‹ Traité clinique et pratique des opérations chirurgicales (volume 2)Chapitre 137 sur 141 · D. -> RÉSECTION D*UNE PORTION DU CORPS DE L*OHOPLATB · texte numérisé non relu

D. -> RÉSECTION D*UNE PORTION DU CORPS DE L*OHOPLATB

Cette opération n'a d'application que dans les cas oii une portion plus ou moins large du corps de l'os, portion appartenantsoit à la fosse sus-épineuse, soit à la fosse sous-épineuse, est réséquée sans que les bords y soient corapris. Les plaies par instrument tranchant ou par armes à feu, les fractures, les nécroses, les caries, etc., peuvent nécessiter cette opération.

L'exécution du manuel opératoire, étant subordonnée a la nature et à rétendue du mal, ne peut être soumise à aucune règle précise.

Lorsqu'on veut donner issue à des abcès sous-scapulaires, la trépanation est le mode de résection auquel on a recoui*s.

E. — RÉSECTION DU CORPS DE l'OMOPLATE.

Cette opération, habituellement désignée sous le nom d'amputation de Tomoplate, consiste dans labiation de la plus grande partie du corps de Tos, la partie articulaire seule étant conservée.

En ^819, dans le but d'opérer un anévr}'smo de l'artère sous-scapulaire, Liston enlève la plus grande partie de l'omoplate, n'en laissant que le quart avec le prolongement articulaire et la moitié de l'épine.

En i823, Hagmann fait' cette opération dans un cas d'ostéosarcôme de l'omoplate. L'os fut scié de manière à conserver seulement le prolongement articulaire avec une petite partie de la fosse sus-épineuse.

La même opération a été exécutée par Sanson dans un cas d ostéo-sarcôme (Mém. de VAc, roy. de méd,, t. III, p. 3), par Luke {Lond. Med, Gaz,, ^8i9, n» 2i), et par Wutzor dans des cas de fongus médullaire.

Jaeger a fait la résection de la plus grande partie du scapulum carié sur une petite fille de 8 ans. La guérison eut lieu d'abord localement, mais plus tard le prolongement articulaire se caria, et la malade succomba neuf mois après aux progrès d'une diathèse tuberculeuse.

La résection du corps de l'omoplate est indiquée dans les cas de fracture, nécrose, carie, tumeurs, etc., lorsque ces affections ont envahi une grande partie du corps de Tes.

M. Velpeau recommande trois incisions pour cette opération, l'une dirigée dans le sens de l'épine de l'omoplate, les deux autres partant de

rextrémité externe de la première et se portant d'une part vers le oou, d'autre part vcra le creux de Taisselle. 11 en résulte trois lambeaux que l'on dissèque et que l'on rabat l'un en bas et les deux autres en haui. avec les parties molles qu'ils recouvrent.

Ried propose le procédé suivant : Incision longitudinale dans la direction du bord spinal de l'omoplate et allant de l'angle supérieur k l'angle inférieur; autre incision parallèle à la première, mais des deux tiers plus courte et étendue du col de l'acromion jusqu'au milieu du bord externe" de l'omoplate ; réunion de ces deux incisions par une troisième transversale et située à la hauteur de l'épine scapulaire. Dissection des muscles qui s'insèrent à cette apophyse, puis section de l'os avec la scie oo restéetome.

Avant d'appliquer la scie, on est obligé de détacher préalablement avir le couteau^ le muscle sous-scapulaire. L'ostéotome dispense de cette m-dnœuvre qui n'est pas sans danger.

Aux vastes délabrements qui viennent d'être indiqués, je substitue un<* incision unique mais fortement recourbée à convexité inférieure, donnant lieu à un lambeau qui permet la fragmentation par le perforateur, la scie ou les cisailles, et l'extraction par pièces successives de toute la portion d'omoplate à enlever.

2o Réscotion totalo do romoplate.

Jusqu'à ce jour on n'a fait la résection de la totalité de l'omoplate que conjointement avec la désarticulation du membre supérieur, et nous devons ajouter que le résultat n'a pas toujours été défavorable, comme cela résulte des observations de Cuming, Gaetani, Rigaud, etc.

Procédé opératoire, — Du moment qu'on est obligé de faire pour ceil? opération une incision qui ait toute la longueur de* l'omoplate, cette incision doit suffire, et il est parfaitement inutile de compliquer cette première incision par une ou par plusieura autres. Pour lui donner toute l'utilité pls^ible, il faut la courber un peu concentriquement à l'omoplate et l'on obtient ainsi une espèce de lambeau qui permet de disséquer assez loin dans le^ fosses sus-épineuse et sous-scapulaire pour être à même de sectionner l'os au moyen de la cisaille de Liston ou de la scie à chaîne précédée du perforateur ou enfin de la scie de Langenbeck. De cette manière il ne reste plus à faire que des extractions partielles auxquelles suffit amplement la longue incision curviligne dont nous avons parlé.

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