saphène, cette imminence d'in- Qammation s'est éteinte très-promptement par l'action de quelques coups de scarificateur.
On a pris soin dans tous les cas de ne pousser l'injection qu'après avoir obtenu l'issue bien manifeste du sang veineux par la canule du trocart.
A la suite de plusieurs des piqûres, on a constaté la coagulation immédiate du sang dans l'ampoule veineuse ; mais on s'est assuré que la prolongation do l'induration sur le trajet de la saphène, dans une étendue de six, sept, huit travers de doigt, n'a eu lieu qu'au bout de vingt-quatre, trentesix, quarante-huit heures après l'opération.
Ces injections ont été tentées, non dans l'espoir d'obtenir une cure radicale, mais tout sûnplement dans la pensée que, si l'oblitération durait seulement douze, quinze, dix-huit mois, et surtout si elle s'obtenait d'une manière inofiensive, les malades pourraient recourir de nouveau à l'opération et trouver ainsi dans une série de guérisons temporaires l'équivalent d'une cure définitive.
On doit savoir, en ce qui touche l'usage des bas lacés, que, chez la plupart des hommes de la classe ouvrière, ce moyen est d'une efficacité trèsproblématique, à raison du mauvais entretien des appareils et de leur application défectueuse, d'autre part, parce que tous les sujets atteints
depuis longtemps de varices sont pris d'un eczéma qu'on peut appeler Veczéma des variqueux^ aflfection qui amène presque inévitablement dei ulcères de jambe, très-faciles, il est vrai, à guérir, mais aussi tiés-âisposM à récidiver dès que le travail habituel est repris. Chez quelques-uns, U y a de temps à autre des hémorrhagies inquiétantes par leur abondance et enfin un assez grand nombre d'ouvriers ne peuvent pas porter de bas lacés. Par exemple, Tusage du bas lacé est tout à fait incompatible avec la profession de tourneur.
Tout cela s'apprend dans les centres de population voués à des travaui qui exigent la position debout très-prolongée.
Dans tous les cas que nous allons rapporter, nous avons fait usage de la solution de perchlorure de fer envoyée à la Société de chirurgie par M. Burin-Dubuisson.
Obs. — Simon (François), 22 ans, ébéniste, rue du Yal-Sainte-Catberine, 27, entré le 5 octobre à TbOpital Saint-Antoine.
Ce jeune homme est atteint de varices qui paraissent dater de sa première enfance et qui sont un peu plus développées sur la saphène interne droite que sur la gauche. Il présente à gauche un varicocèle très-prononcé; il porte des traces nombreuses de cautérisation à la pâle de Vienne, faites il y a deux ans. Une seule de ces cautérisations a déterminé une oblitération solide et durable de la saphène gauche dans une étendue de 7 à 8 centimètres à la jambe correspondante. Dans tous les autres points, la cautérisation a manqué son but.
8 octobre. — Injection au perchlorure de fer. La saphène droite a été injectée sur toute la longueur de son trajet, jusqu'à concurrence de cinq ponctions ; on en fait deux à gauche. Par chaque ponction, on mettait de trois à cinq gouttes de perchlorure.
i 3 oct. — Il ne s'est formé de caillot que sur un seul des points injectés.
14 oct. — Il s'est produit un peu d'inflammation. La saillie veineuse correspondante au caillot a augmenté de volunie.L'ampoule de la cuisse droite, dans laquelle il ne semblait pas jusque-là s'être formé de caillot, parait s'être indurée depuis, sous l'influence de l'inflammation.
15 oct. — Traitement du varicocèle par la cautérisation superficielle du derme au moyen de Vacide nitrique.
16 oct. — Le point le plus élevé de la cuisse droite n'est devenu le siège d*Qn caillot que six jours après l'opération, sous l'influence d'une inflammation consécutive.
17 oct. — Les caillots semblent prendre plus de consistance.
16 nov. — Les caillots ont diminué manifestement de volume.
17 nov. — Il ne reste plus que deux caillots, l'un à la cuisse droite et l'autre à la gauche.
25 nov. — Sort de l'hôpital. On fait marcher le malade et Ton a pu constater que les veines variqueuses n'étaient nullement oblitérées. Les varices se sont reproduites très-manifestement.
Cette observation nous a paru devoir être citée comiue un exemple d'insuccès par insuffisance de la quantité de perchlorure injecté.
Obs. — Auboult (Henri), 33 ans» cultivateur; entré à Saint-Antoine le 27 octobre 1853, pour des varices de la saphône interne gauche, développées il y a cinq ans au moins.
29 oct. — On fait à la partie intemede la jambe, au-dessous du genou, une injection de perchlorure de fer. On recouvre la piqûre avec de Tamadou.
30 oct. — Aucun accident, pas même la plus légère douleur ni au niveau, ni aux environs de la piqûre.
6 nov. — Un caillot s'est formé manifestement au niveau de la piqûre ; ni douleur, ni accident d'aucune espèce. Le malade sort de ThOpitat présentant, dans le point où Tinjection a eu lieu, une oblitération de la saphène dans une étendue de quatre travers de doigt.
Obs. — Gérard (Henri), 27 ans, menuisier, entré le 26 septembre 1853 à i 'hôpital Saint- Antoine, pour des varices de la saphène interne du côté gauche, développées il y a environ quatre ou cinq ans.
8 oct. — On a injecté dans deux paquets variqueux situés au dessous du genou dix gouttes de perchlorure de fer, cinq dans chacun de ces paquets.
9 oct. — Le malade n'éprouve aucune douleur, il ne se plaint que d'un engourdissement continu dans le membre.
15 oct. — Jusqu'à ce jour aucun accident. Un coagulum s'est développé au niveau de chaque piqûre, comme le prouve l'induration des tissus environnants. Un ulcère variqueux, qui existait à la partie inférieure de la jambe, s'est promptement cicatrisé.
Cas. — Adolphe (Marie), 37 ans, imprimeur, entré le 20 octobre pour des varices datant de deux ans environ.
Le 22 octobre, on injecte seize gouttes de perchlorure de fer dans deux paquets variqueux siégeant sur la saphène interne, à 8 ou 10 centimètres l'un de l'autre. Les piqûres ont été immédiatement recouvertes d'amadou.
^ oct. — Les bosselures injectées se sont indurées et sont devenues doulourcuses. On constate, dans le trajet de la saphène, l'existence d'un cordon dur avec rougeur de la peau jusqu'à la hauteur de près de 5 centimètres au dessus du genou; quatre coups de scarificateur à la partie interne de la cuisse.
30 oct. — il n'y a pas de douleurs; des caillots existent au niveau de chaque [licfûre; toute la poKion de la saphène qui correspond à la cuisse est convertie t*n un cordon dur et non douloureux.
Le malade est resté encore trois semaines à l'hôpital, et le 20 novembre, date de sa sortie^ toute douleur avait disparu.
Obs. — Faivre (Joseph), 51 ans, rue de la Roquette, 41 ; entré le 2 no- V embro 1853 à l'hôpital Saint-Antoine.
Atteint, depuis une trentaine d'années, de varices qui occupent le trajet de la i.uphène interne. Le nombre et le volume de ces varices ne sont pas très-con- «iclérables, elles ne l'ont jamais empêché de se livrer à ses travaux. Cependant, •oinme elles ont déterminé dans ces derniers temps des ecchymoses d'abord, >tiis un ulcère à la partie interne et inférieure delà jambe, le malade s'est >r^senté à la consultation.
II entre dans les salies et Ton fait, le 5 novembre, une tentative diojcclion avec le perchlorure de fer; Tinjection ne peut réussir à cause de Timpeffection des instruments, mais n'est suivie d'aucun accident.
i3nov. — Nouvelle tentative qui réussit parfaitement. Les ponctions avaient été pratiquées : Tune à la partie interne de la cuisse, l'autre à la partie moyeoM et interne du mollet. Dix gouttes de perchlorure de fer furent employa dans la première injection, huit seulement dans la seconde. Les injectioQs faites, on enleva, en la relâchant graduellement, la bande destinée à exercer la constriction.
i 4 nov. — La veine est enflammée à plus d'un décimètre au dessus de U ponction supérieure. On sent, comme dans la phlébite, un cordon dur et tendu sur le trajet de la veine. Il n*y a du reste pas de changement de couleor à la peau.
15 nov. — Toute inflammation a disparu.
16 nov. — La veine s'est enflammée de nouveau, mais dans une partie plos considérable de son trajet.
17 nov.— Le cordon dur et résistant, résultant de la phlébite^ s'étend aujoord'hui jusqu'à trois travers de doigt au dessous du ligament de Fallope. (Il fant distinguer dans une veine injectée la dureté qui résulte d'une coagulatioa, de celle qui résulte de l'inflammation consécutive à l'injection.)
26 nov. — Le malade sort parfaitement guéri de ses varices.
Obs. — Maupon (Antoine), 27 ans, mineur, i*ue de Reuilly, entré le 21 octobre 1853 à l'hôpital Saint-Antoine.
Homme vigoureux et de bonne constitution, atteint de varices datant de son enfance, siégeant aux deux jambes^ volumineuses surtout à la partie interne des cuisses et des jambes, l'incommodant dans ses travaux, et ayant détermioé, il y a trois mois, des ulcérations à la partie interne et inférieure de la jamb« droite.
22 oct. — Injection au perchlorure de fer.
On fait deux ponctions, une à chaque jambe, à la partie interne et moyenne do mollet. On a injecté chaque fois quinze à dix -huit gouttes de perchlorure de fer.
23 oct. — Il s'est formé deux caillots. Pas d'accidents.
24 oct. — Quelques douleurs au niveau et au voisinage des points injectés. 29 oct. — Plus de douleur ; il s'est formé de très-petites eschares au niveau
des points injectés.
3 nov. — L'eschare, de noire qu'elle était, est devenue jaune ; elle est ronde, de la grandeur d'une pièce de 50 centimes, et limitée sur ses bords par un $ii* Ion très-marqué. Malgré la présence de l'amadou, suppuration. Pansemeot par occlusion avec la cuirasse de sparadrap.
14 nov. — On lève la cuirasse ; elle est recouverte, à sa face profonde, depQ> mélangé d'une matière noirâtre que l'on soupçonne être du perchlorure de fer. Les eschares sont tombées; il s'est formé de petites ulcérations à l'endniit des piqûres.
5 déc. — Les ulcérations sont recouvertes de bourgeons charnus. Solution à 5 grammes.
10 déc. — Le malade est guéri; il a bon appétit et est en état de reprendre ses travaux.
Un autre malade a encore été soumis, avec les mêmes résultats, à l'injection de perchlorure de fer, pour des nodosités variqueuses du jarret.
Il résulte des faits que nous venons de rapporter que le perchlorure de fel* injecté dans les veines variqueuses des membres inférieurs à des doses qui peuvent varier entre dix, quinze et dix*huit gouttes, n'est susceptible de déterminer aucun accident grave, au moins lorsqu'on s'entoure des précautions que nous avons indiquées.
Quant à la valeur curative du perchlorure de fer appliqué au traitement des varices, il ne nous est pas encore permis avec un nombre de faits aussi restreint, de nous prononcer d'une manière définitive sur ce point. Et d'ailleurs ce nombre fût-il plus considérable, tout jugement relatif à la durée de l'oblitération des veines exige toujours qu'on ait revu les malades un bon nombre d'années après l'opération.
Toutefois, de ces observations, nous croyons pouvoir déduire que l'action du perchlorure de fer injecté dans les veines peut donner lieu aux effets suivants:
i" Coagulation immédiate du sang, perceptible à travers les parois de la veine et qui s'accompagne de douleurs vers la fin de l'injection, quand celle-ci est portée à la dose de seize à dix-huit gouttes.
^ Coagulation secondaire au bout de quelques jours dans le lieu même oU la piqûre a été faite ; c'est là surtout ce qu'on obtient par des doses insuffisantes du liquide injecté.
3^ Coagulation qui se propage le long des veines, suivant un trajet ascendant, et dans une étendue quelquefois assez considérable.
4^ Quand les doses sont insuffisantes, les caillots se forment tard, se redissolvent promptement, et n'amènent point l'oblitération de la veine.
5^ Dans les cas d'injection de dix à douze gouttes, et à plus forte raison de dix-sept à dix-huit gouttes, la coagulation a toujours été instantanée dans l'ampoule veineuse ; mais dans aucun cas l'induration dans le sens longitudinal de la veine, quelle que fût la dose de l'injection, n'a jamais eu lieu sur-le-champ. Elle a toujours été successive et a paru surtout dépendre de l'inflammation ultérieure de la veine.